Un état des lieux de l’externalisation des métiers (BPO) dans les banques françaises.

Faudrait-il arrêter de parler « d’externalisation » pour en considérer pleinement les enjeux déterminants ? C’est la question qu’amènent à poser les pratiques des banques françaises en la matière.

Les banques françaises sont beaucoup plus engagées qu’on ne le croit dans l’externalisation de leurs métiers (ou BPO) ; qu’il s’agisse de leurs opérations de marché ou de la gestion de leurs crédits. Mais les banques françaises, plutôt qu’à des délocalisations, ont bien davantage recours à des regroupements d’activités entre elles (des banques deviennent les prestataires de services d’autres banques), à des partenariats (la Banque postale l’illustre bien) ou même à des solutions de place (le GIE Carte Bleu). A travers de telles solutions, on assiste aujourd’hui à une véritable redistribution industrielle bancaire, particulièrement sensible dans certains domaines (l’Asset management ainsi) mais qui est en fait générale.