La BCE vise-t-elle la liquidité et la solvabilité des banques ou celles des Etats?

On le souligne finalement assez peu mais les actions récentes de la BCE ont de quoi surprendre. D’un côté, elle inonde les banques de liquidités et annonce des mesures (taux de facilité de dépôt négatif, rachats d’actifs titrisés ou ABS) pour les pousser à tout prix à prêter aux entreprises. D’un autre côté, avant de devenir leur superviseur direct en novembre prochain, elle renforce la surveillance de la solvabilité des établissements à travers revues de portefeuilles (AQR) et tests de défaillance (actuellement pilotés par l’EBA), qui se traduiront sans doute par des exigences de fonds propres supplémentaires pour un certain nombre d’entre eux. Comme si la BCE voulait une chose et son contraire ! Mais peut-être y a-t-il une autre explication à cette apparente contradiction.