Paiement sans contact: un échec qui en annonce d’autres?

Depuis plus de cinq ans, ancré dans nos nouveaux comportements digitaux, le paiement sans contact est censé rapidement se développer, s’imposer. Aujourd’hui, cependant, alors que la majorité des cartes et des mobiles (mais pas des commerçants) sont équipés NFC, le sans contact ne représente au mieux, mondialement, que 3% des paiements.

Pour les banques, qui l’ont largement promus, c’est un échec, qui n’a pourtant rien de très surprenant. Il faut une génération pour qu’un nouveau mode de paiement s’impose véritablement. Toutefois, si cela s’est toujours constaté jusqu’ici, aucune fatalité ne l’impose et l’on ne peut reprocher aux banques d’avoir voulu raccourcir ce délai. La manière dont elles s’y sont prises, en revanche, appelle plus de remarques et, alors que bien d’autres mutations doivent être engagées (réseaux d’agences, omni-canal, nouveaux outils digitaux, …), paraît de mauvais augure.