DSP2 : le sondage qui change tout !?

Adoptée le 8 octobre 2015, la seconde Directive européenne sur les services de paiement entrera en vigueur en janvier 2018. Dès sa publication, les commentaires ont été unanimes : cette Directive devrait susciter une mutation majeure, encourageant la concurrence et l’innovation et permettant notamment aux fintech et à d’autres acteurs de développer de nouveaux services susceptibles de faire largement ombrage aux banques. Cependant, est-ce vraiment ce à quoi nous allons assister dans quelques mois ? Les résultats d’un sondage mené par Accenture Consulting et l’University College Dublin au premier semestre 2016 en Irlande et en Angleterre, récemment remis en lumière, invitent à considérer que les choses pourraient se passer de manière sensiblement différente.

Et si le modèle économique que suivent la plupart des néo-banques était complètement erroné!?

Depuis le début de l’année, des discours de plus en plus sceptiques commencent à se multiplier sur les néo-banques. Alors que l’on compte désormais 57 d’entre elles rien qu’au Royaume-Uni, n’y a-t-il rien là qui cloche ?, demande par exemple Chris Skinner ; tentant de discerner parmi tous ces nouveaux entrants – dont un certain nombre parviennent…

La très étrange répartition géographique des agences bancaires en France

Alors que l’on parle beaucoup des agences bancaires et de leurs nécessaires évolutions, il est frappant de constater que l’on évoque très peu, comme éléments déterminants, l’implantation géographique des agences et les potentiels qui y sont liés. Sans doute considère-t-on que les banques développent à cet égard un géomarketing suffisamment précis et poussé. Pourtant, quelques analyses très simples amènent à sérieusement en douter.

Les surprises de l’épargne bancaire des Français et l’attitude des banques

D’après les données publiées par la Banque de France à partir des centralisations financières territoriales, les encours des dépôts bancaires (hors assurance-vie et OPCVM) réalisés en France métropolitaine par la clientèle non financière des banques ont atteint un total de 1 907 milliards € au 30 juin 2017, en augmentation de 14% par rapport à 2015. Derrière ces chiffres, se cachent quelques surprises…

Les Millennials, du mythe à la réalité

Quand le Gorafi se moque des études sur les Millennials (« Selon une nouvelle étude, les Millennials pourraient respirer sous l’eau et voir la nuit »), c’est le signe que l’attention que l’on porte à scruter ce qui différencie les jeunes de leurs aînés commence, pour le moins, à tourner à vide. Tout de même qu’à l’appui de ces études, les recommandations marketing faites aux entreprises pour qu’elles ajustent leurs produits et services à cette génération censée être tellement différente. De fait, les remises en cause des spécificités supposées des Millennials commencent à se multiplier. Le département Tendances & Prospective d’Ipsos propose ainsi de « démystifier ces Y dont la représentation est devenu floue et contradictoire, alors que tout le monde en parle ».

Amazon vs Alibaba. Les circuits courts existent aussi dans la finance

Quand on évoque la banque de demain, revient inévitablement la menace que les GAFA pourraient représenter pour les établissements classiques. Et si Google ou Facebook décidaient en effet de se lancer sur le marché bancaire ? Pour Amazon, le pas a déjà été franchi : la plateforme de e-commerce propose des crédits aux commerçants. Et beaucoup imaginent qu’à l’instar d’Alibaba, Amazon pourrait bien ne pas s’en tenir là. Toutefois, s’il parait clair qu’Amazon pourrait faire sérieusement ombrage aux banques, sa transformation en banque parait moins évidente à envisager, puisqu’Amazon a justement réussi à bâtir un circuit de financement qui n’a plus besoin de banques !

Che Banca! Une communication qui marque l’épuisement des banques en ligne?

Première banque en ligne italienne, Che Banca! a été créée par Mediobanca, principale banque d’investissement de la Péninsule et premier établissement de ce genre à avoir voulu diversifier ses sources de liquidité en se lançant dans le retail (elle a été notamment suivie par Goldman Sachs avec GS Bank). Dans ce contexte, cependant, la communication que déploie Che Banca! ne peut manquer de paraître assez étrange.

Taqanu, une banque pour les migrants

Beaucoup de migrants qui entrent en Europe sont sans papiers, n’en disposant tout simplement pas ou bien les ayant perdus. En Allemagne, une loi de juin 2016 oblige les banques à offrir un service de banque minimal à tout le monde, y compris aux réfugiés. Mais, compte tenu des réglementations relatives au KYC et à la lutte anti-blanchiment, les banques courent de grands risques à le faire. Sans compte en banque, cependant, les migrants ne sauraient louer un appartement, par exemple. Ils sont condamnés à avoir recours au système informel, surtout pour travailler. Sur cette base, deux startups, BanQu aux USA et Taqanu à Berlin, ont décidé de lever cette difficulté, en élaborant d’ailleurs deux solutions très proches.

Que devient Secco, la plus disruptive des néobanques?

Il y a deux ans était lancée Secco. Non pas seulement une néobanque anglaise de plus mais la plus disruptive des néobanques. Une banque sans agences – ce qui est banal – mais également sans appli mobile ni même un canal de contact ! Une banque qui promet de réinventer la notion même d’argent mais qui en manque visiblement cruellement pour démarrer. Une néobanque trop innovante pour être vraie ? Pour tous ceux qui aiment les idées hardies, Secco mérite en tous cas le détour.

Point valorise le temps

Créée en 2015 à Palo Alto, la startup Point a beaucoup fait parler d’elle l’année dernière aux USA, sa première levée de fonds ayant attiré non seulement des investisseurs importants comme Andreessen Horowitz mais encore et à titre individuel, ce qui est assez rare pour une jeune pousse aussi jeune, quelques figures de la finance américaine comme Laurence A. Tosi (CFO de Blackstone) ou Vikram Pandit (ex CEO de Citi). La question se pose donc : pour ne pas être tout à fait nouvelle, la formule de financement immobilier que développe Point parait forte et originale. Est-elle susceptible d’être développée  à une large échelle ?

Scotia Bank lance les premières usines numériques bancaires

Les banques redoublent d’efforts pour dialoguer avec les startups fintech et multiplient notamment les challenges, hackathons et concours. Des événements souvent intéressants mais ensuite ? Les idées nouvelles ne sont ni facilement, ni rapidement transposables dans l’univers bancaire. Beaucoup se perdent donc et la question est de savoir comment l’éviter. La plateforme OpenUp de BNP Paribas est une réponse, qui tente de jeter un pont durable entre les startups et la banque. Scotia Bank, elle, franchit le pas et veut faire rentrer les startups dans ses murs, les associer à ses équipes. Elle a créé à cet effet cinq usines numériques.

VeraCash, fintech française la plus innovante?

Vous n’en avez probablement pas entendu parler mais la fintech française la plus innovante en 2017 pourrait bien être basée au Mans. Elle se nomme VeraCash. Parmi toutes les fintech nationales, en effet, elle est sans doute celle qui réunit le plus de facteurs d’innovation : une offre originale, dont l’utilité est évidente et qui facilite de manière importante des usages existants, une ambition forte et des capacités d’extension énormes. Présentation.

Creditlikeme ou les bienfaits de la ludification

Plateforme mexicaine de crédit visant les Millenials (22-35 ans), Creditlikeme, créée en 2012 à Sinaloa, se heurtait à des taux de défaillance énormes et compromettant tout développement possible : jusqu’à 64% des crédits (de 150 à 1 000 $ à six mois maximum) qu’elle accordait n’étaient pas remboursés aux échéances prévues ou pas remboursés du tout ! Comment faire ? Pour y avoir joué toute leur jeunesse, les fondateurs connaissaient bien la puissance d’engagement des jeux en ligne et ils ont choisi de développer quelque chose d’équivalent.

Les candidats à la Présidentielle ont-ils entendu parler du Compte CO2?

Le Compte CO2 a été créé en 2013 par la startup brestoise 450. Depuis, il a rencontré, malgré d’intéressants appuis, un succès qu’on ne peut qualifier au mieux que d’estime (12 000 ménages l’ont adopté, ainsi qu’une trentaine d’entreprises). Un succès qui n’est certainement pas à la hauteur de l’ambition et de la pertinence de la démarche. Pourquoi en parler aujourd’hui dès lors ? Parce qu’il serait dommage de ne pas tenter de donner plus d’ampleur à l’un des projets fintech comptant certainement parmi les plus intéressants nés en France ces dernières années. Or c’est à quoi l’Etat pourrait très largement et facilement contribuer. L’actuelle campagne électorale fournit donc l’opportunité de le souligner.

Le marketing des bonnes causes, un levier de management

Collectes de dons pour de bonnes causes, actions de sensibilisation à des enjeux sociaux ou environnementaux, engagements divers : cela fait plusieurs années que les banques non pas soutiennent ce genre de démarches – elles l’ont toujours plus ou moins fait – mais n’hésitent plus à les multiplier, à les mettre en avant et à proposer à leurs clients – particulièrement les plus jeunes – de s’y associer. On parle de « cause marketing ». Quels sont ses véritables enjeux ?

Fintech : les licornes ne sont pas celles qu’on attendait !

Il y a cinq ans, la banque de demain semblait entièrement entre les mains de quelques néobanques qui, à travers une offre simplifiée, clarifiée et innovante, allaient, imaginait-on, ravir leurs clients aux banques classiques – exerçant une concurrence comparable à celle d’Airbnb face aux hôtels ou de Uber face aux taxis. On l’attendait d’autant plus qu’on croyait – on croit toujours – les clients des banques impatients d’en changer, dans un contexte où l’image des établissements était il est vrai au plus bas.

Pourtant, rien de tel n’est arrivé. Tandis que certaines startups, très peu en visibilité, ont effectivement prospéré – quelques-unes de manière insolente. A croire que quant aux modèles de la banque de demain, on s’est complètement trompé !

Comment répondre à l’intérêt du public pour les nouveaux services financiers?

83% des Français ne savent pas ce que veut dire « fintech ». Ils confondent avec fitness. Pourtant, selon un récent article des Echos, qui cite un sondage Harris Interactive pour Deloitte, leur intérêt pour les nouveaux services financiers est bien réel. Les services de transfert d’argent et de cagnottes, ainsi que les sites de finance participative, seraient déjà employés par 15% de la population. De cet intérêt, cependant, la banque digitale tient-elle suffisamment compte ? Ne se limite-t-elle pas, trop souvent, à délivrer en ligne mais sans grand changement ce qui était auparavant proposé à travers d’autres canaux ?

Vous avez dit disruptif ? Traity

Demain, notre réputation en ligne – notre réputation tout court – va devenir un problème. Il faut donc d’ores et déjà se soucier d’imaginer des moyens de la gérer de manière active et favorable. C’est ce que propose Traity, une startup de Mountain View créée en 2012. Une startup à ce point disruptive qu’elle propose de résoudre un problème dont, sans doute, vous n’avez encore jamais entendu parler ! Une startup qui paraît née quelques années trop en avance. A moins que ce problème de réputation ne soit bien plus pressant qu’on ne réalise.

La banque de demain sera-t-elle nécessairement fun?

Dans un récent billet sur son blog C’est pas mon idée !, Patrice Bernard présente la startup australienne (créée en 2012) Moroku. Celle-ci, qui travaille déjà avec ASB ou DSK Bank, vient de nouer un partenariat avec l’éditeur de progiciels bancaires Misys. Elle introduit une dimension de ludification dans les applis bancaires. Ayant eu à considérer de près, dans le cadre de nos activités, cette jeune pousse, quasiment inconnue en France, dont l’approche est aussi ambitieuse que radicale, il nous semble qu’elle mérite bien un complément d’éclairage.

Vous avez dit disruptif ? Colony

Si vous appréciez les startups hyper-ambitieuses, qui promettent de changer le monde, le travail et le capitalisme avec. Si vous vous intéressez à la technologie de la blockchain et guettez ses premières applications grand public. Et si enfin vous êtes attentifs aux projets de grande envergure, développant des schémas originaux, Colony est faite pour vous. En fait, Colony concerne tout le monde estiment ses créateurs, qui ont choisi pour slogan : Whatever you do, join Colony !

Des agences en rupture de codes et de comportements

C’était inévitable : après de nombreux essais, sont apparues des agences bancaires dont l’agencement non seulement ne donne pas l’impression au visiteur d’être dans une banque mais le pousse à adopter un autre comportement. Comme si l’idée même de se rendre dans sa banque changeait de sens. Ici, le design ne se contente pas de brouiller les codes, comme avec de nombreux nouveaux modèles d’agences apparus depuis cinq ans. Il est agissant et conditionne les parcours clients. Après les initiatives audacieuses, déjà présentées sur notre site, de Frank ou de Bank of Queensland, petite visite d’agences vraiment plus comme les autres.

Le conseil aux clients en question

Alerte sur le conseil aux clients tel qu’il est couramment dispensé par les banques, c’est-à-dire pour l’essentiel à travers un contact direct et des notices explicatives ! Ce dispositif peut-il encore paraître suffisant ? Selon l’Observatoire Ipsos Banques Assurances 2016, 16% seulement des Français disent avoir besoin de l’expertise de leur banquier et 50% s’accommodent de ne jamais le voir en personne. S’il ne s’agit pas, au vu de tels chiffres, de céder au fantasme d’une grande rébellion des clients des banques, provoquant leur migration prochaine et massive vers de nouveaux acteurs, il faut au moins reconnaître que les attentes en matière de conseil ont changé. Aux USA, Wells Fargo constate que, parmi ses clients âgés de 25 à 35 ans, seuls 16% ont recours à un conseiller. Face à des comportements changeants, cependant, très peu de banques explorent de nouvelles dimensions en matière de conseil. Petit tour d’horizon.

La banque de demain, un nouvel écosystème financier qui se met en place sous nos yeux

A quoi ressemblera la banque de demain ? Longtemps, on a cru que les banques classiques étaient irrémédiablement condamnées, incapables de faire face à de nouveaux acteurs innovants et agiles. Ceux-ci n’ont pourtant pas conquis les parts de marché attendues, très loin de là. On attendait les GAFA. Ils se font toujours attendre. On a cru que la blockchain allait redistribuer les cartes, que les agences n’avaient aucun avenir, que tout se ferait sur mobile et sans contact. On se rend compte aujourd’hui que rien ne sera si simple, ni rapide. Si l’on s’est trompé, c’est d’attendre un remplacement des banques, selon un schéma de destruction créatrice un peu simpliste. En fait, autre chose est en train d’arriver et, demain, les banques n’évolueront plus dans le même environnement qu’aujourd’hui. Autour d’elles, un nouvel écosystème se met en place et c’est cela qui va tout changer.

Vous avez dit disruptif? Digi.me

La majorité des entreprises qui innovent s’imitent les unes les autres. Elles se contentent d’introduire quelques différences à un produit commun. La fintech en fournit aujourd’hui un parfait exemple, avec ses innombrables solutions de PFM, de paiement digital, avec ses néobanques et ses plateformes de financement participatif apparues ces dernières années. Dans un tel paysage flottent cependant quelques électrons libres, radicalement inventifs, qu’en général personne ne remarque. Il serait pourtant dommage de passer à côté de ce que propose Digi.me.