Il était une fois la révolution dans la banque. L’exemple du financement des Pros et des TPE par Ant Financial.

Il était une fois des établissements qui bouleversèrent complètement l’approche du financement des petites entreprises et qui montrèrent ainsi que les changements décisifs, dans le domaine bancaire, tenaient moins aux nouvelles technologies – même si celles-ci jouaient un rôle déterminant – qu’aux mentalités. Cela, c’est ce qu’on dira sans doute demain. Mais les choses se passent aujourd’hui. Focus.

Plongée au cœur du crédit immobilier. Quels sont les risques aujourd’hui?

Ces derniers jours, la presse fait état des inquiétudes de la Banque de France face à un « échauffement » de l’endettement des agents économiques, du fait des crédits largement accordés par les banques à des conditions imbattables, aux particuliers comme aux entreprises. Dans le cas du crédit immobilier, qui représente très largement l’essentiel (86%) des emprunts des particuliers, le constat peut surprendre. Très atypique, en effet, le marché du crédit hypothécaire reste difficile à appréhender.

Wells Fargo. Faut-il craindre le développement d’une véritable culture de l’arnaque dans les banques?

On n’a pas assez souligné le caractère inouï et inédit des « affaires » pour lesquelles Wells Fargo a été condamnée à payer une amende d’un milliard $ en avril dernier, après une première sanction de 185 millions $ en septembre 2016. Dans ce cas de figure, en effet, des milliers d’employés de l’établissement ont été complices. Du jamais vu ! Et cela pose la question de savoir si cela peut et va se développer ailleurs.

Pourquoi les paiements par mobile baissent-ils aux Etats-Unis?

Selon une étude de Forrester Research, les achats en ligne effectués sur mobile aux Etats-Unis sont passés de 43% des ventes en 2016 à 36% en 2017. Dans les magasins, les achats par mobiles ont eux baissé de 21% à 16% sur la même période. Simple passage à vide ou retournement plus durable, que pourraient connaître également d’autres pays ?

La blockchain en pleine mutation.

Alors que beaucoup découvrent encore la technologie des registres distribués et tout ce qui l’accompagne (smart contracts, ICO, …), ses développements actuels en changent considérablement les principes et finalement la définition. Au point qu’on peut se demander ce qu’ont encore à voir avec les fondements de la blockchain la plupart des projets qui, depuis deux ans, ne cessent d’apparaître sous ce nom !

Les banques ont un rôle à jouer dans les Smart Cities.

La « ville intelligente » mobilise de multiples partenaires : opérateurs téléphoniques, grands acteurs de l’Internet, promoteurs immobiliers, énergéticiens, constructeurs automobiles, acteurs des infrastructures et du transport. Et les banques ? Quels seront leurs places et leurs rôles dans la Smart City ? Comment peuvent-elles contribuer à y promouvoir, diffuser et coordonner de nouveaux services ?  Nous avons mené une enquête dans 7 pays européens qui fournit des résultats parfois surprenants, en tous cas inédits. À ce stade, en effet, les avis et ressentis du public face à la transformation des villes ont rarement été sondés. Et la question de l’évolution des services financiers dans ce contexte, quoique déterminante est encore très nouvelle.

L’ambitieuse transformation de Goldman Sachs.

Il a suffi que les résultats 2016 de la plus célèbre banque d’investissement au monde soient en demi-teinte et que les recettes du Fixed Income, Currency and Commodities Client Execution, son activité traditionnellement la plus rentable, soient mises à mal début 2017, pour que certains s’empressent de parler d’un établissement à bout de souffle, dont le modèle serait irrémédiablement dépassé. Pourtant, très peu de banques se sont autant transformées que Goldman Sachs ces dernières années. Aujourd’hui, alors qu’à travers différentes annonces l’intérêt de l’établissement pour le bitcoin se précise, les commentateurs pour la plupart n’y voient que la volonté de saisir une opportunité de trading, plutôt que les éléments d’une stratégie potentiellement très ambitieuse.

Les banques vont devoir adopter un autre ton et un autre langage pour parler à leurs clients.

Sur le site de la néobanque anglaise Monzo, il y a une page très originale : Our tone of voice. L’établissement y explique comment il entend parler à ses clients, sur quel ton et quel langage il veut adopter vis-à-vis d’eux, tout en les invitant à faire de même. C’est assez étonnant mais, si l’on regarde de plus près, la surprise est surtout que seule Monzo y ait pensé.

Deutsche Bank ou la faillite en direct d’une banque systémique

En ce moment, les articles ne manquent pas qui alertent sur l’état inquiétant de la Deutsche Bank. Renouvellement du staff dirigeant sur un constat d’échec. Mise sous surveillance avec implication négative de la note à long terme (A-) de la banque par Standard & Poor’s. Cours de l’action frôlant le plus bas jamais atteint jusqu’ici. Beaucoup pointent le risque d’un Lehman bis, qui n’arrivera probablement pas. Parce que dans le cas d’une banque dont l’exposition sur produits dérivés a pu être estimée à 64 000 milliards $ – 16 fois le PIB allemand ! – l’expression « too big to fail » prend tout son sens. Pourtant, la faillite n’a-t-elle pas déjà eu lieu ?

Les premières utilisations commerciales de la reconnaissance faciale par les banques

La reconnaissance faciale se développe dans les banques : elle remplace les mots de passe pour se connecter en ligne (Lloyds, par exemple, à travers le service Hello de Windows 10 ou Ulster Bank avec l’IPhone X) et elle permet d’ouvrir un compte avec un simple selfie (HSBC, Société Générale). Et, depuis quelques mois, à Singapour,  OCBC va un peu plus loin en utilisant la reconnaissance faciale pour identifier ses clients Premier Banking dès qu’ils approchent des agences (une seule est encore concernée à ce stade) qui leur sont dédiées.

Dans la perspective du RGPD, Rabobank désensibilise ses données clients

Dans la perspective de l’entrée en vigueur du Règlement général sur la protection des données (RGPD) dans toute l’Europe le mois prochain, Rabobank a décidé d’utiliser des pseudonymes cryptographiques à la place des éléments d’identification (noms, dates de naissance, n° de compte, …) concernant les données personnelles de ses clients. Pour cela, Rabobank a utilisé les services d’IBM. Dans cette démarche, plusieurs éléments intéressants sont à relever.

Quand les grandes banques françaises parlent de leurs évolutions

La nouvelle Étude sur la révolution numérique dans le secteur bancaire français (n° 88 – Mars 2018) que vient de publier l’ACPR livre une synthèse des réponses de six banques (BNP Paribas, BPCE, Groupe Crédit Agricole, Groupe Crédit Mutuel, La Banque Postale et Société Générale) et onze entreprises d’assurance (AG2R La Mondiale, Allianz, Aviva, AXA, CNP, Covéa, Crédit Agricole Assurance, Generali, Groupama, MACIF et MAIF) à un questionnaire portant sur l’évolution de leurs métiers de détail. Cette étude fournit un excellent état des lieux des interrogations et hésitations actuelles de la profession, ainsi que des premières orientations stratégiques prises. Elle suscite également quelques étonnements.

Les services financiers demain, façon puzzle!

Nous avons sélectionné ci-après trois articles portant sur des sujets totalement différents mais qui ont en commun d’indiquer, chacun à sa façon, trois orientations susceptibles de devenir déterminantes dans le domaine des services financiers. Trois orientations qui paraissent néanmoins échapper à ce stade aux grilles d’analyse les plus courantes. Comme les pièces d’un puzzle dont manquerait l’image d’ensemble.

Nouveaux modèles de distribution : une stratégie d’ubiquité

Après JP Morgan Chase, qui va ouvrir 400 nouvelles agences aux Etats-Unis dans les cinq ans, Bank of America a récemment annoncé l’ouverture de 500 agences ces quatre prochaines années. Comment comprendre ces démarches, que beaucoup sans doute interpréteront comme autant de combats d’arrière-garde ? Les spécificités de l’histoire de la réglementation bancaire américaine expliquent que des établissements aussi importants que Chase ou Bank of America puissent encore n’être pratiquement pas représentés dans de larges portions de leur territoire national – ce qui n’a guère d’équivalent dans un pays comme la France. Malgré ses 4 470 agences, ainsi, Bank of America n’est pas présente à Pittsburgh ! Mais si cette ville peut ainsi représenter pour elle un nouveau marché, pourquoi, à l’heure de la digitalisation, la banque choisit-elle d’y ouvrir un nombre conséquent d’agences ? Enfermement dans un modèle de distribution irrémédiablement dépassé ou stratégie nouvelle ?

Arrivée d’Amazon dans les activités bancaires : trois points de vue intéressants

Comme nous l’avons annoncé, Amazon pourrait prochainement proposer un compte courant, en collaboration avec une ou des banques américaines et en ciblant les plus jeunes, ainsi que des populations mal bancarisées. Bien entendu, cette annonce a suscité un grand nombre de commentaires, parmi lesquels les trois suivants paraissent particulièrement intéressants.

Comment accompagner les tendances? Le cas de la gestion des finances dans le couple

En France, un gros tiers des couples font comptes à part. Ce n’est donc pas une généralité mais il semble bien, à suivre les analyses de l’INSEE, que ce soit une tendance assez forte et donc un mode de vie qui va prendre de plus en plus d’importance. La France est d’ailleurs l’un des pays les plus avancés à cet égard en Europe. Pourtant, alors que le sujet les concerne très directement, pourquoi les banques françaises n’en tiennent-elles pas davantage compte ?

Oubliez les fantasmes ! Voici la Génération Z.

Et si la disparition des agences, le tout digital, le remplacement des banques par GAFA et startups avaient été, dans le domaine financier, les ultimes fantasmes… des baby-boomers ? En somme, on nous aura peut-être annoncé la fin des banques un peu comme, dans les années 60, on expliquait qu’on ne se nourrirait plus que de pilules en l’an 2000 ! Toutefois, si l’attente du Grand Soir est le propre de la Génération 68, cela ne préjuge pas du comportement réel des générations suivantes. On le constate aujourd’hui : les Millennials n’ont pas massivement adoptés ces comportements que l’on annonçait (que certains annoncent encore) tellement différents de ceux de leurs aînés. Quant à la Génération Z, s’il faut parler de révolution, ce pourrait bien être au sens astronomique de retour au point de départ, sommant les banques de retrouver – comme on dit dans le foot – leurs fondamentaux.

Les banquiers peuvent certainement avoir de l’humour mais… à ce point !?

Depuis quelques années – depuis la crise et la mauvaise image qu’elle a donnée aux banques – un certain nombre d’établissements ont été tentés d’avoir recours à l’humour, pour prendre à rebrousse-poil les stéréotypes et développer une communication, parfois, audacieuse. Cependant, comme le montre la vidéo ci-dessous, la démarche n’est pas sans risques. Ou alors, il faut… beaucoup d’humour !

Quel avenir pour les automates bancaires?

Certains établissements, comme la Sberbank russe, testent aujourd’hui la livraison d’argent par drones. Au Kenya, Equity Bank, bien que possédant plus d’un cinquième du parc national d’automates, soit 520 unités, a décider de tourner le dos à ces derniers, les jugeant trop onéreux dès lors qu’ils n’évitent pas les files d’attentes et que les clients leur préfèrent à la fois les agences à guichets et la banque sur mobile.

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Ce sont là des exemples de banques qui anticipent un monde où le cash est moins utilisé et où les GAB ont disparu. Un tel scénario est-il envisageable en France ?

Agences bancaires : des chiffres à n’y plus rien comprendre!

Aujourd’hui, la baisse de fréquentation des agences ne fait pas débat. La plupart des études s’entendent pour constater qu’en France, quels que soient les réseaux d’agences, 23% des clients en moyenne (21% en 2015) se rendent désormais moins d’une fois par an dans l’agence qui détient leur compte principal – contre 3% des clients seulement pour lesquels l’agence est l’unique point de contact avec leur banque. Personne ne conteste ces chiffres et tout le monde s’accorde à reconnaître qu’ils marquent une tendance actuelle et irréversible. Il n’y a qu’un seul problème : ces chiffres étaient exactement les mêmes il y a… vingt ans !