Le compte courant ne peut plus être considéré comme le pivot de la relation bancaire.

L’action commerciale des banques est essentiellement bâtie autour de cette séquence : 1) ouvrir de nouveaux comptes ; 2) tenter de gagner le compte courant principal des nouveaux clients ; 3) à partir de là, développer leur équipement en produits financiers maison.

Lorsque cela « marche », les clients sont dits « actifs ». Ils représentent une fraction des comptes ouverts qui va des trois quarts à moins de la moitié selon les établissements. Aucune grande banque de détail, en effet, n’évite la gestion d’un nombre significatif de clients « inactifs », généralement vus comme des clients à faible potentiel – ce qui se révèle de plus en plus être une erreur.

Le secteur bancaire européen est-il en train de s’effondrer ?

On reparle d’un nouvel LTRO, après ceux de 2011 et 2012 et les commentaires se multiplient une fois encore sur l’état du secteur bancaire européen. Le spectre d’une crise réapparait, quoique les avis soient pour la plupart assez incertains, voyant tour à tour la bouteille à moitié pleine (le fort levier de nombreuses banques européennes) et à moitié vide (les mêmes banques ont commencé à réduire assez radicalement la taille de leur bilan). Et si l’on manquait ainsi de voir l’essentiel ?

And then came PaySwarm…

The Press did not talk much about the presentation of PaySwarm made by Manu Sporny, the community leader and chair of the Web Payments group at W3C, during the Innotribe session at the last Sibos.

The PaySwarm web platform is an open standard that enables web browsers and web devices to perform micropayments. This is an initiative of the World Wide Web Consortium (W3C) to create a universal payment standard for the Web.

Sauvons les agences !

Il est actuellement intéressant de suivre les commentaires qui accompagnent la publication du Baromètre Ifop/Windor Nixdorf sur les Français et la banque. Beaucoup retiennent de ce sondage que 68% des personnes interrogées estiment que le système sur lequel les agences bancaires fonctionnent aujourd’hui ne pourra pas perdurer  (seulement 26% prédisent néanmoins que le nombre d’agences va diminuer de manière importante). On en tire que, décidément, les agences ne répondent plus aux besoins des clients et la conclusion s’impose alors : il devient urgent de passer à des réseaux d’agences beaucoup plus automatisées, de ménager l’accès aux conseillers à travers des dispositifs vidéo et de fermer un certain nombre de sites. Désormais, beaucoup d’établissements en sont convaincus – aux USA, certaines grandes banques ont commencé à facturer à titre dissuasif le recours à un employé de guichet.

Certes, on note bien que les Français sont attachés à leur agence : depuis 2011, le nombre d’entre eux ayant une bonne image de leur agence est passé de 84% à 88% ! Mais, pense-t-on, c’est là surtout un paradoxe car, en même temps, les Français sont de moins en moins nombreux à se rendre régulièrement dans les agences. Le paradoxe de l’agence bancaire est d’avoir des clients fidèles mais déserteurs, souligne le Baromètre Ifop/Nixdorf.

A notre avis, il n’y a là aucun paradoxe et les résultats de l’enquête nous semblent devoir être interprétés de manière sensiblement différente.

 

Les monnaies locales virent au gadget. Dommage !

La presse a annoncé hier que, dès novembre prochain, la ville de Montreuil (Seine-Saint Denis) mettrait en circulation une monnaie locale et qu’il deviendra possible de payer en « pêches » plutôt qu’en € chez une trentaine de commerçants volontaires, ainsi que dans les centres municipaux de quartier, ce qui serait une grande première en France. Il faut sans doute s’attendre à voir se multiplier ce genre d’annonces et de « premières » car les monnaies municipales fleurissent actuellement : « monnaie de Rouen », « Stück » de Strasbourg, « Eco » d’Annemasse, « Touselle » à Comminges, etc. Mais quel intérêt ?

Swift : la vraie révolution des paiements?

SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecom) est un réseau interbancaire mondial de communication. Un système très sécurisé d’échange d’informations entre les banques qui en sont membres, qui leur permet de traiter leurs opérations. Aujourd’hui, 90% du financement du commerce international passe ainsi par Swift.

Il y a quelques mois, Swift et la Chambre de commerce internationale (ICC) ont officiellement lancé le « BPO » (Bank Payment Obligation) qui a vocation à se substituer aux crédits documentaires tels qu’ils sont actuellement réalisés. Présenté ainsi, le sujet est assez aride et, de fait, il n’a été relayé que par la presse spécialisée dans les techniques du commerce international. Pourtant, le BPO offre un modèle qui, demain, pourrait bien valoir pour l’ensemble des paiements.