Un point sur l’évolution des réseaux d’agences bancaires à ce stade

En France, les transactions en agence baissent en moyenne de 9% par an. Aux USA, elles ont baissé de 25% en 5 ans, passant de 10 200 transactions en moyenne par agence à 7 600 par mois. Dans un contexte multicanal, la question du rôle et même de l’avenir des agences bancaires est posée.

C’est un sujet difficile : les transactions baissent certes mais 95% des ouvertures de compte ont toujours lieu en agence ; lesquelles ne sont pas désertées mais voient plutôt une part croissante de leur clientèle perdre l’habitude de s’y rendre fréquemment. On peut comprendre dès lors qu’à ce stade peu d’établissements aient encore vraiment pris le problème à bras-le-corps.

Quelles opportunités les monnaies parallèles peuvent-elles représenter pour les banques ?

Les banques auraient tort de dédaigner les monnaies parallèles, qui représentent un phénomène dont elles ne sont pas exclues comme, des tookets aux Sols, les exemples de différents établissements bancaires en France en témoignent.

On trouvera ces exemples dans notre Petit guide des monnaies parallèles, tandis que nous voudrions présenter particulièrement ici le cas d’une banque née à l’issue d’une expérience de monnaie parallèle inter-entreprises lancée à Bâle en 1934 et qui réunit aujourd’hui une PME suisse sur cinq. Connaissez-vous WIR ?

Réalités de l’outsourcing/insourcing aux USA

C’est une attitude bien française ! Dès lors qu’un sujet économique est encore mal défriché, dès lors qu’il gêne ou dérange, on n’hésite pas à invoquer – pour le recommander ou le décrier  –  ce qu’il se passe aux USA. En France, quel que soit le domaine, les USA sont d’emblée réputés avoir plusieurs années d’avance, ainsi qu’une approche beaucoup plus directe et franche des réalités. Tel est notamment le cas aujourd’hui pour l’externalisation, que les entreprises américaines, croit-on, pratiqueraient largement et sans complexes. Un récent rapport produit pour le Congrès invite néanmoins fortement à en douter (James K. Jackson Outsourcing and Insourcing jobs in the US Economy: evidence based on foreign investment data, Congressional Research Service, May 10, 2012).

Quand BNP Paribas crée l’exploit…

… cela est davantage remarqué par les observateurs anglo-saxons que par la presse française. L’International Financing Review (IFR) vient ainsi de désigner BNP Paribas banque de l’année 2012, en soulignant sa clairvoyance et son courage – des termes qu’on emploie rarement à propos des banques par les temps qui courent. Pourquoi des tels éloges ? Pour la réorganisation par l’établissement français de son activité de Corporate and Investment Banking (CIB) et le dégonflement (deleveraging) de ses besoins de financement en dollars. Bref retour sur des mesures dont on n’a peut-être pas souligné assez l’envergure en effet.

La profitabilité des banques françaises en question. Une intéressante comparaison internationale.

Dans le classement établi par Fortune au premier semestre 2012 des 20 banques ayant la plus importante capitalisation boursière mondiale, on ne trouvait que deux européennes, dont une seule appartenant à la zone € (Santander). On ne trouvait aucune banque française :

On comptait en revanche trois banques australiennes, ce qui est assez remarquable pour un pays de 22 millions d’habitants.

Qu’est-ce qui explique l’excellence de ces trois établissements australiens, si on les compare aux trois premières banques françaises cotées ?

L’accord des banques anglaises sur le mobile, Sépamail en France : deux initiatives stratégiques majeures passées pratiquement inaperçues

Quel est l’enjeu stratégique le plus important pour les banques de détail ces cinq prochaines années ? A suivre la presse spécialisée, sans doute le mobile banking ou le big data. Pourtant ceux-ci semblent d’une certaine façon conditionnés par une question plus déterminante, dont on parle étrangement peu : les banques vont-elles parvenir à donner une nouvelle dimension aux systèmes interbancaires de paiement ?

Certes, formulé ainsi, le sujet a l’air particulièrement rébarbatif ! Alors, oublions les flots de littérature actuellement produits sur le big data et le mobile banking et tentons de présenter les choses de la manière la plus claire possible.

Pourquoi les banques paraissent-elles prisonnières d’un système de tarification assez problématique ? Le cas des banques en ligne.

Normalement, le bon sens voudrait que l’on paye ce qu’on consomme de manière courante à prix réel, c’est-à-dire à son coût de revient plus une marge, et ce qu’on consomme de manière accessoire à son coût marginal. Dit plus simplement, je connais et paie le prix réel de ce que j’achète, tandis que les petites dépenses accessoires, comme récupérer un duplicata, souvent dues à un oubli ou à une erreur de ma part, sont très peu chères ou gratuites.

Bradesco présente la banque de demain… et s’égare dans le futur

La banque brésilienne Bradesco vient d’ouvrir à São Paulo l’agence de demain – une Next Branch, conçue par l’agence de design Y Dreams.

A l’intérieur, un aménagement futuriste, des murs-écrans tactiles à profusion, des interfaces biométriques – Bradesco a été dès 2006 l’un des grands pionniers en ce domaine, comptant aujourd’hui 10 millions d’utilisateurs – des automates sans carte et, à l’accueil, un gentil petit robot.

Et si la Banque postale était l’établissement qui, en France, a le plus d’atouts stratégiques ?

Janvier est le mois des distinctions et prix de tous genres concernant l’année écoulée et nous allons, à notre tour, consacrer à la tradition.

Ce sera pour distinguer la Banque postale, qui aura été à nos yeux l’établissement français le plus surprenant en 2012. Nous ne reviendrons même pas sur son implication dans les dossiers Dexia ou CIF. Nous nous en tiendrons seulement à une batterie d’indicateurs, vis-à-vis desquels les plus grandes banques françaises accusent un certain retard, une certaine fragilité, par rapport à leurs homologues étrangers. Des indicateurs pour lesquels LBP présente souvent les meilleurs ratios en France.