La fin des moyens de paiement est programmée. Et donc…

En matière de paiement, deux tendances fortes invitent, poussées à leur terme, à imaginer la disparition des espèces et, plus généralement, des moyens de paiement (cartes, chèques, billets et pièces, …). Ces deux perspectives n’ont plus rien d’utopique, même s’il reste difficile de leur fixer une échéance. Dès lors, sur quoi doivent travailler les banques, dont l’une des principales fonctions est – mais il faudra de plus en plus dire « était » – de distribuer ces moyens de paiement ?

Quels genres de clients veulent les banques ?

La question peut paraitre incongrue. Les banques s’adressent à toutes sortes de clientèles et se flattent d’ouvrir le plus grand nombre de comptes, sans distinction. Mais n’y a-t-il pas certains types de clients qu’elles préfèrent ? Pour le savoir, il suffit de se référer aux profils individuels qu’elles mettent en avant, plus que dans leurs publicités encore, dans leurs plaquettes et sur leurs sites. Certes, toutes ne présentent pas des visuels personnalisés. Les grandes banques italiennes et anglaises y ont bien moins recours que les grandes banques espagnoles et allemandes. En France, comme aux USA, cela varie d’un établissement à l’autre : BofA le fait bien plus que Capital One et les Banques populaires bien moins que les Caisses d’épargne. Quoi qu’il en soit, il est intéressant d’examiner les visages des banques. On s’aperçoit alors qu’elles veulent toutes les mêmes clients et qu’elles veulent également que leurs personnels leur ressemblent à ce point qu’on ne puisse pratiquement pas les distinguer. Petit tour d’horizon.

Les crédits à échéances modulables vont-ils devenir la norme ?

En quelques années, les échéances modulable se sont imposées en matière de crédits immobiliers. La quasi-totalité des établissements bancaires proposent désormais cette possibilité pour les prêts immobiliers, qu’ils soient à taux fixe ou à taux variable. Allant dans le sens d’une plus grande personnalisation des relations bancaires et participant de la plus forte implication des clients dans la gestion de leurs opérations bancaires promue par la banque en ligne, les crédits à échéances flexibles répondent pour les emprunteurs à des situations ponctuelles (baisse de revenus) autant qu’à des évolutions structurelles (fin des allocations familiales, passage à la retraite). Ils apportent en ce sens une sécurité précieuse en temps de crise et on les voit apparaître aujourd’hui hors du cadre des emprunts immobiliers.

Comment gérer sa présence sur les réseaux sociaux ? Une question dépassée.

Il y a un peu moins d’un an, nous publiions une étude sur Dix stratégies percutantes de banques sur les réseaux sociaux. La question était alors de savoir comment les banques pouvaient gérer au mieux leur insertion dans ce nouvel univers et comment elles pouvaient y rentabiliser leur présence.

Depuis, les choses ont beaucoup évolué, ce qui nous a conduits à remanier complètement et à étoffer largement notre étude. Car, aujourd’hui, la question n’est plus de savoir ce que les banques doivent faire avec les réseaux sociaux mais en quoi les réseaux sociaux changent profondément les banques.

Les agences bancaires en 2013.

Nous publions une version actualisée 2013 de notre Baromètre des réseaux d’agences bancaires. Fondé sur le suivi de nombreux établissements français et étrangers, ce Baromètre fait le point sur la manière dont beaucoup de banques envisagent aujourd’hui l’avenir et l’évolution de leurs réseaux d’agences.

CheBanca ! Milan.

Qu’attendent vraiment les clients des banques ?

Fin février, BT a fait paraitre une intéressante étude, conduite dans six différents pays, dont la France, où nous attendions que l’on en fasse état. En vain. L’étude souligne pourtant de manière originale ce qu’attendent les clients des banques et quels éléments peuvent être à même de les pousser à changer d’établissement. Or ces attentes ne portent vraiment pas prioritairement sur la possibilité de se connecter avec sa banque via les réseaux sociaux ou sur le mobile banking – deux sujets qui occupent pourtant beaucoup les banques. En revanche, parmi les services dont les sondés souhaitent disposer en ligne, le plus demandé (32%) concerne les « peer review sections ». Il n’est pas certain que beaucoup, en France, sachent vraiment de quoi il s’agit. Explications.

Frais, tarifs : ce que les banques françaises ne disent pas (et ce qui n’est pas non plus ce que vous vous attendez sans doute à lire)

On décrie actuellement beaucoup les tarifs des banques et on accuse particulièrement celles-ci d’abuser de « frais cachés ». On regarde avec suspicion même le fait que les chargés de clientèle soient commissionnés sur la réalisation d’objectifs commerciaux. Mais on souligne rarement, voire jamais, que la banque est sans doute le commerce de masse où l’on peut le plus négocier les tarifs des services et produits et que c’est là un rôle déterminant que remplissent les chargés de clientèle en agence. Cela n’est guère étonnant car si ce rôle est effectivement déterminant, très peu d’éléments permettent de l’évaluer et beaucoup d’établissements d’ailleurs ne le cernent que très approximativement.