Vous avez dit disruptif? Digi.me

La majorité des entreprises qui innovent s’imitent les unes les autres. Elles se contentent d’introduire quelques différences à un produit commun. La fintech en fournit aujourd’hui un parfait exemple, avec ses innombrables solutions de PFM, de paiement digital, avec ses néobanques et ses plateformes de financement participatif apparues ces dernières années. Dans un tel paysage flottent cependant quelques électrons libres, radicalement inventifs, qu’en général personne ne remarque. Il serait pourtant dommage de passer à côté de ce que propose Digi.me.

La banque de demain? Le niveau de service sera décisif (Suite)

Face aux menaces que la robotisation des tâches fait peser sur l’emploi dans les banques, on a entendu récemment les syndicats en appeler au développement de la fonction de conseil que remplissent les chargés de clientèle. Et face à leurs nouveaux concurrents, généralement digitaux, ainsi que pour justifier le maintien de leurs réseaux d’agences, les banques invoquent également le conseil direct et personnalisé fourni à leurs clients. Certaines ont d’ailleurs engagé de vastes programmes de formation à cet effet. L’assistance qualifiée semble ainsi concentrer l’essentiel de la valeur ajoutée des services bancaires désormais. Seulement, si c’est le cas, la partie n’est pas forcément gagnée pour les banques quand, en France, un bon tiers des clients estiment en savoir plus que leur chargé de clientèle ! Par ailleurs, apparaissent aujourd’hui de nouveaux concurrents qui ne challengent plus les banques sur le tout digital mais qui se servent de l’automatisation pour rehausser niveaux de service et de conseil. De nouveaux acteurs qui vont changer attentes et usages et qui risquent de déclasser les offres des banques vers le bas de gamme. Après l’exemple d’Opes Advisors, dans notre précédent billet, celui d’une fintech prometteuse.

Edebex, startup belge atypique

Entrepreneur bruxellois, Xavier Corman connaissait bien les problèmes de trésorerie qu’affrontent les petites entreprises. Cela lui a donné l’idée de cofonder, avec trois partenaires, Edebex, une plateforme en ligne sur laquelle les entreprises peuvent céder leurs factures à des investisseurs, de manière particulièrement intéressante et commode. Ces dernières années, de nombreuses solutions de financement alternatives sont apparues pour les entreprises. Mais la plupart sont très chères ou très sélectives. Edebex évite d’être l’un et l’autre et rappelle que, quand elle est la plus utile, l’innovation apporte une vraie simplification.

Les mirages des nouveaux business models de la banque de demain

Il y a 3 ans, lorsque nous soulignions que de plus en plus de banques étaient tentées de monter des places de marché, nous rencontrions pour l’essentiel une curiosité amusée. Sans plus. Et quand, un peu plus tard, nous avons présenté les premiers supermarchés bancaires, cela n’a pas été beaucoup mieux. Mais les choses se sont beaucoup accélérées, comme en témoigne un récent et percutant article de Philippe Gelis, le CEO de la fintech Kantox (1). L’idée que les banques, demain, agrégeront des offres diverses plutôt que de proposer uniquement les leurs semble désormais assez largement partagée. C’est nous qui, pour le coup, avons du mal à suivre !

Quelle place pour les Robo-advisors? Rencontre avec Althos Patrimoine

De nos jours, beaucoup d’innovations, parmi les plus intéressantes, génèrent des mythes massifs qui en brouillent considérablement les perspectives et rendent souvent difficile l’expression du simple bon sens. Mythe de l’immortalité avec le transhumanisme. Mythe d’une monnaie totalement libre et gratuite avec le bitcoin. Mythe d’un commerce intégralement désintermédié et sécurisé avec la blockchain. Mythe d’une prévisibilité parfaite du comportement des clients avec le Big Data, … Les robo-advisors qui ont fait leur apparition dans la gestion d’actifs n’échappent pas à ce constat.

Quelles stratégies clientèles pour néo-banques et fintech?

Après Atom, voici deux nouvelles banques anglaises : Starling et Monzo, les deux derniers établissements à avoir obtenu une licence. Deux néo-banques, comme on les appelle désormais, en cours de constitution et dont la stratégie est intéressante ; à ce point qu’on peut se demander si elle ne préfigure pas celle que vont adopter, pour survivre, la plupart des fintech.

Ce que les agrégateurs et les API peuvent vraiment changer

Cela commence à devenir lassant ! Pas un mois désormais sans que ne sorte un gros rapport sur les disruptions dans la banque, qui annonce en général la même chose que tous ceux qui l’ont précédé. Depuis plus de cinq ans, de même, un flot inlassable d’articles nous assurent que les banques sont gravement menacées et pratiquement fichues, cela ne saurait tarder. Le genre de la banque-catastrophe fait toujours recette ainsi. Mais il peine à se renouveler. De sorte que l’emploi à tort et à travers de mots-valises, comme Ubérisation, finit par agacer ; comme la grande menace des GAFA, invoquée à tout bout de champ. Depuis quelques temps, ce sont les API et les agrégateurs, à partir desquels on nous promet, encore une fois, le grand soir des banques.

Le Compte Nickel : une vision optimiste

On nous a reproché d’être trop sévères, dans l’un de nos derniers billets, avec le Compte Nickel. Il est vrai que nous sommes assez dubitatifs quant à la possibilité, pour ce genre de solutions, de rencontrer plus qu’un succès d’estime. L’une de nos collègues, cependant, ayant eu à le tester, a tenu ci-dessous à marquer sa satisfaction, tout en se demandant au passage pourquoi les banques ne délivrent pas un service comparable. Pour notre collègue, en tous cas, il y a toutes les raisons d’être optimiste sur le Compte Nickel, qui n’est pas qu’un « compte pour les interdits bancaires et autres populations en situation financière fragile ».

Innovation financière: et si c’était les clients qui étaient en retard?

Dans un récent et stimulant billet, Ron Shevlin pose cette question : ce qu’attendent les clients des banques de détail compte-t-il vraiment ? Les enquêtes d’opinion, en tous cas, n’apprennent en général que des banalités, note Shevlin. Une large majorité veut un service clients de qualité. Beaucoup de banques sont-elles convaincues du contraire ?! Comment les clients pourraient-ils véritablement savoir ce qu’ils veulent de nouveau tant que cela ne leur est pas proposé ? La question est pertinente. Avant, on pouvait vouloir écouter de la musique en faisant du jogging ou emprunter de l’argent à d’autres particuliers sans en demander aux banques mais personne, avant leur apparition, ne voulait précisément le walkman ou le crowdfunding ; à ce point que, dans le cas du walkman, les études de marché étaient plutôt défavorables, ce dont Akio Morita, le patron de Sony, se moqua. On pourrait en tirer ce principe : en matière d’innovation, les clients sont toujours en retard ! Et, pour les innovations financières, cela changerait assez la manière dont on voit actuellement les choses.

S’intéresse-t-on vraiment à l’innovation en France?

En France, on compte un certain nombre de startups prometteuses. Toutefois, comparées à celles d’autres pays européens – allemandes, suédoises ou espagnoles, particulièrement – elles sont souvent sous-capitalisées et peinent à acquérir rapidement et même d’emblée une dimension plus qu’hexagonale, voire même locale. D’un autre côté, on a de nombreux rapports sur l’innovation. Ce qui…

Que connaissez-vous à l’innovation financière et aux startups fintech? Faites le test

Dans le cadre de sa première publication Bye Bye Banks, consacrée aux évolutions qui affectent le monde bancaire, l’Adaptive Lab a interrogé 110 cadres dirigeants de banques anglaises pour sonder leur connaissances concernant les startups fintech les plus connues et disruptives. Le résultat est consternant ! Même les Square, LendingClub ou Venmo sont le plus souvent ignorés ou bien, si ces noms sont vaguement connus, ce que proposent ces nouveaux acteurs reste très mal cerné. Et vous-mêmes ? Comment vous situez-vous ? Le test ci-dessous peut vous permettre d’évaluer vos connaissances.

Payname. La plus ambitieuse des startups fintech françaises?

En matière d’évolution des paiements, une poignée de nouveaux acteurs semblent avoir tout compris : pour l’essentiel, les moyens de paiement ne sont plus nécessaires. Ils vont de plus en plus disparaître. Il faut faire sans eux et l’enjeu se résume à un mot : la simplicité. Parmi ces nouveaux acteurs, il y a Poli en Australie, que nous avons déjà présenté et, en France, il y a Payname, dont la solution est aussi simple quoique bien plus élaborée. Rencontre avec une startup toulousaine peu banale.

Les Innovation Labs sont-ils vraiment utiles?

On reproche souvent aux banques leur manque d’esprit d’innovation quand, à côté d’elles, le monde des FinTech est bouillonnant. Pourtant, depuis quelques années, les banques multiplient les Innovation Labs, des incubateurs d’idées nouvelles, ouverts aux jeunes créateurs. Mais il est vrai qu’en voyant ces Labs, on est inévitablement poussés à se demander quelles drôles d’idées les banques se font de l’innovation !

La banque de demain que dessinent les startups fintech aujourd’hui.

Nous venons d’actualiser notre cartographie internationale des startups fintech les plus connues, les plus importantes (en taille et en levées de fonds) et les plus innovantes dans le domaine des services financiers ; des marchés financiers aux transferts d’argent, de l’épargne en ligne aux supermarchés bancaires, du crowdlending au PFM et du Big Data au micro-lending. Ces critères ont permis de retenir 280 startups, parmi lesquelles 120 font l’objet d’une présentation détaillée.

Il s’agit de la version actualisée d’une étude publiée en septembre 2014 qui distinguait 101 startups plutôt que 120. En un peu plus de six mois, cependant, beaucoup de nouvelles solutions sont apparues. On assiste aujourd’hui à une véritable floraison de startups fintech. On en comptait 248, de tous pays, en 2013. Elles étaient 1 042 fin 2014. Dans ce contexte, cinq grandes tendances apparaissent qui, portées aujourd’hui par des startups de plus en plus nombreuses, transformeront sans doute profondément les services financiers dès demain.

Les Enjeux des WAI de BNP Paribas

BNP Paribas a eu la bonne idée de nous convier à l’inauguration du premier WAI (« We Are Innovation ») à Paris, espace dédié aux start-up. Il s’ouvre en même temps qu’un second WAI à Massy-Saclay.

Le symbole du programme dédié à l’innovation « Innov & Connect », initiateur de ces 2 WAI et dont l’objectif est d’accompagner 150 start-up sur 3 ans, est une fusée…celle de Paris compte 6 étages, situés boulevard Poissonnière. La « Chasse aux gazelles(1) » est donc ouverte : cette inauguration a lieu 3 jours après celle de PLAYER, « incubateur de l’innovation collective » parrainé par la Société Générale et quelques mois après celle du « Village by CA » du groupe Crédit Agricole.

Dans un contexte où les banques courtisent de plus en plus les entreprises innovantes, les différences entre elles se jouent sur 3 questions : Comment ? Pour quoi ? Pour qui ?

Even, en mode innovation extrême

On ne soulignera jamais assez combien le financement de l’innovation est mité par le suivisme, la peur du risque et le conformisme ! Les fintech en fournissent un exemple parmi d’autres. Ou comment des fonds d’investissements nombreux et souvent richement dotés, animés par des spécialistes (fort bien) payés pour voir par-dessus la colline, aboutissent à un surinvestissement dans d’innombrables plateformes de crowdfunding, solutions de PFM et de mPos qui se ressemblent toutes, n’affichant souvent que des différences anecdotiques. En regard, apparaissent cependant des solutions radicalement nouvelles, bien moins choyées par les investisseurs. Even est l’une d’elles et, dans son cas, on peut parler d’innovation extrême.

Comment BNP Paribas tente, de manière originale, de jouer un rôle leader dans l’innovation

En quelques années, BNP Paribas a mis sur pieds un dispositif assez complet d’accompagnement et de soutien aux startups et à leurs créateurs. Il vaut la peine de le décrire en détail car, à travers ce dispositif, la banque développe un positionnement aussi original (nous ne lui connaissons pas d’équivalent international) que finalement peu remarqué.

Quel avenir pour Le Village by CA, l’incubateur du Crédit Agricole? (MAJ : la réaction du Crédit Agricole)

La question peut paraître saugrenue alors que Le Village n’a pas encore fêté sa première année. Elle ne doit en tous cas nullement laisser entendre qu’il s’agit d’un échec car c’est vraiment tout le contraire ! Une pépinière en plein cœur de Paris, capable d’accueillir jusqu’à 100 startups (plus d’une cinquantaine aujourd’hui) ayant moins de 36 mois d’existence et qui devrait prochainement trouver plusieurs prolongements en Province avec les Caisses régionales du Crédit Agricole. D’emblée, Le Village a été conçu avec ce qu’il faut appeler un grand respect de l’esprit d’innovation, privilégiant l’envie des créateurs plus que leurs business plans et se voulant laboratoire et non pas label ; se définissant comme une « zone de frottements constructifs », entre jeunes pousses, monde de la banque et des partenaires aussi variés que Bearing Point, Microsoft ou Sanofi. Pourquoi, cependant, le prix « Innovation et mutualisme », créé par la Caisse locale Paris Concorde du Crédit Agricole d’Ile-de-France pour récompenser les locataires du Village, ayant récemment été décerné à la startup Mille Pépites, donne-t-il fortement l’impression que quelque chose manque ?

Services financiers innovants : les investisseurs d’aujourd’hui sont-ils les visionnaires de demain? (VI) BBVA et Bank of America

Ces deux établissements ont en commun de s’être lancés dans une série d’acquisitions devant leur permettre de développer des offres innovantes. Aussi surprenant qu’il puisse paraître, ce n’est pas si fréquent parmi les grandes banques. Cela mérite donc qu’on s’y arrête, dans la mesure où BBVA et BofA illustrent, chacune à sa façon, la réactivité dont peuvent faire preuve actuellement les banques, dans un contexte où leurs métiers de base et leur positionnement n’ont sans doute jamais été aussi remis en question.

Services financiers innovants : les investisseurs d’aujourd’hui sont-ils les visionnaires de demain? (V) Square

En très peu de temps, Square est passé du statut de startup prometteuse à celui d’investisseur. Et, depuis le rachat de Simple par BBVA, Square est devenu la jeune pousse dont on attend qu’elle fasse la première sérieusement concurrence aux banques. Retour sur une rapide ascension et le développement d’une offre au départ rudimentaire, aujourd’hui complétée par des acquisitions assez étonnantes dans le domaine financier. Square vient ainsi d’acheter Caviar, un système de livraison pour restaurants en Californie !

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Services financiers innovants : les investisseurs d’aujourd’hui sont-ils les visionnaires de demain? (IV) The Omidyar Network

Créé en 2004, The Omidyar Network porte les investissements de la fondation montée par Pierre Omidyar, le créateur d’eBay, et sa femme. A travers un portefeuille d’une soixantaine de participations sont ainsi soutenus des projets à but non lucratif et des entreprises commerciales, avec un axe fort : la création de communautés en ligne et l’empowerment des internautes. La traduction de ces orientations dans le domaine financier mérite qu’on s’y attarde un moment.

Services financiers innovants : les investisseurs d’aujourd’hui sont-ils les visionnaires de demain ? (III) Intuit.

Attention, entreprise ambitieuse ! Créé en 1983, installé à Mountain View, coté au Nasdaq 100, Intuit est devenu assez rapidement aux USA le leader des logiciels comptables et fiscaux, à travers deux produits phares QuickBooks & TurboTax, qui équipent les PME, de nombreuses banques et les particuliers. Mais Intuit n’a guère l’intention de s’en tenir là. A peine ses produits avaient-ils saturé leur propre marché (QuickBooks et TurboTax atteignent aujourd’hui chacun 90% de parts de marché), le co-fondateur d’Intuit, Scott Cook, s’est empressé de reprogrammer sa société, réalisant plusieurs milliards de $ de chiffre d’affaires, en une startup cultivant particulièrement l’esprit d’innovation. Ont suivi une vingtaine d’acquisitions et de partenariats, dessinant une stratégie d’intégration dont les banques doivent se soucier.

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Services financiers innovants : les investisseurs d’aujourd’hui sont-ils les visionnaires de demain? (II) Index Ventures

Fondé en 1996 et opérant à partir de San Francisco, Londres et Genève, le fonds d’investissement Index Ventures est présent, avec un certain nombre d’autres, dans des sociétés comme Dropbox ou Blablacar et, dans le domaine financier, dans des startups au capital desquelles les investisseurs se bousculent, comme iZettle ou Clinkle. Mais Index Ventures finance également des solutions plus atypiques, comme Secret, The Climate Corp, Path, Fobo ou Trustpilot.

Largement investi dans les services financiers, le fonds parait y suivre une ligne de conduite assez claire : les banques n’existent plus ou presque ! En tous cas, il est possible de les concurrencer directement en ligne et en low cost. Et à cette ligne de conduite s’ajoute un véritable flair pour découvrir et soutenir des solutions originales et vraiment innovantes, ce qui rend Index Ventures particulièrement intéressant à suivre.

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Services financiers innovants : les investisseurs d’aujourd’hui sont-ils les visionnaires de demain? (I) Accel Partners

Créé en 1983, opérant depuis les USA, le Royaume-Uni et l’Inde, le fonds d’investissement Accel Partners et certains de ses managers, comme Jim Breyer, sont devenus célèbres pour avoir compté parmi les principaux investisseurs de Facebook. Mais bien d’autres perles apparaissent dans le portefeuille du fonds : DropBox, Spotify, Groupon, Blablacar, … Présentant ses investissements, Accel Partners ne distingue pas particulièrement les services financiers, bien qu’il soit investi dans nombre de startups dans ce domaine, nous allons le voir ci-après, et bien qu’il semble, surtout, suivre une vision qui, pour n’être pas explicitement dite, se dégage assez clairement. Une vision selon laquelle les activités financières et bancaires obéiront demain à des problématiques générales qui les débordent largement.

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