Pourquoi Microsoft accepte-t-il désormais d’être payé en bitcoins?

Quoi que l’on puisse penser de cette crypto-monnaie très volatile, il faut reconnaître que le bitcoin s’impose de plus en plus comme une vraie monnaie – aujourd’hui, près de 3 500 commerces dans le monde l’accepteraient. Or cette tendance pourrait bien s’accélérer, surtout dès lors qu’après Dell, un acteur de la taille de Microsoft accepte à son tour d’être payé en bitcoin. Il y a une raison très simple à cela : les coûts de transactions supportés par les commerçants. Car cela n’est finalement pas assez souligné : les crypto-monnaies, dont le bitcoin représente 75% des transactions, marquent la fin des moyens de paiement. Explications.

Un cran plus loin que Bitcoin, SolarCoin.

Il y a un an, nous faisions part de notre circonspection face au bitcoin. Notre avis n’a pas changé depuis : nous pensons toujours que, si l’on veut bien lui ôter ses atours passablement mystificateurs (fondateurs mystérieux, algorithmes, rêves libertariens, odeur de souffre liée à ce que des organisations criminelles seraient assez imprudentes pour utiliser une monnaie aussi volatile, …), le bitcoin suit un schéma très classique de chaîne.

Un tel jugement va sans doute nous valoir un chapelet de commentaires injurieux car les adorateurs du nouveau veau d’or numérique affichent pour leurs contradicteurs un mépris qui n’a en général d’égal que leur mécompréhension des réalités monétaires – rien de nouveau à cet égard depuis les tulipes hollandaises du 17° siècle : aller donc convaincre celui qui veut croire ou qui mise sur sa fortune prochaine ! Aussi bien, ce que l’on peut saluer dans le bitcoin est sa dimension planétaire et son marketing, incroyablement efficace dans sa capacité à fédérer nombre des mythes et fantasmes de notre époque. Par ailleurs, le bitcoin peut également susciter des initiatives inattendues, comme c’est le cas avec une nouvelle arrivée parmi les crypto-monnaies virtuelles : SolarCoin, lancée en ce début 2014. En effet, alors que la spéculation demeure le plus souvent vue comme un phénomène irrationnel, comme un dérèglement de marché – en quoi d’ailleurs beaucoup de débats actuels sur le bitcoin reviennent à savoir s’il est ou non purement un instrument spéculatif – SolarCoin intègre ouvertement une dimension spéculative dans son fonctionnement et l’organise… pour servir le développement durable ! Cela mérite un détour.

Les monnaies locales virent au gadget. Dommage !

La presse a annoncé hier que, dès novembre prochain, la ville de Montreuil (Seine-Saint Denis) mettrait en circulation une monnaie locale et qu’il deviendra possible de payer en « pêches » plutôt qu’en € chez une trentaine de commerçants volontaires, ainsi que dans les centres municipaux de quartier, ce qui serait une grande première en France. Il faut sans doute s’attendre à voir se multiplier ce genre d’annonces et de « premières » car les monnaies municipales fleurissent actuellement : « monnaie de Rouen », « Stück » de Strasbourg, « Eco » d’Annemasse, « Touselle » à Comminges, etc. Mais quel intérêt ?

Bitcoin ? Et puis quoi encore ?

Lu récemment sur un blog : « Comment se protéger ? Investir dans des actifs réels comme l’immobilier, et l’or (physique uniquement) bien sûr. Et concernant la gestion de ses comptes proprement dit ? J’ai parlé de la solution Paypal. Il y a aussi le Bitcoin, et cela je vous en reparlerai d’ici quelques semaines… ». Bigre ! Notre impatience est trop forte et, constatant une fois de plus que la crédulité est décidément l’une des dimensions les plus fascinantes de la finance, voilà nos conseils pour faire, assez facilement, pas mal d’argent.

Quelles opportunités les monnaies parallèles peuvent-elles représenter pour les banques ?

Les banques auraient tort de dédaigner les monnaies parallèles, qui représentent un phénomène dont elles ne sont pas exclues comme, des tookets aux Sols, les exemples de différents établissements bancaires en France en témoignent.

On trouvera ces exemples dans notre Petit guide des monnaies parallèles, tandis que nous voudrions présenter particulièrement ici le cas d’une banque née à l’issue d’une expérience de monnaie parallèle inter-entreprises lancée à Bâle en 1934 et qui réunit aujourd’hui une PME suisse sur cinq. Connaissez-vous WIR ?