Un fichier positif et ensuite ?

La France s’achemine vers la constitution d’un fichier positif, d’un « Registre national des crédits aux particuliers », lequel pourrait voir le jour fin 2014. L’absence d’un tel fichier était devenue une singularité française par rapport à nos voisins. Pour autant, il ne semble pas que l’on tienne vraiment compte des expériences étrangères ; lesquelles nous inspirent ci-après quelques réflexions d’ordre quasi philosophique (signalons-le d’emblée pour tous ceux qui y sont allergiques !).

Quand BNP Paribas crée l’exploit…

… cela est davantage remarqué par les observateurs anglo-saxons que par la presse française. L’International Financing Review (IFR) vient ainsi de désigner BNP Paribas banque de l’année 2012, en soulignant sa clairvoyance et son courage – des termes qu’on emploie rarement à propos des banques par les temps qui courent. Pourquoi des tels éloges ? Pour la réorganisation par l’établissement français de son activité de Corporate and Investment Banking (CIB) et le dégonflement (deleveraging) de ses besoins de financement en dollars. Bref retour sur des mesures dont on n’a peut-être pas souligné assez l’envergure en effet.

Pourquoi les banques paraissent-elles prisonnières d’un système de tarification assez problématique ? Le cas des banques en ligne.

Normalement, le bon sens voudrait que l’on paye ce qu’on consomme de manière courante à prix réel, c’est-à-dire à son coût de revient plus une marge, et ce qu’on consomme de manière accessoire à son coût marginal. Dit plus simplement, je connais et paie le prix réel de ce que j’achète, tandis que les petites dépenses accessoires, comme récupérer un duplicata, souvent dues à un oubli ou à une erreur de ma part, sont très peu chères ou gratuites.