Le marketing des bonnes causes, un levier de management

Collectes de dons pour de bonnes causes, actions de sensibilisation à des enjeux sociaux ou environnementaux, engagements divers : cela fait plusieurs années que les banques non pas soutiennent ce genre de démarches – elles l’ont toujours plus ou moins fait – mais n’hésitent plus à les multiplier, à les mettre en avant et à proposer à leurs clients – particulièrement les plus jeunes – de s’y associer. On parle de « cause marketing ». Quels sont ses véritables enjeux ?

La banque de demain, un nouvel écosystème financier qui se met en place sous nos yeux

A quoi ressemblera la banque de demain ? Longtemps, on a cru que les banques classiques étaient irrémédiablement condamnées, incapables de faire face à de nouveaux acteurs innovants et agiles. Ceux-ci n’ont pourtant pas conquis les parts de marché attendues, très loin de là. On attendait les GAFA. Ils se font toujours attendre. On a cru que la blockchain allait redistribuer les cartes, que les agences n’avaient aucun avenir, que tout se ferait sur mobile et sans contact. On se rend compte aujourd’hui que rien ne sera si simple, ni rapide. Si l’on s’est trompé, c’est d’attendre un remplacement des banques, selon un schéma de destruction créatrice un peu simpliste. En fait, autre chose est en train d’arriver et, demain, les banques n’évolueront plus dans le même environnement qu’aujourd’hui. Autour d’elles, un nouvel écosystème se met en place et c’est cela qui va tout changer.

La stratégie de Volkswagen peut-elle inspirer les banques?

Volkswagen Financial Services, filiale financière du Groupe Volkswagen, vient d’acquérir PayByPhone, une startup de Vancouver qui, à travers une appli mobile, gère notamment le paiement de 200 000 places de stationnement en Ile-de-France pour Indigo (ex Vinci Park). Volkswagen avait déjà mis la main sur Sunhill Tech., leader en Allemagne pour la fourniture du même service et ces deux acquisitions sont évidemment stratégiques alors que de nombreuses grandes villes, comme Paris, s’orientent vers une privatisation du stationnement de surface – d’autant que ce genre de solutions facilite et renforce largement les contrôles. Mais, au-delà, se dessine pour le constructeur un tournant stratégique qui ne peut manquer d’évoquer celui que traversent désormais les banques.

Quelle place pour les banques dans la Smart City?

Au cours de l’été, Marie-Claire Capobianco, responsable de la Banque de détail France de BNP-Paribas, a publié un article sur le rôle que les banques pourraient jouer dans les smart cities ; ces villes connectées qui se développent sous nos yeux. Et si demain, demande Marie-Claire Capobianco, l’agence bancaire devenait un haut lieu de la ville intelligente ? Un lieu de création, de partage et d’entrepreneuriat ? Et si c’était là un enjeu majeur, pour le monde bancaire comme pour les villes ?

La profitabilité perdue des banques européennes

Dans une note du 21 juin 2016, Deutsche Bank Research constate un nouveau recul, après un net redressement en 2015, du résultat net des banques depuis le début de l’année. Certes, des éléments conjoncturels expliquent ce recul. Mais les analyses de la Deutsche Bank soulignent surtout l’épuisement du business model des 20 premières banques européennes.

Nestor, une « néo-banque » qui laisse perplexe

La mutuelle d’assurance MAIF a annoncé le lancement grand public, en novembre prochain, de Nestor, un agrégateur de comptes. Il s’agira donc d’une appli offrant la possibilité de regrouper et de suivre tous les comptes bancaires dont on dispose et qui fournira une assistance à leur gestion, telles que des alertes sur découvert. Il n’y a rien là de nouveau, puisque c’est ce que proposent les outils de Personal Finance Management (PFM) de jeunes pousses, comme Bankin’, ou d’établissements comme Boursorama (Nestor devrait d’ailleurs utiliser la solution Linxo, déjà présente notamment chez Fortunéo). Mais c’est le choix, par la MAIF, d’entrer sur le marché bancaire à partir d’une telle solution qui est innovant – ou plutôt qui pourrait l’être.

BBVA développe ses ventes sur les canaux digitaux et ses résultats plongent!

Banco Bilbao Vizcaya Argentaria est une des banques les plus engagées dans une dynamique d’innovation et de transformation ; laquelle s’accompagne en plus d’une croissance externe dirigée tant vers des fintech particulièrement intéressantes (Simple, Holvi, Atom Bank, …) que vers les pays émergents (la banque turque Garanti). Bref, BBVA est une banque à suivre et, à cet égard, il est intéressant de constater que sa transformation digitale s’accompagne de forts mauvais résultats. Autant le souligner d’emblée, il n’y a pas là un rapport de cause à effet. La transformation digitale ne fait pas baisser les résultats du Groupe. Mais elle ne les accroît pas non plus et c’est une situation que beaucoup de banques vont inévitablement traverser. Explications.

Taux négatifs : quels impacts pour les banques et leurs clients?

En septembre 2014, le taux de rémunération des dépôts au jour le jour des banques auprès de la BCE est passé à -0,20 %. Les banques doivent donc payer pour placer leurs liquidités auprès de la BCE. L’Euribor et l’Eonia sont devenus négatifs. D’après Bloomberg, plus du quart des emprunts d’Etat dans le monde (dont la France pour une fraction de sa dette) affichent désormais un rendement négatif. Pour les banques, tout cela pourrait avoir des conséquences considérables.

BankAmeriDeals. Les banques vendent de l’espace publicitaire

C’est un aspect sur lequel nous insistons parce qu’on en parle peu, alors qu’il change considérablement, sous nos yeux, les pratiques bancaires les plus basiques. Les banques deviennent des places de marché, des banques superstore. Avec les CLOs, les offres liées à la carte, notamment, les paiements deviennent inséparables d’un projet de dépense ou d’un acte d’achat précis, assortis d’un « bon plan », d’une promotion. Vous en doutez ? Il suffit pourtant de jeter un œil sur la page d’accueil du site de BNP Paribas. Les « bons plans » y apparaissent désormais parmi les principaux onglets. Qui l’avait prévu ?

Orange lance sa banque. Quelle drôle d’idée!

Il y a quelques jours, les pays de l’Union du Maghreb Arabe ont créé une banque commune d’investissement et de commerce extérieur, la BMICE, dont la création avait été décidée en… 1991 et les statuts signés en 2006. Une banque née avec 25 ans de retard donc. La banque Orange évoque un peu la même chose. On croirait un projet du début des années 2000, quand tout le monde voulait se lancer dans la banque, qui ne serait réalisé qu’aujourd’hui. Mais autant, pour la BMICE, mieux vaut tard que jamais, autant, dans le cas d’Orange, on a envie de demander si c’est vraiment sérieux ! Car qui attend une nouvelle banque aujourd’hui ?

Innovation financière : le péril jaune!

Parmi les études les plus intéressantes parues cette année sur les évolutions et stratégies bancaires, il y a celle rédigée par deux sociétés de conseil chinoises (des consultants qui travaillent ensemble ! On innove vraiment en Chine…) et publiée par Innotribe The Platform for Disruption. How China’s FinTech will change how the world thinks about banking (accessible ici).

Alors que l’on se demande encore en Occident si les Apple, Amazon et autres remplaceront demain en large partie les banques classiques, cela est déjà le cas en Chine, souligne l’étude. Et cela montre que l’Occident, au fond, n’a pas une bonne approche de l’innovation. Certes, écrite par des consultants chinois, l’étude n’est pas sans partis pris. Ses arguments ne sauraient cependant être négligés.

Quelles sont les banques de détail françaises les plus performantes?

C’est un constat récurrent au fil des années : les meilleures rentabilités, dans la banque de détail, sont une question de juste mesure, de mix entre plusieurs indicateurs. Elles ne s’acquièrent pas à travers des valeurs extrêmes, en plus ou en moins, qu’il s’agisse de PNB, de distribution de crédits ou de réduction de charges, notamment salariales. Autant dire que la situation propre à chaque établissement relève au sens fort du management. C’est pourquoi il ne faut pas parler seulement de rentabilité mais bien de performance.

Vers une restructuration prochaine de la banque de détail en France?

Cette question va sans doute faire hausser bien des épaules ! Une telle restructuration a été si souvent déjà annoncée… que le paysage de la banque de détail en France a fini par paraître immuable. Pourtant, il y a du nouveau. Car si beaucoup se sont livrés à toutes sortes de pronostics, il faut reconnaitre que les chiffres manquaient assez largement pour les étayer. Ce n’est plus le cas.

Dans les résultats des banques françaises, la part des commissions devient inquiétante. Et si c’était une bonne nouvelle?

A présent que leurs résultats 2014 sont pratiquement stabilisés, il ressort particulièrement que de nombreuses banques françaises ont vu leurs commissions fondre l’année dernière. Or, à première vue, 2015 ne devrait pas permettre de corriger le tir. La faible part relative des commissions dans leur PNB est une singularité française par rapport à beaucoup d’exemples étrangers et une évidente fragilité, surtout dans le contexte actuel des taux. Cette singularité s’accroît. Et, apparemment, la mauvaise conjoncture n’explique pas tout.

La Banque Centrale des BRICS devient opérationnelle

Planifiée depuis plusieurs années, une nouvelle banque supranationale devient opérationnelle en ce début de juillet 2015. Créée par les 5 états les plus développés des marchés émergents, elle opérera sur un modèle de banque centrale. Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud se sont unis pour lutter contre le sous-développement et la volatilité des devises en mettant en place cette institution qui empiète sur les rôles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

L’Open Banque de demain

Le gouvernement britannique, qui vient d’achever une étude de faisabilité à ce propos, parait décidé à obliger les banques à offrir à leurs clients la possibilité de partager leurs propres données bancaires avec d’autres entreprises – notamment des startups fintech – à travers une API standard. Une telle mesure, visant notamment à accroître la transparence sur les tarifs bancaires et donc à forcer les établissements à entrer dans une plus vive compétition au bénéfice des consommateurs, parait défavorable aux banques. Mais une telle obligation jouerait aussi bien un rôle d’accélérateur d’une mutation bancaire de toute manière inévitable.

Umpqua, la banque d’aujourd’hui.

Si vous suivez l’actualité bancaire, vous avez sans doute déjà entendu parler d’Umpqua Bank pour ses agences – les premières où ont été introduits la presse, les machines à café, les espaces cosy et toutes sortes d’événements. Il y a cinq ans, c’était assez singulier pour qu’Umpqua soit régulièrement citée. Aujourd’hui, on rencontre ces éléments…

CMP-Banque : un crash test pour l’ensemble des banques françaises?

Les Echos le signalaient récemment : CMP-Banque, la filiale bancaire du Crédit Municipal de Paris (plus connu comme « Ma Tante ») va mal. Au point que son conseil d’administration se serait donné jusqu’au début de l’année prochaine pour décider de l’avenir même de ses activités.

Les enjeux qu’affronte CMP-Banque sont ceux que rencontrent toutes les banques aujourd’hui : renouveler les canaux de distribution et repenser les approches de ses clientèles. Dès lors, sa survie étant en question, sur lequel de deux aspects l’établissement va-t-il choisir d’insister ? La réponse sera particulièrement intéressante car, avec bien moins de pression, toutes les banques font désormais face au même choix.

Banques européennes : attendre que la croissance revienne ou changer de modèle?

Au premier semestre 2014, les résultats des principales banques européennes sont mitigés – le verre peut paraître à moitié vide ou à moitié plein, souligne Deutsche Bank Research, qui a analysé la situation des 20 principaux établissements (European Bank results: is the glass half-full or half-empty). Mais c’est trop peu dire ! Arc-boutées sur leurs marges…

Pourquoi les banques se laissent-elles distancer par Dropbox?

A partir de 2005, en France, un certain nombre de banques ont lancé des solutions de coffre fort numérique ; une offre vis-à-vis de laquelle elles pensaient pouvoir bénéficier d’un fort capital de confiance chez leurs clients et qui rencontra pourtant un échec. En septembre 2013, les Caisses d’épargne ont relancé la formule avec un coffre fort numérique « intelligent ». Un million d’utilisateurs sont visés d’ici 2015 – le même nombre que Digiposte, la solution de la Poste, aujourd’hui – ce qui représente une perspective mesurée, alors qu’internet est devenu le premier canal d’accès et d’interaction des clients avec leur banque.

Pourquoi les coffres forts numériques proposés par les banques ne marchent-ils pas mieux ?

Vers la banque intégrée

Les banques ont depuis longtemps réalisé qu’elles pouvaient vendre aux PME d’autres choses que des produits et services financiers : des offres dérivées, complémentaires, qui profitent des relations de confiance tissées avec leurs clients. Ce mouvement s’accentue aujourd’hui, prend des formes de plus en plus diverses et devient un axe stratégique majeur.

La banque sera la sidérurgie de demain, disait-on. Elle devrait, plus probablement, ressembler à la librairie aujourd’hui.

Il est acquis qu’avec la banque en ligne, le mobile banking et les nouveaux modèles d’agences, la banque de détail vit aujourd’hui un tournant. Dans ce contexte, il est intéressant de regarder d’autres secteurs connaissant des évolutions comparables et il est frappant, en particulier, de considérer la librairie.

Le secteur bancaire européen est-il en train de s’effondrer ?

On reparle d’un nouvel LTRO, après ceux de 2011 et 2012 et les commentaires se multiplient une fois encore sur l’état du secteur bancaire européen. Le spectre d’une crise réapparait, quoique les avis soient pour la plupart assez incertains, voyant tour à tour la bouteille à moitié pleine (le fort levier de nombreuses banques européennes) et à moitié vide (les mêmes banques ont commencé à réduire assez radicalement la taille de leur bilan). Et si l’on manquait ainsi de voir l’essentiel ?

La bourse ne croit plus aux banques

Savez-vous ce qu’est le « béta » d’une action ? C’est un coefficient qui mesure la volatilité d’un titre par rapport à un cours de référence. Un béta de 0.5 par rapport au CAC 40, par exemple, indique que lorsque le CAC varie de 1%, le titre connait une évolution moitié moindre en moyenne. Plus son béta est faible, plus une action est « défensive », plus elle représente un placement refuge face aux à-coups du marché. Ceci posé, savez-vous quelles sont les valeurs du CAC 40 dont les béta sont les plus élevés en cette rentrée 2013 ? Ce sont toutes les financières avec dans l’ordre : Natixis (un béta de 1,49), Axa (1,58), BNP Paribas (1,81), Crédit Agricole (1,82), Société Générale (2,04). En 2005, le béta du Crédit Agricole était à 1,03, celui de BNP Paribas à 1,05 et celui de la Société Générale à 1,1. Qui l’aurait cru ? En moins de dix ans, les valeurs financières sont devenues les plus volatiles de l’indice parisien. L’observation peut paraître anecdotique. Elle est pourtant essentielle et semble témoigner d’une évolution structurelle et non seulement conjoncturelle : le marché ne croit plus aux banques ! Que s’est-il donc passé ?

L’avenir des banques françaises : retour vers le futur ?

Ces lignes sont extraites d’un bulletin de la Commission bancaire. Elles ont été écrites il y a 23 ans, en avril 1990.

Relire ce genre d’analyse aujourd’hui est frappant. A l’époque, sous l’impulsion du marché unique européen, les banques françaises paraissaient devoir être soumises, pensait-on, à une concurrence les forçant à améliorer leur productivité. Pour la Commission bancaire, c’était là le facteur clé. Or il était très prometteur : « les potentialités du secteur bancaire français sont à coup sûr très grandes », lit-on. Pour les banques françaises, ainsi, un avenir se dessinait clairement. Mais aujourd’hui ?