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Aux USA, le marché des crédits aux étudiants est très développé. 60% des étudiants américains ont contracté un emprunt bancaire. Mais alors que les frais d’étude ont beaucoup augmenté depuis dix ans, les niveaux de rémunération que permettent d’atteindre les diplômes correspondent de moins en moins à ceux espérés. La possibilité de décrocher un emploi stable n’est aujourd’hui même plus assurée par la possession d’un diplôme. Dans ces conditions, les défaillances se multiplient. 14% des emprunteurs avaient au moins une échéance de retard en 2012 (13,7% aujourd’hui). Aux USA, les prêts étudiants représentent le premier encours de crédit après l’immobilier. La Fed estime qu’il se situe entre 900 et 1 100 milliards $.

En France, la situation est bien différente et même opposée : 7% seulement des 2,3 millions d’étudiants portent actuellement un emprunt bancaire. Ils étaient 11% il y a 10 ans. La moitié des étudiants emprunteurs sont en école de commerce ; 60% dans les grandes écoles. La faute aux banques ? Mais les prêts aidés, bénéficiant de la garantie de l’Etat, mis en place en 2008, ont été loin de rencontrer le succès attendu. Certes, assez mal conçus, ils sont onéreux. Il reste cependant que le marché des crédits étudiants paraît limité en France. Le coût des études y demeure mesuré en effet, tandis que si le coût de la vie est élevé pour les étudiants, ceux-ci n’empruntent pas pour leurs besoins quotidiens. 77% d’entre eux travaillent au cours de l’année ou l’été et cela représente désormais 55% de leurs ressources globales.

Les banques ne peuvent pourtant manquer de s’intéresser aux étudiants : ils représentent leurs meilleurs clients de demain ! Or les besoins, les attentes des étudiants ne se limitent pas au crédit. Il y a donc bien d’autres façons pour les banques de les séduire et de leur être utiles.

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