Il y a des moments où il faut pouvoir compter sur sa banque. Qu’il s’agisse de modifier des données, d’accomplir des démarches administratives, de solliciter un prêt ou des services financiers, de demander des conseils. Ces moments sont autant d’occasions clées pour les banques face à leurs clients et elles en sont toutes persuadées.  D’ailleurs, la plupart d’entre elles ont su se positionner en cas de transmission, de succession, de financement d’études ou, plus récemment, d’expatriation. Seulement, en France, c’est à peu près tout.

S’il y a bien d’autres événements propices, les banques françaises restent, étrangement, beaucoup plus timides à leur égard. La Banque postale et la Société Générale, par exemple, veulent accompagner leurs clients dans leurs déménagements.

Mais encore ? Rien sur le divorce, une situation qui pousse pourtant à appeler sa banque. Rien sur le remplissage de sa déclaration d’impôt, pour lequel les chargés de clientèle sont pourtant assez sollicités. Et sur la tutelle, le veuvage, la perte d’emploi ? Comment cela se passera-t-il avec ma banque ? En quoi peut-elle me faciliter les choses ?

Est-ce délicat pour les banques de parler de tous ces moments difficiles ? Mais regarder les choses en face ne gêne nullement les grandes banques américaines, comme BOA ou Wells Fargo :

Au mieux, les banques françaises mettent en ligne des fiches pratiques concernant ces événements. Wells Fargo en fait un axe fort de sa relation clients, avec un message clair : nous sommes là, sollicitez-nous !

On va nous soupçonner de nous complaire à souligner l’avance des banques de détail américaines par rapport à leurs consœurs européennes. Mais il ne s’agit pas vraiment « d’avance » et nous sommes plus exactement intrigués de constater, dans ce cas, comme dans celui du scoring dans notre précédent billet, que le bon sens et les idées souvent très simples semblent bien plus faciles à mettre en place outre-Atlantique.

 Guillaume ALMERAS/Score Advisor

 

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