La banque des usages et l’expérience client (au sens fort) sont à l’honneur ce mois-ci. Et comme ce sont des thèmes qui nous sont chers, on nous pardonnera de renvoyer à certaines de nos présentations passées.

La startup Matera lance une plateforme pour optimiser la gestion des syndics de copropriété, sous ses différents aspects :

Cette solution s’inscrit tout à fait dans la banque des usages. D’ailleurs, sur le même créneau, le Crédit Agricole Centre Loire a lancé, il y a un peu plus de deux ans, Cotoit « La copropriété en toute simplicité. » (nous avions présenté cette solution dans une de nos chroniques sur BFM Business, voir ici).

Par ailleurs, ce lancement illustre une tendance forte actuellement : le développement de solutions de plus en plus spécialisées. Qu’il s’agisse de financements (par exemple, Silvr avec les campagnes de recrutement de clients des e-commerçants) ou de cibles de clientèles (difficile de faire plus particulier : la fintech texane Stretch s’adresse aux prisonniers en fin de peine, pour faciliter leur réinsertion !).

La même tendance était apparue il y a dix ans et n’avait pas fait long feu. Qu’est-ce qui peut expliquer sa réapparition ? Le fait qu’ont fleuri des néobanques qui proposent pour les plupart d’entre elles des offres assez comparables, auxquelles s’ajoutent la plupart du temps celles, similaires, des banques. Dans ces conditions, s’adresser au grand public et capter l’attention sur le marché bancaire est devenu hors de prix. Il est beaucoup moins onéreux et l’on a finalement plus de chances de se distinguer en se focalisant sur un usage. Et cela vaudra sans doute rapidement tant pour les nouveaux entrants que pour les acteurs installés.

Comme Floa (ex Banque Casino), Cofidis propose des paiements fractionnés sur les marchés du commerce CtoC. Dans chaque cas, les deux spécialistes du crédit à la consommation s’appuient sur des plateformes de paiement sécurisé : Tripartie (pour Cofidis) et Obvy (pour Floa). Sachant qu’Obvy (que nous avions également présenté sur BFM, voir ici) vient également d’être retenu par ParuVendu.  On ne peut dès lors que s’étonner que seules des startups et non des banques, sur la base d’une solution pourtant complètement bancaire (les comptes séquestres), soient ainsi à même de faciliter grandement un usage en plein développement et qui, pour l’ensemble du marché de l’occasion, concerne aujourd’hui 6 Français sur 10.

Mais les choses bougent ! Et, alors que le blog C’est pas mon idée ! nous apprend qu’une filiale de la CommBank australienne fournit désormais une présentation de ses contrats de convention de compte sous la forme d’une BD,  signalons que parmi les articles anciens de notre blog, le plus lu ce mois-ci date de mai 2018. Prenant l’exemple de la néobanque anglaise Monzo, il posait que Les banques vont devoir adopter un autre ton et un autre langage pour parler à leurs clients. Entre nous, quelque chose nous dit que des initiatives pourraient bien prochainement apparaitre en ce domaine…

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