Tradeshift, la première startup qui distance vraiment les banques.

Cela fait des années que nous le soulignons : la dématérialisation représente un axe majeur de l’évolution des paiements et, partant, des activités bancaires. Toutefois, la plupart des banques ont beaucoup de mal à le comprendre. Une place aurait pu ainsi leur revenir en ce domaine, qu’occupe désormais une startup créée en 2010 au Danemark, qui est aujourd’hui le réseau BtoB qui connait la plus forte croissance au monde : Tradeshift.

Le crowdfunding : menace ou opportunité pour les banques?

Pourquoi la Royal Bank of Scotland envisage-t-elle aujourd’hui de créer sa propre plateforme de crowdfunding ? Pourquoi BNP Paribas s’est engagée dans des partenariats avec WiSEED et Ulule et la Banque Postale avec KissKissbankbank ? Le crowdfunding, plutôt qu’une menace pour les banques, ne serait-il pas au contraire une opportunité pour celles qui s’y intéressent ? Pour les banques, le crowdfunding représente un complément de gamme plus qu’intéressant.

Kiosk to invest, le crowdfunding rencontre la bourse

Ce qui est bien avec le crowdfunding actuellement, c’est que ça bouge. Vite. Et ça cogite ! Il y a peu, nous présentions Spear, dont le modèle original et très intéressant se fonde sur une mise en perspective réfléchie des enjeux du crowdlending. Voici, sous un autre registre, celui de la finance participative au capital de startups et de PME de croissance, Kiosk to invest, dont vous n’avez probablement jamais entendu parler, ce qui est normal : la solution est encore en phase de lancement, la plupart des pages du site demeurant en chantier.

Les centres d’appels sont de plus en plus indispensables. C’est bien le problème!

On en parle peu mais, au fait, que deviennent les centres appels parmi tous les canaux désormais disponibles pour la relation bancaire (agences, mobile, ordinateurs, tablettes, plateformes téléphoniques, réseaux sociaux) ? Quel rôle remplissent-ils au sein de ce qu’on peut nommer, au choix, le multicanal (les différents canaux se superposent), le cross-canal (ils se renforcent) ou l’omni-canal (ils convergent) ? Les centres d’appels se portent plutôt bien. En France, ils emploient plus de 10 000 personnes pour traiter plus de 150 millions d’appels par an. Mais si l’activité des centres d’appels est toujours forte, ainsi, à quoi servent exactement les nouveaux canaux ?

Intensifier la relation client ou disparaître?

Voyez-vous un point commun entre ces trois différentes initiatives ?

  • Quatre caisses régionales bretonnes du Crédit Agricole lancent l’appli « Mon conseiller », qui permet de gérer à distance le contact direct avec son chargé de compte.
  • Fivory, le nouveau porte-monnaie électronique du Crédit Mutuel, intègre une galerie virtuelle, une place de marché.
  • En Grande-Bretagne, les Virgin Money Lounge ne sont pas des agences bancaires. Rien en effet ne permet particulièrement d’y traiter des opérations financières. Ce sont de simples lieux de détente pour les clients de la banque Virgin, selon une logique de club (il faut s’enregistrer, indiquer sa boisson favorite, etc.).

Alors ?

Le hard discount : un échec à méditer avant d’enterrer les grandes banques!

Actuellement, au Royaume-Uni, 29 entreprises, dont un certain nombre de startups, ont déposé une demande de licence bancaire, dans un contexte où les conditions d’obtention sont devenues nettement moins sévères. Les autorités britanniques entendent en effet introduire plus de concurrence sur le marché des services financiers.

L’innovation chez BNP Paribas

Vendredi 4 avril, BNP Paribas présentait à la presse l’ensemble de ses innovations et avait eu l’excellente idée de nous inviter également. La démarche – un groupe de la taille de BNP Paribas présentant ouvertement ses innovations et, plus encore, sa vision de la banque de demain et d’après-demain – ne pouvait manquer d’être intéressante.

Pour BBVA, l’acquisition de Simple pourrait bien être stratégiquement un coup de maitre

D’un côté, voici Simple. Sous son versant ensoleillé, une startup américaine qui propose sur mobile des services financiers de manière « disruptive » par rapport aux banques classiques : une offre simplifiée, enrichie et transparente, totalement centrée client (mais appuyée quand même sur un établissement financier « classique » : Bancorp Bank). Sous son versant ombragé : Simple est la startup qui, dans le domaine financier, a sans doute le plus profité de l’attente du « grand soir » de l’effondrement des banques, précipité par l’apparition de nouveaux acteurs ; une attente tellement présente chez de nombreux journalistes et commentateurs spécialisés. En moins de deux ans d’exercice réel, Simple est en effet devenue une marque mondialement connue, en décalage complet avec sa réalité de marché (100 000 comptes ouverts). Tandis que sa volonté de damner le pion aux banques traditionnelles était si forte que ses fondateurs se sont visiblement vendus à la première d’entre elles qui leur aura fait une offre un peu consistante (117 millions $) !

D’un autre côté, voici BBVA, un établissement de taille moyenne à l’échelle mondiale mais, nous le soulignons souvent dans ces colonnes, certainement l’un des plus innovants aujourd’hui. BBVA, qui a déjà racheté plusieurs startups financières (Freemonee, SumUp, Radius) vient d’acquérir Simple et les commentateurs, surtout américains, sont sceptiques : chaque compte a été payé 1 170 $ (au même moment, chaque client de WhatsApp n’a coûté que 42 $ à Facebook ; pour se développer et atteindre ses 100 000 comptes, Simple n’avait levé que 18 millions $). Pour ce prix, BBVA acquiert un portefeuille de clients plutôt malingre, quand Capital One a mis la main sur 32 millions de comptes de dépôts en reprenant ING Direct aux USA.

Pourquoi le nombre d’agences bancaires a-t-il augmenté en 2013 aux USA?

BNP Paribas devrait fermer une cinquantaine d’agences en 2014, annonce ce matin l’Agefi. Titre de l’article : « BNP Paribas accélère le rythme des fermetures d’agences en France ». Présentées ainsi, ces fermetures semblent inéluctables et nous n’en sommes qu’au début. Pourtant, la semaine dernière, un article de The Financial Brand a attiré l’attention en soulignant qu’en 2013, le nombre total d’agences a recommencé à croître aux USA (The Myth of Branch Decline).