Pourquoi les temps d’attente s’allongent-ils dans les agences bancaires !?

Contre toute attente, alors que la fréquentation des agences bancaires n’a cessé de baisser ces dernières années, il faut non seulement toujours prévoir d’y passer du temps à attendre mais, en plus, on y attend plus longtemps qu’avant ! Analyse.

Protection des données personnelles : les banques vont devoir mieux faire

Le Crédit Agricole a récemment publié une Charte sur la protection des données personnelles de ses clients. Bien que cela ait été peu commenté, c’est un événement. Les banques s’étant engagées aussi clairement sur ce thème demeurent en effet, en France et ailleurs, très peu nombreuses. Il convient d’ailleurs de souligner que le Crédit Mutuel a été à cet égard un véritable précurseur, à travers une Charte comparable qui explique notamment avec transparence l’utilisation des cookies et comment il est possible de les refuser. Pourtant, même si de tels engagements demeurent assez exemplaires, ils paraissent déjà insuffisants.

Le jour où mon robot m’aimera !

Les chatbots sont des programmes d’intelligence artificielle capables de discuter avec nous et de répondre à nos questions à travers un service de messagerie instantanée ou chat. S’ils sont très bien faits, on peut avoir l’impression que l’on converse avec un humain et les chatbots se développent actuellement à travers l’idée d’en faire de véritables assistants personnels avec lesquels on puisse communiquer en langage naturel, voire même développer une relation quasiment « humaine ».

BankAmeriDeals. Les banques vendent de l’espace publicitaire

C’est un aspect sur lequel nous insistons parce qu’on en parle peu, alors qu’il change considérablement, sous nos yeux, les pratiques bancaires les plus basiques. Les banques deviennent des places de marché, des banques superstore. Avec les CLOs, les offres liées à la carte, notamment, les paiements deviennent inséparables d’un projet de dépense ou d’un acte d’achat précis, assortis d’un « bon plan », d’une promotion. Vous en doutez ? Il suffit pourtant de jeter un œil sur la page d’accueil du site de BNP Paribas. Les « bons plans » y apparaissent désormais parmi les principaux onglets. Qui l’avait prévu ?

Les banques superstore de demain

Nous vous parlons souvent du développement de supermarchés bancaires, ces plateformes en ligne qui vendent des produits financiers de toutes marques. A l’échelle mondiale, une tendance encore plus forte s’affirme : les banques qui vendent de tout, les banques supermarchés. Nous n’y sommes pas tout à fait encore sans doute mais la banque superstore s’installe un peu partout… ailleurs que dans les pays occidentaux ; ce qui ne veut pas dire que ceux-ci y échapperont, au contraire. Comme vous visitez peut-être rarement les sites des banques asiatiques, sud-américaines ou africaines cette tendance a pu vous échapper. Petit tour d’horizon.

Eviter le Big Data bourrin!

Ces dernières années ont vu l’émergence du Big Data, pour le moment essentiellement à travers des cookies qui scrutent nos activités en ligne. Vous venez de consulter ou d’acheter un article sur un site ? Sur les autres sites que vous consultez ensuite, vous retrouvez, en bandeau publicitaire, le même article ou d’autres plus ou moins similaires. Sur le Net, nous sommes devenus des produits ! Sous forme de données, tout ce qu’on y fait est recueilli et vendu à des sociétés commerciales. Le but du Big Data est de parvenir à définir des offres personnalisées qui collent aux attentes et aux besoins des clients. Mais on subit plutôt un marketing particulièrement bourrin. Un marketing de masse avec lequel, comme pour les spams, la diffusion de messages est d’autant plus soutenue que les retours sont faibles. Avec, en plus, la sensation d’être espionné en permanence. Comment faire autrement ?

L’intelligent banking se développe en Pologne… contre toute attente!

La banque polonaise Idea propose, gratuitement, à ses clients entrepreneurs et PME, des outils de gestion de leurs activités sur le cloud. Cette initiative toute nouvelle (développée à partir de 2013 et véritablement lancée en avril dernier) et, à ce stade, assez unique, a tout de suite reçu plusieurs distinctions comme le Disruptive Innovation Award de BAI-Financial Global Banking. Elle le mérite certainement car Idea Cloud annonce la banque de demain, sous un aspect encore mal cerné, particulièrement en France.

Fidélisation des clients : ce que les banques peuvent retenir des compagnies aériennes

Jusqu’à très récemment, les banques ont suivi un objectif prioritaire d’ouvertures de comptes. Il n’est désormais plus exclusif. Une prise de conscience – également récente, aussi surprenant que cela puisse paraître – quant à la multi-bancarisation majoritaire de leurs clients et quant à la faible rentabilité unitaire de beaucoup d’entre eux, pousse désormais les banques à développer leurs formules de fidélisation. Et, à cet égard, si les banques ont longtemps suivi les grands détaillants, c’est avec les compagnies aériennes que les comparaisons sont désormais pour elles les plus intéressantes.

Quel avenir pour Le Village by CA, l’incubateur du Crédit Agricole? (MAJ : la réaction du Crédit Agricole)

La question peut paraître saugrenue alors que Le Village n’a pas encore fêté sa première année. Elle ne doit en tous cas nullement laisser entendre qu’il s’agit d’un échec car c’est vraiment tout le contraire ! Une pépinière en plein cœur de Paris, capable d’accueillir jusqu’à 100 startups (plus d’une cinquantaine aujourd’hui) ayant moins de 36 mois d’existence et qui devrait prochainement trouver plusieurs prolongements en Province avec les Caisses régionales du Crédit Agricole. D’emblée, Le Village a été conçu avec ce qu’il faut appeler un grand respect de l’esprit d’innovation, privilégiant l’envie des créateurs plus que leurs business plans et se voulant laboratoire et non pas label ; se définissant comme une « zone de frottements constructifs », entre jeunes pousses, monde de la banque et des partenaires aussi variés que Bearing Point, Microsoft ou Sanofi. Pourquoi, cependant, le prix « Innovation et mutualisme », créé par la Caisse locale Paris Concorde du Crédit Agricole d’Ile-de-France pour récompenser les locataires du Village, ayant récemment été décerné à la startup Mille Pépites, donne-t-il fortement l’impression que quelque chose manque ?

Services financiers innovants : les investisseurs d’aujourd’hui sont-ils les visionnaires de demain? (VI) BBVA et Bank of America

Ces deux établissements ont en commun de s’être lancés dans une série d’acquisitions devant leur permettre de développer des offres innovantes. Aussi surprenant qu’il puisse paraître, ce n’est pas si fréquent parmi les grandes banques. Cela mérite donc qu’on s’y arrête, dans la mesure où BBVA et BofA illustrent, chacune à sa façon, la réactivité dont peuvent faire preuve actuellement les banques, dans un contexte où leurs métiers de base et leur positionnement n’ont sans doute jamais été aussi remis en question.

Services financiers innovants : les investisseurs d’aujourd’hui sont-ils les visionnaires de demain ? (III) Intuit.

Attention, entreprise ambitieuse ! Créé en 1983, installé à Mountain View, coté au Nasdaq 100, Intuit est devenu assez rapidement aux USA le leader des logiciels comptables et fiscaux, à travers deux produits phares QuickBooks & TurboTax, qui équipent les PME, de nombreuses banques et les particuliers. Mais Intuit n’a guère l’intention de s’en tenir là. A peine ses produits avaient-ils saturé leur propre marché (QuickBooks et TurboTax atteignent aujourd’hui chacun 90% de parts de marché), le co-fondateur d’Intuit, Scott Cook, s’est empressé de reprogrammer sa société, réalisant plusieurs milliards de $ de chiffre d’affaires, en une startup cultivant particulièrement l’esprit d’innovation. Ont suivi une vingtaine d’acquisitions et de partenariats, dessinant une stratégie d’intégration dont les banques doivent se soucier.

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Pourquoi le nombre d’agences bancaires a-t-il augmenté en 2013 aux USA?

BNP Paribas devrait fermer une cinquantaine d’agences en 2014, annonce ce matin l’Agefi. Titre de l’article : « BNP Paribas accélère le rythme des fermetures d’agences en France ». Présentées ainsi, ces fermetures semblent inéluctables et nous n’en sommes qu’au début. Pourtant, la semaine dernière, un article de The Financial Brand a attiré l’attention en soulignant qu’en 2013, le nombre total d’agences a recommencé à croître aux USA (The Myth of Branch Decline).

Vers la banque intégrée

Les banques ont depuis longtemps réalisé qu’elles pouvaient vendre aux PME d’autres choses que des produits et services financiers : des offres dérivées, complémentaires, qui profitent des relations de confiance tissées avec leurs clients. Ce mouvement s’accentue aujourd’hui, prend des formes de plus en plus diverses et devient un axe stratégique majeur.

Faut-il facturer l’utilisation du guichet des agences ?

Certaines grandes banques américaines ont commencé à le faire. Bank of America avait ainsi proposé un compte courant sans frais mensuels, à condition de ne pas utiliser les guichets du tout – les clients s’en sont plaint néanmoins et la formule a été suspendue en août dernier.

On a tendance à considérer que ces mesures entérinent la fin des agences et veulent pousser les clients à accélérer leur passage sur les autres canaux avant fermeture. Mais sans doute est-ce un peu plus subtil.

La bourse ne croit plus aux banques

Savez-vous ce qu’est le « béta » d’une action ? C’est un coefficient qui mesure la volatilité d’un titre par rapport à un cours de référence. Un béta de 0.5 par rapport au CAC 40, par exemple, indique que lorsque le CAC varie de 1%, le titre connait une évolution moitié moindre en moyenne. Plus son béta est faible, plus une action est « défensive », plus elle représente un placement refuge face aux à-coups du marché. Ceci posé, savez-vous quelles sont les valeurs du CAC 40 dont les béta sont les plus élevés en cette rentrée 2013 ? Ce sont toutes les financières avec dans l’ordre : Natixis (un béta de 1,49), Axa (1,58), BNP Paribas (1,81), Crédit Agricole (1,82), Société Générale (2,04). En 2005, le béta du Crédit Agricole était à 1,03, celui de BNP Paribas à 1,05 et celui de la Société Générale à 1,1. Qui l’aurait cru ? En moins de dix ans, les valeurs financières sont devenues les plus volatiles de l’indice parisien. L’observation peut paraître anecdotique. Elle est pourtant essentielle et semble témoigner d’une évolution structurelle et non seulement conjoncturelle : le marché ne croit plus aux banques ! Que s’est-il donc passé ?

5 idées sur l’évolution des paiements qui ne sont qu’à moitié vraies (et qui sont donc aussi à moitié fausses !)

Le mieux est l’ennemi du bien, dit-on. Et à force de simplifier pour être compris, entendu, on en vient souvent à masquer les vrais problèmes et enjeux. L’évolution des nouveaux moyens de paiement l’illustre bien. Voici notamment quelques exemples d’idées courantes mais trop facilement admises.

Quels genres de clients veulent les banques ?

La question peut paraitre incongrue. Les banques s’adressent à toutes sortes de clientèles et se flattent d’ouvrir le plus grand nombre de comptes, sans distinction. Mais n’y a-t-il pas certains types de clients qu’elles préfèrent ? Pour le savoir, il suffit de se référer aux profils individuels qu’elles mettent en avant, plus que dans leurs publicités encore, dans leurs plaquettes et sur leurs sites. Certes, toutes ne présentent pas des visuels personnalisés. Les grandes banques italiennes et anglaises y ont bien moins recours que les grandes banques espagnoles et allemandes. En France, comme aux USA, cela varie d’un établissement à l’autre : BofA le fait bien plus que Capital One et les Banques populaires bien moins que les Caisses d’épargne. Quoi qu’il en soit, il est intéressant d’examiner les visages des banques. On s’aperçoit alors qu’elles veulent toutes les mêmes clients et qu’elles veulent également que leurs personnels leur ressemblent à ce point qu’on ne puisse pratiquement pas les distinguer. Petit tour d’horizon.

Un point sur l’évolution des réseaux d’agences bancaires à ce stade

En France, les transactions en agence baissent en moyenne de 9% par an. Aux USA, elles ont baissé de 25% en 5 ans, passant de 10 200 transactions en moyenne par agence à 7 600 par mois. Dans un contexte multicanal, la question du rôle et même de l’avenir des agences bancaires est posée.

C’est un sujet difficile : les transactions baissent certes mais 95% des ouvertures de compte ont toujours lieu en agence ; lesquelles ne sont pas désertées mais voient plutôt une part croissante de leur clientèle perdre l’habitude de s’y rendre fréquemment. On peut comprendre dès lors qu’à ce stade peu d’établissements aient encore vraiment pris le problème à bras-le-corps.

Vanitas ! Une curieuse et suggestive initiative de Bank of America.

Bank of America veut pousser les jeunes à davantage épargner pour leur retraite. Aux USA, en effet, la moitié des 18-29 ans ne s’en soucient absolument pas. Sur la base d’une étude menée à Stanford, BOA/Merrill Edge (avec la société spécialisée ModiFace) a lancé en décembre 2012 une application pour mobile Face Retirement qui vieillit nos traits et permet de se voir plus âgé, à l’âge de la retraite. Cela doit nous rendre plus sages…

Une banque française qui vend des fruits et légumes, ça pose quelques questions essentielles.

Banque Populaire a créé un portail de vente en ligne de produits agricoles et viticoles : Direct & Bon.

Explications : une part croissante d’agriculteurs cherche à développer leurs ventes en circuits courts. Internet leur permet aujourd’hui de recruter de nouveaux clients et de mieux valoriser leurs productions. Mais rares sont ceux qui ont la formation et le temps nécessaires pour créer eux-mêmes un site de vente en ligne. Pour les aider dans cette démarche, la Banque Populaire, 3ème acteur bancaire du monde agricole, a décidé de mettre à leur disposition un outil performant clé en main.

Ce n’est pas la première fois que ce genre de solution apparait. Il faut dire que l’idée est séduisante : les grandes banques disposent d’une très large base de clientèle fidèle, à laquelle elles peuvent sans doute vendre autre chose que des produits financiers. Par ailleurs, le commerce en ligne ne cesse de croitre et il est déterminant pour les banques d’en capter les flux de paiements. L’idée est donc que les banques développent elles-mêmes ce commerce. Seulement, si l’idée s’impose, est-ce que cela marche ?

Demain, les PME passeront-elles par leurs banques pour externaliser leurs activités ?

Depuis plusieurs années, maintenant, les banques sont devenues des prestataires de services externalisés auprès d’une large clientèle d’entreprises, qu’il s’agisse de proposer à ces dernières : – des solutions de paiement intégrées (ex : le chèque outsourcing service d’HSBC). – Le financement, l’assurance et la gestion du poste clients. Ex : Banque Palatine ou Teotys (Crédit…