Les banques superstore de demain

Nous vous parlons souvent du développement de supermarchés bancaires, ces plateformes en ligne qui vendent des produits financiers de toutes marques. A l’échelle mondiale, une tendance encore plus forte s’affirme : les banques qui vendent de tout, les banques supermarchés. Nous n’y sommes pas tout à fait encore sans doute mais la banque superstore s’installe un peu partout… ailleurs que dans les pays occidentaux ; ce qui ne veut pas dire que ceux-ci y échapperont, au contraire. Comme vous visitez peut-être rarement les sites des banques asiatiques, sud-américaines ou africaines cette tendance a pu vous échapper. Petit tour d’horizon.

Eviter le Big Data bourrin!

Ces dernières années ont vu l’émergence du Big Data, pour le moment essentiellement à travers des cookies qui scrutent nos activités en ligne. Vous venez de consulter ou d’acheter un article sur un site ? Sur les autres sites que vous consultez ensuite, vous retrouvez, en bandeau publicitaire, le même article ou d’autres plus ou moins similaires. Sur le Net, nous sommes devenus des produits ! Sous forme de données, tout ce qu’on y fait est recueilli et vendu à des sociétés commerciales. Le but du Big Data est de parvenir à définir des offres personnalisées qui collent aux attentes et aux besoins des clients. Mais on subit plutôt un marketing particulièrement bourrin. Un marketing de masse avec lequel, comme pour les spams, la diffusion de messages est d’autant plus soutenue que les retours sont faibles. Avec, en plus, la sensation d’être espionné en permanence. Comment faire autrement ?

L’intelligent banking se développe en Pologne… contre toute attente!

La banque polonaise Idea propose, gratuitement, à ses clients entrepreneurs et PME, des outils de gestion de leurs activités sur le cloud. Cette initiative toute nouvelle (développée à partir de 2013 et véritablement lancée en avril dernier) et, à ce stade, assez unique, a tout de suite reçu plusieurs distinctions comme le Disruptive Innovation Award de BAI-Financial Global Banking. Elle le mérite certainement car Idea Cloud annonce la banque de demain, sous un aspect encore mal cerné, particulièrement en France.

Fidélisation des clients : ce que les banques peuvent retenir des compagnies aériennes

Jusqu’à très récemment, les banques ont suivi un objectif prioritaire d’ouvertures de comptes. Il n’est désormais plus exclusif. Une prise de conscience – également récente, aussi surprenant que cela puisse paraître – quant à la multi-bancarisation majoritaire de leurs clients et quant à la faible rentabilité unitaire de beaucoup d’entre eux, pousse désormais les banques à développer leurs formules de fidélisation. Et, à cet égard, si les banques ont longtemps suivi les grands détaillants, c’est avec les compagnies aériennes que les comparaisons sont désormais pour elles les plus intéressantes.

Quel avenir pour Le Village by CA, l’incubateur du Crédit Agricole? (MAJ : la réaction du Crédit Agricole)

La question peut paraître saugrenue alors que Le Village n’a pas encore fêté sa première année. Elle ne doit en tous cas nullement laisser entendre qu’il s’agit d’un échec car c’est vraiment tout le contraire ! Une pépinière en plein cœur de Paris, capable d’accueillir jusqu’à 100 startups (plus d’une cinquantaine aujourd’hui) ayant moins de 36 mois d’existence et qui devrait prochainement trouver plusieurs prolongements en Province avec les Caisses régionales du Crédit Agricole. D’emblée, Le Village a été conçu avec ce qu’il faut appeler un grand respect de l’esprit d’innovation, privilégiant l’envie des créateurs plus que leurs business plans et se voulant laboratoire et non pas label ; se définissant comme une « zone de frottements constructifs », entre jeunes pousses, monde de la banque et des partenaires aussi variés que Bearing Point, Microsoft ou Sanofi. Pourquoi, cependant, le prix « Innovation et mutualisme », créé par la Caisse locale Paris Concorde du Crédit Agricole d’Ile-de-France pour récompenser les locataires du Village, ayant récemment été décerné à la startup Mille Pépites, donne-t-il fortement l’impression que quelque chose manque ?

Et maintenant, que faire de PayPal?

C’est donc fait. Sous la pression d’actionnaires aussi remuants que Carl Icahn, EBay a annoncé qu’il allait se séparer de PayPal, lequel sera introduit en bourse au second semestre 2015. EBay l’avait acheté pour 1,5 milliard $ en 2002. Présent dans 190 pays et comptant 143 millions de clients, PayPal  est aujourd’hui valorisé à hauteur de 30 milliards $.

Services financiers innovants : les investisseurs d’aujourd’hui sont-ils les visionnaires de demain? (VI) BBVA et Bank of America

Ces deux établissements ont en commun de s’être lancés dans une série d’acquisitions devant leur permettre de développer des offres innovantes. Aussi surprenant qu’il puisse paraître, ce n’est pas si fréquent parmi les grandes banques. Cela mérite donc qu’on s’y arrête, dans la mesure où BBVA et BofA illustrent, chacune à sa façon, la réactivité dont peuvent faire preuve actuellement les banques, dans un contexte où leurs métiers de base et leur positionnement n’ont sans doute jamais été aussi remis en question.

Services financiers innovants : les investisseurs d’aujourd’hui sont-ils les visionnaires de demain ? (III) Intuit.

Attention, entreprise ambitieuse ! Créé en 1983, installé à Mountain View, coté au Nasdaq 100, Intuit est devenu assez rapidement aux USA le leader des logiciels comptables et fiscaux, à travers deux produits phares QuickBooks & TurboTax, qui équipent les PME, de nombreuses banques et les particuliers. Mais Intuit n’a guère l’intention de s’en tenir là. A peine ses produits avaient-ils saturé leur propre marché (QuickBooks et TurboTax atteignent aujourd’hui chacun 90% de parts de marché), le co-fondateur d’Intuit, Scott Cook, s’est empressé de reprogrammer sa société, réalisant plusieurs milliards de $ de chiffre d’affaires, en une startup cultivant particulièrement l’esprit d’innovation. Ont suivi une vingtaine d’acquisitions et de partenariats, dessinant une stratégie d’intégration dont les banques doivent se soucier.

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Pourquoi le nombre d’agences bancaires a-t-il augmenté en 2013 aux USA?

BNP Paribas devrait fermer une cinquantaine d’agences en 2014, annonce ce matin l’Agefi. Titre de l’article : « BNP Paribas accélère le rythme des fermetures d’agences en France ». Présentées ainsi, ces fermetures semblent inéluctables et nous n’en sommes qu’au début. Pourtant, la semaine dernière, un article de The Financial Brand a attiré l’attention en soulignant qu’en 2013, le nombre total d’agences a recommencé à croître aux USA (The Myth of Branch Decline).

Vers la banque intégrée

Les banques ont depuis longtemps réalisé qu’elles pouvaient vendre aux PME d’autres choses que des produits et services financiers : des offres dérivées, complémentaires, qui profitent des relations de confiance tissées avec leurs clients. Ce mouvement s’accentue aujourd’hui, prend des formes de plus en plus diverses et devient un axe stratégique majeur.