Des agences bancaires franchisées, pourquoi pas?

Encore très peu répandue, la formule peut paraître inattendue et la question surprendre. Elle peut également sembler assez obsolète dans le contexte de la banque digitale et sur mobile. Elle ne prend véritablement son sens, néanmoins, qu’à accompagner durablement l’essor de la banque de demain. Brève présentation.

Fintech : les licornes ne sont pas celles qu’on attendait !

Il y a cinq ans, la banque de demain semblait entièrement entre les mains de quelques néobanques qui, à travers une offre simplifiée, clarifiée et innovante, allaient, imaginait-on, ravir leurs clients aux banques classiques – exerçant une concurrence comparable à celle d’Airbnb face aux hôtels ou de Uber face aux taxis. On l’attendait d’autant plus qu’on croyait – on croit toujours – les clients des banques impatients d’en changer, dans un contexte où l’image des établissements était il est vrai au plus bas.

Pourtant, rien de tel n’est arrivé. Tandis que certaines startups, très peu en visibilité, ont effectivement prospéré – quelques-unes de manière insolente. A croire que quant aux modèles de la banque de demain, on s’est complètement trompé !

Protection des données personnelles : les banques vont devoir mieux faire

Le Crédit Agricole a récemment publié une Charte sur la protection des données personnelles de ses clients. Bien que cela ait été peu commenté, c’est un événement. Les banques s’étant engagées aussi clairement sur ce thème demeurent en effet, en France et ailleurs, très peu nombreuses. Il convient d’ailleurs de souligner que le Crédit Mutuel a été à cet égard un véritable précurseur, à travers une Charte comparable qui explique notamment avec transparence l’utilisation des cookies et comment il est possible de les refuser. Pourtant, même si de tels engagements demeurent assez exemplaires, ils paraissent déjà insuffisants.

Quelle place pour les banques dans la Smart City?

Au cours de l’été, Marie-Claire Capobianco, responsable de la Banque de détail France de BNP-Paribas, a publié un article sur le rôle que les banques pourraient jouer dans les smart cities ; ces villes connectées qui se développent sous nos yeux. Et si demain, demande Marie-Claire Capobianco, l’agence bancaire devenait un haut lieu de la ville intelligente ? Un lieu de création, de partage et d’entrepreneuriat ? Et si c’était là un enjeu majeur, pour le monde bancaire comme pour les villes ?

Les banques fournisseuses d’identité numérique?

Depuis des années, lorsqu’on envisage l’avenir de leurs métiers avec des responsables bancaires, la perspective revient inévitablement : les banques ont certainement davantage un rôle à jouer en tant que tiers de confiance vis-à-vis de leurs clients. Pourtant, alors qu’un tel rôle se précise particulièrement aujourd’hui en matière de délégation d’authentification numérique, les propositions des banques ne se bousculent pas !

Les banques superstore de demain

Nous vous parlons souvent du développement de supermarchés bancaires, ces plateformes en ligne qui vendent des produits financiers de toutes marques. A l’échelle mondiale, une tendance encore plus forte s’affirme : les banques qui vendent de tout, les banques supermarchés. Nous n’y sommes pas tout à fait encore sans doute mais la banque superstore s’installe un peu partout… ailleurs que dans les pays occidentaux ; ce qui ne veut pas dire que ceux-ci y échapperont, au contraire. Comme vous visitez peut-être rarement les sites des banques asiatiques, sud-américaines ou africaines cette tendance a pu vous échapper. Petit tour d’horizon.

Quelles sont les banques de détail françaises les plus performantes?

C’est un constat récurrent au fil des années : les meilleures rentabilités, dans la banque de détail, sont une question de juste mesure, de mix entre plusieurs indicateurs. Elles ne s’acquièrent pas à travers des valeurs extrêmes, en plus ou en moins, qu’il s’agisse de PNB, de distribution de crédits ou de réduction de charges, notamment salariales. Autant dire que la situation propre à chaque établissement relève au sens fort du management. C’est pourquoi il ne faut pas parler seulement de rentabilité mais bien de performance.

Les surprises de la conquête clients des banques françaises

Selon McKinsey, le développement de nouveaux acteurs fintech et l’entrée des géants de l’internet dans les activités financières pourraient provoquer, d’ici 2025, une chute de 10% à 40% des revenus dans les secteurs les plus menacés des activités bancaires, particulièrement la banque de détail pour les particuliers, soit de 20% à 60% des profits générés par ces métiers.

Bien sûr, de telles perspectives sont trop vagues pour être vraiment discutées mais il est intéressant de souligner que l’acquisition de nouveaux clients est particulièrement retenue en l’occurrence parmi les atouts des acteurs fintech – car souscrire à leur service est très simple. Pas plus qu’avec les banques en ligne cependant qui, depuis dix ans, n’ont pourtant pas conquis plus de 7% des comptes bancaires. Peut-être faut-il dès lors regarder les choses d’un peu plus près.

Que cache la ruée des banques sur les blockchains?

Il ne s’agit pas d’une problématique technique mais d’une issue stratégique majeure et même essentielle puisqu’elle met en question le rôle même des banques demain. La question est en effet la suivante : pourquoi les banques investissent-elles de plus en plus dans une innovation, particulièrement intéressante en ceci qu’elle permet d’envisager, pour la première fois opérationnellement et techniquement, de se passer des banques ?

Le Chèque santé innove à plus d’un titre

Actuellement, de plus en plus d’articles soulignent les innovations réalisées par des startups fintech et signalent volontiers quelles menaces elles représentent pour les banques – comme si elles allaient tout simplement et rapidement prendre leur place.

Certes, annoncer le « grand soir » des banques fait facilement recette mais si l’on regarde les choses plus lucidement, un simple remplacement des banques par des nouveaux acteurs, même innovants et agiles, paraît largement irréaliste. Il faut envisager des scénarios plus complexes et plus nuancés. Il faut comprendre, notamment, que le développement des nouveaux acteurs de la fintech va, dans bien des cas, être directement porté par les banques. Le Chèque santé, de la toute nouvelle startup montpelliéraine Care Labs (créée en juin 2014), l’illustre particulièrement.

Réinventer les agences? L’étrange vogue des agences bancaires sur roues

Le phénomène s’est développé discrètement ces dernières années : les agences bancaires sont devenues mobiles ; du bloc d’automates transportable à l’algeco que l’on déplace, en passant par le camion aménagé. Ce n’est pas un phénomène massif, bien sûr, mais il est assez général pour être surprenant. Qu’est-ce qui peut bien pousser les banquiers à prendre la route ?

Vers une restructuration prochaine de la banque de détail en France?

Cette question va sans doute faire hausser bien des épaules ! Une telle restructuration a été si souvent déjà annoncée… que le paysage de la banque de détail en France a fini par paraître immuable. Pourtant, il y a du nouveau. Car si beaucoup se sont livrés à toutes sortes de pronostics, il faut reconnaitre que les chiffres manquaient assez largement pour les étayer. Ce n’est plus le cas.

Dans les résultats des banques françaises, la part des commissions devient inquiétante. Et si c’était une bonne nouvelle?

A présent que leurs résultats 2014 sont pratiquement stabilisés, il ressort particulièrement que de nombreuses banques françaises ont vu leurs commissions fondre l’année dernière. Or, à première vue, 2015 ne devrait pas permettre de corriger le tir. La faible part relative des commissions dans leur PNB est une singularité française par rapport à beaucoup d’exemples étrangers et une évidente fragilité, surtout dans le contexte actuel des taux. Cette singularité s’accroît. Et, apparemment, la mauvaise conjoncture n’explique pas tout.

Qu’est-il arrivé à Tookam?

C’est (c’était ?) la banque la plus sympa de France. En 2011, le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne, l’un des établissements français les plus ouverts à l’innovation, lançait Tookam, une banque en ligne connectée et solidaire du Sud-Ouest qui voulait révolutionner la banque. Aujourd’hui, Tookam est toujours en ligne et solidaire. Mais connectée ? La question mérite d’être posée. Que s’est-il passé ?

L’Open Banque de demain

Le gouvernement britannique, qui vient d’achever une étude de faisabilité à ce propos, parait décidé à obliger les banques à offrir à leurs clients la possibilité de partager leurs propres données bancaires avec d’autres entreprises – notamment des startups fintech – à travers une API standard. Une telle mesure, visant notamment à accroître la transparence sur les tarifs bancaires et donc à forcer les établissements à entrer dans une plus vive compétition au bénéfice des consommateurs, parait défavorable aux banques. Mais une telle obligation jouerait aussi bien un rôle d’accélérateur d’une mutation bancaire de toute manière inévitable.

Les Enjeux des WAI de BNP Paribas

BNP Paribas a eu la bonne idée de nous convier à l’inauguration du premier WAI (« We Are Innovation ») à Paris, espace dédié aux start-up. Il s’ouvre en même temps qu’un second WAI à Massy-Saclay.

Le symbole du programme dédié à l’innovation « Innov & Connect », initiateur de ces 2 WAI et dont l’objectif est d’accompagner 150 start-up sur 3 ans, est une fusée…celle de Paris compte 6 étages, situés boulevard Poissonnière. La « Chasse aux gazelles(1) » est donc ouverte : cette inauguration a lieu 3 jours après celle de PLAYER, « incubateur de l’innovation collective » parrainé par la Société Générale et quelques mois après celle du « Village by CA » du groupe Crédit Agricole.

Dans un contexte où les banques courtisent de plus en plus les entreprises innovantes, les différences entre elles se jouent sur 3 questions : Comment ? Pour quoi ? Pour qui ?

Quel avenir pour Le Village by CA, l’incubateur du Crédit Agricole? (MAJ : la réaction du Crédit Agricole)

La question peut paraître saugrenue alors que Le Village n’a pas encore fêté sa première année. Elle ne doit en tous cas nullement laisser entendre qu’il s’agit d’un échec car c’est vraiment tout le contraire ! Une pépinière en plein cœur de Paris, capable d’accueillir jusqu’à 100 startups (plus d’une cinquantaine aujourd’hui) ayant moins de 36 mois d’existence et qui devrait prochainement trouver plusieurs prolongements en Province avec les Caisses régionales du Crédit Agricole. D’emblée, Le Village a été conçu avec ce qu’il faut appeler un grand respect de l’esprit d’innovation, privilégiant l’envie des créateurs plus que leurs business plans et se voulant laboratoire et non pas label ; se définissant comme une « zone de frottements constructifs », entre jeunes pousses, monde de la banque et des partenaires aussi variés que Bearing Point, Microsoft ou Sanofi. Pourquoi, cependant, le prix « Innovation et mutualisme », créé par la Caisse locale Paris Concorde du Crédit Agricole d’Ile-de-France pour récompenser les locataires du Village, ayant récemment été décerné à la startup Mille Pépites, donne-t-il fortement l’impression que quelque chose manque ?

E-immo, un premier modèle crosscanal pour les banques françaises

Dans un récent billet, nous avons souligné qu’à la différence des banques, prises dans une logique multicanale dont elles peinent à sortir, où les canaux se font concurrence et où les accès digitaux vident les agences, la grande distribution a davantage opté pour une approche crosscanale, où les différents canaux se complètent et se renforcent, les magasins physiques demeurant leur point de convergence. La question qui nous a été plusieurs fois posée est ainsi de savoir si des solutions comparables n’émergent pas également dans le monde bancaire. De fait, quoique peu nombreuses encore, de telles approches sont effectivement apparues. La plateforme E-immo du Crédit Agricole, lancée en juin 2013, en fournit à ce stade sans doute le meilleur exemple.

Pourquoi les banques ont raison de continuer à ouvrir des places de marché qui souvent ne marchent pas et pourquoi, avec Fivory, une banque française se retrouve à la pointe de l’innovation.

Récemment encore, Boursorama s’est lancé dans la vente de voitures d’occasion (Boursoshop), le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes a créé Tootici, une plateforme de e-commerce qui privilégie les produits de proximité et le Crédit Agricole Centre Loire a conclu un partenariat avec le Drive Fermier du Berry. Depuis quinze ans, les banques ne cessent d’essayer de vendre, directement ou en tant qu’intermédiaires, autre chose que des produits financiers. Pourtant, à part quelques succès, comme dans la télésurveillance, cela marche en général assez mal. Mais elles insistent. C’est en fait l’une des tendances les plus fortes du secteur bancaire, en France comme à l’étranger, quoique l’une des moins aperçues. Une tendance qui commence néanmoins à produire des solutions très innovantes.

« Un autre regard », le blog du Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne qui change tout!

Blogs, boites de dialogue, boites à idées new look, tchats et autres : depuis quelques années, les banques multiplient les canaux de contacts permanents avec leurs clients. Mais ceci, avec un succès souvent mitigé. Dans ce contexte, le blog du Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne Un autre regard présente une particularité certaine : il a l’air de bien marcher ! Il mérite en tous cas certainement un détour.

Quand les banques françaises font le pari de la solidarité.

Cela peut paraître anecdotique mais, sur le site du Crédit Agricole Brie Picardie, on trouve une page « J’ai un coup dur ». Il n’y a rien là de très bouleversant : la page indique simplement la marche à suivre pour que la banque se porte caution locative, pour puiser dans son épargne de précaution ou pour faire jouer ses assurances. Cependant, le regroupement de telles démarches, vis-à-vis desquelles on attend effectivement une assistance rapide et sans faille de sa banque, est assez intéressant. Avec son titre un peu dramatique (« j’ai un coup dur »), la page souligne la proximité et la réactivité vis-à-vis des clients et cela marque une tendance assez forte aujourd’hui au sein des banques françaises. Une tendance qui recouvre elle-même un choix stratégique décisif.

De l’évolution des agences en général et de l’Espace W31 du Crédit Agricole Toulouse en particulier

Nous publions ces jours-ci notre Baromètre des réseaux d’agences bancaire actualisé (chiffres au premier semestre 2014). Depuis la première version de cette étude en 2012, le paysage a sensiblement évolué. Premiers constats : la baisse de fréquentation, d’environ 9% par an depuis 2007, semble s’être stabilisée. Les agences reçoivent désormais en moyenne 15% de leur clientèle…

Et si les banques en ligne décollaient vraiment?

A l’occasion de la fin d’année, les pronostics 2015 qui ont été formulés pour les banques françaises avaient un air certain de déjà vu. En gros, face à l’invasion numérique et face à la menace que les grands de l’internet et les fintech ne viennent chasser sur leurs terres, les banques doivent contre-attaquer. 2015 devrait être ainsi l’année des banques pure players en ligne et sur mobile. On disait pratiquement la même chose il y a cinq ans !

Certes, plusieurs banques en ligne pure players étaient en pertes fin 2013 et le resteront visiblement fin 2014. Certes, les banques en ligne ne concentrent que 7% des comptes courants et à peine plus de 2% des Français ont leur compte principal chez l’une d’elles. Toutes ensembles, les banques en ligne françaises ne séduisent que 2 millions de clients, contre 2,8 millions en Italie et 12 millions en Allemagne et Autriche réunies. Mais un compte courant sur trois s’ouvre désormais chez une banque en ligne et l’année 2015, sûrement, sera la bonne, nous assure-t-on. Et si l’on regardait les choses d’un peu plus près ?

Umpqua, la banque d’aujourd’hui.

Si vous suivez l’actualité bancaire, vous avez sans doute déjà entendu parler d’Umpqua Bank pour ses agences – les premières où ont été introduits la presse, les machines à café, les espaces cosy et toutes sortes d’événements. Il y a cinq ans, c’était assez singulier pour qu’Umpqua soit régulièrement citée. Aujourd’hui, on rencontre ces éléments…

Le Crédit Agricole des Savoie lance la Banque des jours difficiles ; la Banque tout simplement ?

Le Crédit Agricole des Savoie a achevé la mise en place d’un dispositif de « Banque des jours difficiles » (précurseur en cela comme en d’autres domaines, le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne avait semble-t-il pris la même initiative dès 2005). En complément des Points Passerelle, que propose l’ensemble du réseau Crédit Agricole, il s’agit d’accompagner les clients dont la situation est financièrement fragile. C’est en soi un objectif très louable et, si l’on y regarde bien, cela va encore beaucoup plus loin que cela !

Intensifier la relation client ou disparaître?

Voyez-vous un point commun entre ces trois différentes initiatives ?

  • Quatre caisses régionales bretonnes du Crédit Agricole lancent l’appli « Mon conseiller », qui permet de gérer à distance le contact direct avec son chargé de compte.
  • Fivory, le nouveau porte-monnaie électronique du Crédit Mutuel, intègre une galerie virtuelle, une place de marché.
  • En Grande-Bretagne, les Virgin Money Lounge ne sont pas des agences bancaires. Rien en effet ne permet particulièrement d’y traiter des opérations financières. Ce sont de simples lieux de détente pour les clients de la banque Virgin, selon une logique de club (il faut s’enregistrer, indiquer sa boisson favorite, etc.).

Alors ?

En 2014, la banque sur mobile trouvera-t-elle une véritable utilité ?

2013 aura été d’une certaine façon l’année du mobile dans les banques. Les meilleurs experts l’annonçaient : le mobile allait très rapidement devenir le canal dominant des relations bancaires, surtout chez les générations X et Y. Pour Brett King, le gourou de la « Banque 2. 0. », c’était une évidence : les transactions sur mobile et celles réalisées dans les agences seraient dans un rapport de 300 à 1 dès 2016 et, dès 2014, la génération Y ne communiquerait plus à 80% avec une banque qu’à travers le mobile. Nous en sommes encore très loin !