L’accord des banques anglaises sur le mobile, Sépamail en France : deux initiatives stratégiques majeures passées pratiquement inaperçues

Quel est l’enjeu stratégique le plus important pour les banques de détail ces cinq prochaines années ? A suivre la presse spécialisée, sans doute le mobile banking ou le big data. Pourtant ceux-ci semblent d’une certaine façon conditionnés par une question plus déterminante, dont on parle étrangement peu : les banques vont-elles parvenir à donner une nouvelle dimension aux systèmes interbancaires de paiement ?

Certes, formulé ainsi, le sujet a l’air particulièrement rébarbatif ! Alors, oublions les flots de littérature actuellement produits sur le big data et le mobile banking et tentons de présenter les choses de la manière la plus claire possible.

Une banque française qui vend des fruits et légumes, ça pose quelques questions essentielles.

Banque Populaire a créé un portail de vente en ligne de produits agricoles et viticoles : Direct & Bon.

Explications : une part croissante d’agriculteurs cherche à développer leurs ventes en circuits courts. Internet leur permet aujourd’hui de recruter de nouveaux clients et de mieux valoriser leurs productions. Mais rares sont ceux qui ont la formation et le temps nécessaires pour créer eux-mêmes un site de vente en ligne. Pour les aider dans cette démarche, la Banque Populaire, 3ème acteur bancaire du monde agricole, a décidé de mettre à leur disposition un outil performant clé en main.

Ce n’est pas la première fois que ce genre de solution apparait. Il faut dire que l’idée est séduisante : les grandes banques disposent d’une très large base de clientèle fidèle, à laquelle elles peuvent sans doute vendre autre chose que des produits financiers. Par ailleurs, le commerce en ligne ne cesse de croitre et il est déterminant pour les banques d’en capter les flux de paiements. L’idée est donc que les banques développent elles-mêmes ce commerce. Seulement, si l’idée s’impose, est-ce que cela marche ?

Demain, les PME passeront-elles par leurs banques pour externaliser leurs activités ?

Depuis plusieurs années, maintenant, les banques sont devenues des prestataires de services externalisés auprès d’une large clientèle d’entreprises, qu’il s’agisse de proposer à ces dernières : – des solutions de paiement intégrées (ex : le chèque outsourcing service d’HSBC). – Le financement, l’assurance et la gestion du poste clients. Ex : Banque Palatine ou Teotys (Crédit…

Certaines banques commencent à se distinguer sur les réseaux sociaux

On écrit beaucoup sur les réseaux sociaux. Mais bien plus en général sous le registre prospectif ou sociologique que pour préciser ce qu’ils sont et ce qu’ils permettent. De sorte que tout ou presque reste à inventer. Les banques ont compté parmi les premières entreprises à investir les réseaux sociaux. Mais beaucoup ne s’en servent que comme vitrines ou comme SAV, ce pour quoi ils ne sont pas forcément bien adaptés. Quelques stratégies percutantes sont apparues cependant.

Les banques et l’externalisation d’activités : un sujet essentiel

Article publié dans Le Cercle Les Echos, le 29 mai 2012.

Les élections législatives passées, les vrais sujets vont ressurgir. Parmi eux, l’un des moins abordés parait particulièrement intéressant et important : l’externalisation ou outsourcing et précisons même l’externalisation des métiers ou BPO (Business Process Outsourcing), que nous envisagerons ici particulièrement dans le cas des banques.

Immédiatement synonyme de délocalisations et de plans sociaux, le sujet est sensible. Toutes les grandes banques cependant sont désormais obligées de le prendre en compte, les Françaises comme les autres, compétitivité et profitabilité obligent. Mais allons plus loin : le sujet s’impose parce qu’il est devenu une variable essentielle du développement d’activités. Il est donc dommage qu’on ne le considère que sous l’angle de la délocalisation d’activités, qui n’en représente qu’un aspect et non le plus essentiel.