L’avenir des paiements

Depuis quelques années, les innovations et les bouleversements en matière de paiement sont si nombreux, ils recouvrent des enjeux stratégiques si déterminants qu’il est impossible de ne pas se demander quel horizon ils dessinent finalement. Quel est, en d’autres termes, l’avenir des paiements ? Cette question, étrangement, est cependant rarement posée.

Des solutions originales en finance participative (VI) : Metro Bank et Zopa, l’avenir du prêt P2P en question

Dans un précédent billet, nous avons souligné quelle menace une plateforme de crowdlending de la taille du LendingClub est à même de représenter pour les banques. Nous avons également signalé que la plupart des banques n’ont sans doute pas encore exactement pris conscience de cette menace. Celle-ci trouve cependant une première réponse avec l’accord que Metro Bank et Zopa ont conclu il y a quelques mois.

Fidélisation des clients : ce que les banques peuvent retenir des compagnies aériennes

Jusqu’à très récemment, les banques ont suivi un objectif prioritaire d’ouvertures de comptes. Il n’est désormais plus exclusif. Une prise de conscience – également récente, aussi surprenant que cela puisse paraître – quant à la multi-bancarisation majoritaire de leurs clients et quant à la faible rentabilité unitaire de beaucoup d’entre eux, pousse désormais les banques à développer leurs formules de fidélisation. Et, à cet égard, si les banques ont longtemps suivi les grands détaillants, c’est avec les compagnies aériennes que les comparaisons sont désormais pour elles les plus intéressantes.

Quand les banques françaises font le pari de la solidarité.

Cela peut paraître anecdotique mais, sur le site du Crédit Agricole Brie Picardie, on trouve une page « J’ai un coup dur ». Il n’y a rien là de très bouleversant : la page indique simplement la marche à suivre pour que la banque se porte caution locative, pour puiser dans son épargne de précaution ou pour faire jouer ses assurances. Cependant, le regroupement de telles démarches, vis-à-vis desquelles on attend effectivement une assistance rapide et sans faille de sa banque, est assez intéressant. Avec son titre un peu dramatique (« j’ai un coup dur »), la page souligne la proximité et la réactivité vis-à-vis des clients et cela marque une tendance assez forte aujourd’hui au sein des banques françaises. Une tendance qui recouvre elle-même un choix stratégique décisif.

Le crowdfunding : menace ou opportunité pour les banques?

Pourquoi la Royal Bank of Scotland envisage-t-elle aujourd’hui de créer sa propre plateforme de crowdfunding ? Pourquoi BNP Paribas s’est engagée dans des partenariats avec WiSEED et Ulule et la Banque Postale avec KissKissbankbank ? Le crowdfunding, plutôt qu’une menace pour les banques, ne serait-il pas au contraire une opportunité pour celles qui s’y intéressent ? Pour les banques, le crowdfunding représente un complément de gamme plus qu’intéressant.

La Banque postale a beaucoup de chance!

Il vaut certainement la peine de parcourir le compte-rendu des Conférences citoyennes que la Poste a menées et qui vient d’être publié (télécharger le document). Il faut en effet d’abord souligner l’intérêt des réflexions et suggestions concernant l’évolution du Groupe. Cela invite d’ailleurs les autres banques à explorer à leur tour cette démarche, bien plus porteuse que les habituelles enquêtes de (d’auto-) satisfaction.

En 2014, la banque sur mobile trouvera-t-elle une véritable utilité ?

2013 aura été d’une certaine façon l’année du mobile dans les banques. Les meilleurs experts l’annonçaient : le mobile allait très rapidement devenir le canal dominant des relations bancaires, surtout chez les générations X et Y. Pour Brett King, le gourou de la « Banque 2. 0. », c’était une évidence : les transactions sur mobile et celles réalisées dans les agences seraient dans un rapport de 300 à 1 dès 2016 et, dès 2014, la génération Y ne communiquerait plus à 80% avec une banque qu’à travers le mobile. Nous en sommes encore très loin !

Pourquoi le développement par les banques d’applications de recherche immobilière sur mobile pourrait bien être décisif ?

C’est encore très nouveau et limité mais l’on voit quelques banques développer des applications pour mobile qui sont autant d’outils à travers lesquels leurs clients peuvent acheter des biens tout à fait non bancaires ou se renseigner quant à leur acquisition. La pratique est toute nouvelle mais elle a déjà reçu un nom : activity-based marketing. Derrière elle, une mutation considérable pourrait bien être en train de se dessiner.

 

L’avenir des automates bancaires, la crise et le travail au noir

Les presque 59 000 automates (Guichets et Distributeurs automatiques de billets) que les banques ont installés en France représentent l’un des éléments les plus importants du mobilier urbain – on en compte moins que de feux-rouges mais plus que d’abribus ! Ils sont devenus à ce point omniprésents dans nos villes qu’on ne les remarque presque plus. Les banques même tiennent-elles pleinement compte qu’ils représentent leurs premières vitrines, les points de contact avec leurs clients les plus utilisés ? Et que, justement, nos contact les plus fréquents et répétés avec notre banque passent souvent par l’automate d’une autre ? Comment s’étonner ensuite que les offres des banques tendent à toutes se confondre aux yeux du public !

Pourquoi le Crédit Agricole Brie Picardie est-il la banque la plus performante de France ?

Malgré une mauvaise année 2012 pour beaucoup d’établissements et une année 2013 qui ne sera pas non plus très réjouissante, la banque de détail en France se porte bien et affiche une solide rentabilité. Il n’est pas inutile de le souligner, alors qu’on la répute volontiers aujourd’hui en perte de vitesse, lestée par ses agences désertées et alors qu’on la somme d’accélérer son passage à la banque à distance et sur mobile.

Livret A : les banques ont-elles trouvé la parade ?

Plus que jamais, le livret A reste le support d’épargne préféré des Français et la baisse de son taux de rémunération ne changera sans doute que peu cette situation. Le livret A pose cependant un vrai problème aux banques françaises : l’essentiel de sa collecte n’est pas dans leur bilan mais est centralisée à la Caisse des Dépôts. Les banques françaises recueillent ainsi moins de dépôts propres que leurs homologues étrangères, c’est un point de fragilité que soulignent régulièrement les agences de notation.

On parle actuellement de diminuer le transfert de la collecte à la CDC mais la question est plutôt finalement de savoir pourquoi les banques françaises n’ont pas davantage développé des solutions propres d’épargne susceptibles de remplir le même emploi que le livret A auprès de leurs clients ?

Quels genres de clients veulent les banques ?

La question peut paraitre incongrue. Les banques s’adressent à toutes sortes de clientèles et se flattent d’ouvrir le plus grand nombre de comptes, sans distinction. Mais n’y a-t-il pas certains types de clients qu’elles préfèrent ? Pour le savoir, il suffit de se référer aux profils individuels qu’elles mettent en avant, plus que dans leurs publicités encore, dans leurs plaquettes et sur leurs sites. Certes, toutes ne présentent pas des visuels personnalisés. Les grandes banques italiennes et anglaises y ont bien moins recours que les grandes banques espagnoles et allemandes. En France, comme aux USA, cela varie d’un établissement à l’autre : BofA le fait bien plus que Capital One et les Banques populaires bien moins que les Caisses d’épargne. Quoi qu’il en soit, il est intéressant d’examiner les visages des banques. On s’aperçoit alors qu’elles veulent toutes les mêmes clients et qu’elles veulent également que leurs personnels leur ressemblent à ce point qu’on ne puisse pratiquement pas les distinguer. Petit tour d’horizon.

Et si la Banque postale était l’établissement qui, en France, a le plus d’atouts stratégiques ?

Janvier est le mois des distinctions et prix de tous genres concernant l’année écoulée et nous allons, à notre tour, consacrer à la tradition.

Ce sera pour distinguer la Banque postale, qui aura été à nos yeux l’établissement français le plus surprenant en 2012. Nous ne reviendrons même pas sur son implication dans les dossiers Dexia ou CIF. Nous nous en tiendrons seulement à une batterie d’indicateurs, vis-à-vis desquels les plus grandes banques françaises accusent un certain retard, une certaine fragilité, par rapport à leurs homologues étrangers. Des indicateurs pour lesquels LBP présente souvent les meilleurs ratios en France.

Pourquoi les banques ne se positionnent-elles pas davantage sur les moments de la vie où l’on a vraiment besoin d’elles ?

Il y a des moments où il faut pouvoir compter sur sa banque. Qu’il s’agisse de modifier des données, d’accomplir des démarches administratives, de solliciter un prêt ou des services financiers, de demander des conseils. Ces moments sont autant d’occasions clées pour les banques face à leurs clients et elles en sont toutes persuadées.  D’ailleurs, la plupart d’entre elles ont su se positionner en cas de transmission, de succession, de financement d’études ou, plus récemment, d’expatriation. Seulement, en France, c’est à peu près tout.