Quand les banques françaises font le pari de la solidarité.

Cela peut paraître anecdotique mais, sur le site du Crédit Agricole Brie Picardie, on trouve une page « J’ai un coup dur ». Il n’y a rien là de très bouleversant : la page indique simplement la marche à suivre pour que la banque se porte caution locative, pour puiser dans son épargne de précaution ou pour faire jouer ses assurances. Cependant, le regroupement de telles démarches, vis-à-vis desquelles on attend effectivement une assistance rapide et sans faille de sa banque, est assez intéressant. Avec son titre un peu dramatique (« j’ai un coup dur »), la page souligne la proximité et la réactivité vis-à-vis des clients et cela marque une tendance assez forte aujourd’hui au sein des banques françaises. Une tendance qui recouvre elle-même un choix stratégique décisif.

Et maintenant, que faire de PayPal?

C’est donc fait. Sous la pression d’actionnaires aussi remuants que Carl Icahn, EBay a annoncé qu’il allait se séparer de PayPal, lequel sera introduit en bourse au second semestre 2015. EBay l’avait acheté pour 1,5 milliard $ en 2002. Présent dans 190 pays et comptant 143 millions de clients, PayPal  est aujourd’hui valorisé à hauteur de 30 milliards $.

Banques et market places BtoB et BtoC : demain, être seulement une banque ne suffira plus!

Il y a un peu plus de deux mois, nous sommes intervenus lors de la conférence CCM Benchmark « Banque et digital 2014 » sur le thème des banques et des places de marché BtoB et BtoC. Nous avons été surpris par les demandes que cette intervention nous a suscité et nous suscite encore. La question, visiblement, est d’actualité. Nous publions ainsi aujourd’hui, pour nos abonnés, une présentation sur le sujet. Il le mérite bien. Pour les banques, développer en ligne pour leurs clients des solutions de commerce BtoB ou BtoC est une tendance constante depuis plus de dix ans, bien que ces solutions, en général, ne marchent pas ! Mais les choses bougent.

Midata ou big data ? Pourquoi les banques devraient restituer leurs données personnelles à leurs clients?

Midata au Royaume-Uni, MesInfos en France, les Purple (formation), Green (énergie) et Blue (santé) Buttons aux USA : ces trois initiatives récentes, lancées par les gouvernements britannique et américain et de manière privée en France par la Fing (Fondation Internet Nouvelle Génération) réunissent de grandes entreprises acceptant de restituer à leurs clients, sous une forme directement utilisable par eux, les données dont elles disposent à leur propos.
La définition de nouveaux services en est attendue, l’idée générale étant que, mieux renseignés sur leurs propres comportements d’achat, les consommateurs feront de meilleurs choix, notamment en matière de tarifs. Comment, de manière concrète ? Tout ceci demeure encore à préciser, tandis que beaucoup d’observateurs se demandent quel réel intérêt les entreprises auront à développer de telles initiatives. Or, dans le cas des banques, cet intérêt parait certain à plusieurs titres, pour celles qui sauront le comprendre – d’ailleurs, parmi les plus de 25 entreprises que rallie le projet Midata, on compte HSBC, Lloyds TSB, BarclayCard ou MasterCard. Tandis qu’en France, le Crédit coopératif et la Société Générale comptent parmi les premiers soutiens de MesInfos.

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Innovations bancaires : quoi de neuf ?

Le Groupe BPCE s’intéresse aux Google Glass. Les Caisses d’épargne y voient d’abord un outil commode de capture de documents avant stockage dans le coffre-fort électronique qu’elles proposent. Les Banques populaires tentent plutôt de s’en servir pour enrichir l’expérience d’achat et y développer la consultation de compte et les virements. Les Caisses d’épargne prennent les Google Glass sous une direction particulière : la gestion de documents dématérialisés, qui transforme la notion même de compte et de services bancaires. Les Banques populaires adaptent leur offre courante à un outil nouveau qui n’est même pas encore commercialisé. Les Caisses d’épargne innovent et les Banques populaires ont des chances d’être prêtes quand les Google Glass seront devenues d’un usage courant, si elles le deviennent mais quand les offres bancaires, elles, pourraient bien avoir beaucoup changé.

Visa, un puzzle stratégique ?

A ce stade, il n’y a que des éléments épars. On reparle du rachat de Visa Europe par Visa Inc. Mais cela fait l’objet de rumeurs depuis assez longtemps déjà. Visa lance son portefeuille électronique V.me qui, d’emblée, déçoit beaucoup d’observateurs. Quant aux solutions de paiement par mobile, Visa ne fait pas beaucoup l’actualité. On peut tirer de tout cela que la firme peine à avancer dans un domaine des moyens de paiement en ébullition. Mais on peut également faire de ces différents éléments les pièces d’un puzzle qui révélera progressivement l’image d’une stratégie ambitieuse.

L’accord des banques anglaises sur le mobile, Sépamail en France : deux initiatives stratégiques majeures passées pratiquement inaperçues

Quel est l’enjeu stratégique le plus important pour les banques de détail ces cinq prochaines années ? A suivre la presse spécialisée, sans doute le mobile banking ou le big data. Pourtant ceux-ci semblent d’une certaine façon conditionnés par une question plus déterminante, dont on parle étrangement peu : les banques vont-elles parvenir à donner une nouvelle dimension aux systèmes interbancaires de paiement ?

Certes, formulé ainsi, le sujet a l’air particulièrement rébarbatif ! Alors, oublions les flots de littérature actuellement produits sur le big data et le mobile banking et tentons de présenter les choses de la manière la plus claire possible.