Quand BNP Paribas crée l’exploit…

… cela est davantage remarqué par les observateurs anglo-saxons que par la presse française. L’International Financing Review (IFR) vient ainsi de désigner BNP Paribas banque de l’année 2012, en soulignant sa clairvoyance et son courage – des termes qu’on emploie rarement à propos des banques par les temps qui courent. Pourquoi des tels éloges ? Pour la réorganisation par l’établissement français de son activité de Corporate and Investment Banking (CIB) et le dégonflement (deleveraging) de ses besoins de financement en dollars. Bref retour sur des mesures dont on n’a peut-être pas souligné assez l’envergure en effet.

La profitabilité des banques françaises en question. Une intéressante comparaison internationale.

Dans le classement établi par Fortune au premier semestre 2012 des 20 banques ayant la plus importante capitalisation boursière mondiale, on ne trouvait que deux européennes, dont une seule appartenant à la zone € (Santander). On ne trouvait aucune banque française :

On comptait en revanche trois banques australiennes, ce qui est assez remarquable pour un pays de 22 millions d’habitants.

Qu’est-ce qui explique l’excellence de ces trois établissements australiens, si on les compare aux trois premières banques françaises cotées ?