Wells Fargo. Faut-il craindre le développement d’une véritable culture de l’arnaque dans les banques?

On n’a pas assez souligné le caractère inouï et inédit des « affaires » pour lesquelles Wells Fargo a été condamnée à payer une amende d’un milliard $ en avril dernier, après une première sanction de 185 millions $ en septembre 2016. Dans ce cas de figure, en effet, des milliers d’employés de l’établissement ont été complices. Du jamais vu ! Et cela pose la question de savoir si cela peut et va se développer ailleurs.

Réinventer les agences? L’étrange vogue des agences bancaires sur roues

Le phénomène s’est développé discrètement ces dernières années : les agences bancaires sont devenues mobiles ; du bloc d’automates transportable à l’algeco que l’on déplace, en passant par le camion aménagé. Ce n’est pas un phénomène massif, bien sûr, mais il est assez général pour être surprenant. Qu’est-ce qui peut bien pousser les banquiers à prendre la route ?

Livret A connecté : une petite innovation qui annonce un grand bouleversement?

Cela n’a fait l’objet que d’un bref communiqué dans la presse : les Caisses d’épargne lancent le Livret A connecté, une formule permettant à plusieurs personnes d’alimenter un même livret à travers une tirelire électronique. Simple solution technique permettant un service supplémentaire ? Petite innovation dans l’air du temps ? A moins qu’il ne s’agisse de bien plus que ça…

Les Innovation Labs sont-ils vraiment utiles?

On reproche souvent aux banques leur manque d’esprit d’innovation quand, à côté d’elles, le monde des FinTech est bouillonnant. Pourtant, depuis quelques années, les banques multiplient les Innovation Labs, des incubateurs d’idées nouvelles, ouverts aux jeunes créateurs. Mais il est vrai qu’en voyant ces Labs, on est inévitablement poussés à se demander quelles drôles d’idées les banques se font de l’innovation !

Relation clients : ce que les banques pourraient retenir de McDonald’s

Lancé depuis plusieurs années, le service à table se généralise dans les McDo : une fois la commande passée à une borne, on ne la retire pas au guichet. Le plateau est apporté à table, en salle. Dans certains endroits, de vraies assiettes sont utilisées. Comme au restaurant. Cette nouvelle formule accompagne par ailleurs le lancement de menus gourmands, faisant plus de place aux innovations et spécialités locales, de burgers « do it yourself », etc. A priori, rien qui se rapproche des activités bancaires. Sauf à y regarder d’un peu plus près…

Pourquoi Microsoft accepte-t-il désormais d’être payé en bitcoins?

Quoi que l’on puisse penser de cette crypto-monnaie très volatile, il faut reconnaître que le bitcoin s’impose de plus en plus comme une vraie monnaie – aujourd’hui, près de 3 500 commerces dans le monde l’accepteraient. Or cette tendance pourrait bien s’accélérer, surtout dès lors qu’après Dell, un acteur de la taille de Microsoft accepte à son tour d’être payé en bitcoin. Il y a une raison très simple à cela : les coûts de transactions supportés par les commerçants. Car cela n’est finalement pas assez souligné : les crypto-monnaies, dont le bitcoin représente 75% des transactions, marquent la fin des moyens de paiement. Explications.

Les banques prises au piège du multicanal?

Diebold vient de publier une enquête menée auprès d’une centaine de clients de banques dans huit pays, dont la France. Une enquête qui n’apprend pas grand-chose ! Les clients attendent plus des banques désormais, est-il souligné. Les agences ne correspondent plus à ce qu’ils demandent mais elles demeurent le meilleur canal pour l’ouverture de comptes et le meilleur véhicule pour la satisfaction clients et l’image de marque. Les banques, suggère encore l’étude, doivent à présent s’efforcer de délivrer une meilleure expérience client et, à cet effet, accélérer leur adoption des nouvelles technologies. Les relations doivent être personnalisées et les banques doivent investir le domaine des Big Data pour cerner, au niveau individuel, les usages, les préférences et les rejets de leurs clients (voir la présentation détaillée de l’enquête).

Il n’est guère besoin de souligner que ce sont là des choses qu’on lit et entend désormais partout, de sorte que, si l’on avait mené l’enquête auprès de banquiers, il est probable que les jugements n’auraient pas été très différents. Ces constats sont largement partagés. Pourtant, de manière étonnante, personne ne semble trop se rendre compte que, d’un point de vue stratégique, ils sont désastreux pour les banques ! En fait, il y a là comme un piège dans lequel un certain nombre d’établissements pourraient bien être en train de tomber.

Vers la banque intégrée

Les banques ont depuis longtemps réalisé qu’elles pouvaient vendre aux PME d’autres choses que des produits et services financiers : des offres dérivées, complémentaires, qui profitent des relations de confiance tissées avec leurs clients. Ce mouvement s’accentue aujourd’hui, prend des formes de plus en plus diverses et devient un axe stratégique majeur.