Un peu de lecture pour le weekend ?

Bureaucratie

Un excellent papier de Charlie Perreau dans le JDN décrit la mise en place par l’AMF d’un nouveau statut réglementaire pour les startups cryptos. En deux mots : une nouvelle usine à gaz bureaucratique et des délais d’autorisation assez délirants.

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Deux façons de voir les choses.

En mode « complotiste », on peut imaginer que les autorités ont voulu ainsi tuer dans l’œuf l’essor récent mais incertain sur bien des points des cryptos. De fait, la vague a bien moins touché la France que certains de ses voisins (nous l’avons présenté ici).

Comme souvent, la vision « complotiste » est finalement rassurante. Elle campe les autorités financières en gendarmes efficients.

Tandis qu’une vision plus « réaliste » invite à imaginer les autorités de marché soucieuses de bien faire et d’encadrer ces activités – le nouveau statut est issu de la loi Pacte – mais, comme dans un célèbre roman de Steinbeck, en étouffant finalement entre leurs grosses pattes ce qu’elles voulaient protéger. C’est un portrait moins rassurant et flatteur !

Cependant, face aux innovations, c’est une réflexion inévitable, que lance Patrice Bernard sur son blog, à propos des algorithmes utilisés par les réseaux sociaux.

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De quoi être circonspect donc, quand on lit cette très intéressante contribution sur Finance Mag consacrée à la manière dont les banques peuvent servir de lanceurs d’alertes concernant l’esclavage contemporain.

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Et bien sûr qu’il faut faire quelque chose. Mais en mode réglementaire classique, il y aurait là de quoi compromettre le lancement de nouveaux acteurs sur le marché bancaire pour cinq ans !

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Evolution des mentalités.

La BBC signale qu’au Royaume-Uni, Tesco Bank, filiale de la chaine de grandes surfaces, va fermer ses comptes courants et n’en proposera plus à ses clients. Seuls 12% les utilisent comme compte principal en effet et leur coût de gestion parait prohibitif.

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Cela est donc vu comme une économie et un échec, ce qui témoigne qu’il faudra encore un peu de temps pour admettre que le compte courant n’est plus le pivot de toute relation bancaire. Notre premier papier sur ce sujet remonte à 2013 et, début 2020, nous avons signalé le caractère très innovant de Banque Casino, désormais Floa Banque, sur cette question.

Floa va être reprise par BNP Paribas. L’approche restera-t-elle la même ? On ne sait pas par ailleurs, sur ce thème, ce qu’en pensent les Autorités bancaires…

Bonne lecture !

Score Advisor

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