LinkedIn a sélectionné 25 startups dont le siège social est en France, selon 4 critères : la croissance des effectifs, l’intérêt suscité auprès des demandeurs d’emploi, l’attractivité et les interactions entre l’entreprise et ses salariés sur la plateforme. Des critères, disons… surprenants. Mais des résultats intéressants.

Voici la liste établie par LinkedIn :

  1. PayFit
  2. Snips
  3. Qonto
  4. Everoad
  5. Blade Shadow
  6. Wemanity
  7. Navya
  8. Aircall
  9. Tiller Systems
  10. Back Market
  11. Malt
  12. LumApps
  13. Netatmo
  14. Bird Office
  15. Shippeo
  16. Lydia
  17. Lendix
  18. Octoly
  19. Easyrecrue
  20. Thiga
  21. UX-Republic
  22. Dreem
  23. Abbeal
  24. Aptiskills
  25. EasyMile

La liste compte cinq fintechs, dont 2 très bien placées : PayFit et Qonto + Tiller Systems, Lydia et Lendix (qui s’appelle désormais October).

Premier constat : sur l’ensemble, seulement cinq startups s’adressent au grand public. Avec Lydia et Lendix, cela fait sept. Et même si on leur ajoute l’assistant vocal Snips, une large majorité de startups ciblent un public particulier et fonctionnent en B2B. Est-ce à dire que l’accès au grand public est devenu trop onéreux ou jugé tel par les investisseurs ?

Capture

Deuxième constat : à part Qonto et Lydia, qui peuvent être assimilées à des néo-banques, et à part Octoly, dont le modèle de mise en réseau des influenceuses est original, toutes les autres startups de la liste se limitent à une offre bien précise et même assez limitée. Est-ce là le reflet des modes de sélection et de financement de l’innovation en France qui, appréciant aussi peu les paris que les risques, favorisent des offres bien définies et même assez cantonnées ? Mais des offres assez fragiles, dès lors qu’elles ciblent un public étroit et qu’elles trouvent, malgré tout, un certain nombre de concurrents – ce qui est le cas de la majorité des 25 startups qui apparaissent ici.

Dernier constat : plusieurs startups sont des plateformes ou des réseaux (Lendix, LumApps, Malt, Everoad, Octoly) et la plupart participent à la nouvelle économie : travailleurs indépendants (Qonto et Malt), solutions optimisées (Everoad & Shippeo, Easyrecrue, Tiller & PayFit,…), innovations technologiques (Snips, Blade Shadow, Navya et Easysmile, …), nouveaux modes d’organisation et de conception (Wemanity, Thiga, UX Republic, …). Dès lors, beaucoup de rapprochements pourraient être envisagés entre ces différents acteurs. Mais qui seront les agrégateurs de solutions ? Face à une liste aussi intéressante, on n’attend que de voir apparaître des opérateurs d’open innovation et d’architecture ouverte.

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