Hello Bank et les Médians.

Ce ne sera donc pas une révolution ! En plus d’un an, Hello Bank a séduit 101 000 clients en France et 42 000 en Italie. Des chiffres de recrutement brut comparables à ceux des banques en ligne, avec un investissement publicitaire élevé de même niveau. Les clients sont plus nombreux en Belgique (365 000) mais Hello Bank y a bénéficié de l’offre jeune de BNP Paribas Fortis, ainsi qu’en Allemagne (283 000), où Hello Bank s’est appuyée sur Cortal Consors, avec qui elle va d’ailleurs fusionner. A ce stade, il n’y a donc pas eu de ruée et, bien qu’il soit déjà prêt d’être atteint (791 000 clients sur les quatre pays à ce stade), Hello Bank ne relève pas son objectif d’1,4 million de clients en 2017 (dont 65% n’étant pas déjà clients de BNP Paribas ; ils sont environ 50% aujourd’hui).

D’emblée, nous l’avions souligné, le choix de lancer une banque unicanale, à part de BNP Paribas et sous une marque propre pouvait paraître assez étrange. Mais, depuis, Hello Bank a clairement été inscrite dans le périmètre de BNP Paribas, notamment en termes d’offres. Ensuite, lors d’une conférence de presse donnée mercredi dernier, les responsables d’Hello Bank ont parfaitement justifié leur choix de laisser vivre d’une vie propre, pour mieux observer son développement et en tirer tous les enseignements, une nouvelle banque porteuse de challenges importants : un lancement simultané sur quatre pays, une première, des offres conçues directement sur mobile, une banque unicanale positionnée comme banque principale pour des clients eux-mêmes actifs et en mouvement. Un positionnement attentif que l’on peut se permettre quand on est BNP Paribas et qui, de fait, aura ménagé une vraie surprise.