Depuis plusieurs années, maintenant, les banques sont devenues des prestataires de services externalisés auprès d’une large clientèle d’entreprises, qu’il s’agisse de proposer à ces dernières :

– des solutions de paiement intégrées (ex : le chèque outsourcing service d’HSBC).

– Le financement, l’assurance et la gestion du poste clients. Ex : Banque Palatine ou Teotys (Crédit Agricole Leasing & Factoring). Au-delà des fonctions d’affacturage (cession de créances, recouvrement), l’offre de service se déploie désormais sous de multiples aspects : analyse du cycle clients, accès à un logiciel performant de gestion de la comptabilité clients, relances amiables, gestion des encaissements et lettrage, externalisation des processus d’affaires (ADV, appels, …).

Toutes ces solutions ont en commun :

– de représenter une extension de métiers bancaires existants qui, rationalisés, peuvent être proposés à des tiers.

– d’être développées sous une formule BtoC (clientèle d’entreprises) et BtoB (sous-traitance, souvent sous marque blanche, pour le compte d’autres établissements financiers).

– de permettre à la banque prestataire de capter davantage de flux financiers.

L’étape suivante consiste pour les banques à tenter de valoriser leurs – généralement énormes ! – bases de clientèle, pour accompagner notamment les entreprises vers l’externalisation de certains traitements. A cet égard, il faut particulièrement relever l’initiative de Bank of America (2011) qui se positionne en véritable courtier d’outsourcing et propose à ses PME clientes de confier la gestion de leur service paye à la société spécialisée Intuit.

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Dans ce cadre, BOA ne se contente pas de valoriser sa base de 4 millions de PME en touchant une commission. En fournissant un service connexe à ses propres prestations, la banque capte des flux et fidélise ses clients. Et, bien entendu, dans la même veine, une multitude d’offres peuvent être élaborées.

Par ailleurs, c’était encore pour nous une manière de souligner que les réalités de l’outsourcing sont très loin de se limiter à la délocalisation dans des pays à bas coûts. Il conviendrait de commencer à s’en rendre compte !

Guillaume ALMERAS/Score Advisor

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