Taqanu, une banque pour les migrants

Beaucoup de migrants qui entrent en Europe sont sans papiers, n’en disposant tout simplement pas ou bien les ayant perdus. En Allemagne, une loi de juin 2016 oblige les banques à offrir un service de banque minimal à tout le monde, y compris aux réfugiés. Mais, compte tenu des réglementations relatives au KYC et à la lutte anti-blanchiment, les banques courent de grands risques à le faire. Sans compte en banque, cependant, les migrants ne sauraient louer un appartement, par exemple. Ils sont condamnés à avoir recours au système informel, surtout pour travailler. Sur cette base, deux startups, BanQu aux USA et Taqanu à Berlin, ont décidé de lever cette difficulté, en élaborant d’ailleurs deux solutions très proches.

Que devient Secco, la plus disruptive des néobanques?

Il y a deux ans était lancée Secco. Non pas seulement une néobanque anglaise de plus mais la plus disruptive des néobanques. Une banque sans agences – ce qui est banal – mais également sans appli mobile ni même un canal de contact ! Une banque qui promet de réinventer la notion même d’argent mais qui en manque visiblement cruellement pour démarrer. Une néobanque trop innovante pour être vraie ? Pour tous ceux qui aiment les idées hardies, Secco mérite en tous cas le détour.

VeraCash, fintech française la plus innovante?

Vous n’en avez probablement pas entendu parler mais la fintech française la plus innovante en 2017 pourrait bien être basée au Mans. Elle se nomme VeraCash. Parmi toutes les fintech nationales, en effet, elle est sans doute celle qui réunit le plus de facteurs d’innovation : une offre originale, dont l’utilité est évidente et qui facilite de manière importante des usages existants, une ambition forte et des capacités d’extension énormes. Présentation.

Les candidats à la Présidentielle ont-ils entendu parler du Compte CO2?

Le Compte CO2 a été créé en 2013 par la startup brestoise 450. Depuis, il a rencontré, malgré d’intéressants appuis, un succès qu’on ne peut qualifier au mieux que d’estime (12 000 ménages l’ont adopté, ainsi qu’une trentaine d’entreprises). Un succès qui n’est certainement pas à la hauteur de l’ambition et de la pertinence de la démarche. Pourquoi en parler aujourd’hui dès lors ? Parce qu’il serait dommage de ne pas tenter de donner plus d’ampleur à l’un des projets fintech comptant certainement parmi les plus intéressants nés en France ces dernières années. Or c’est à quoi l’Etat pourrait très largement et facilement contribuer. L’actuelle campagne électorale fournit donc l’opportunité de le souligner.

Vous avez dit disruptif ? Colony

Si vous appréciez les startups hyper-ambitieuses, qui promettent de changer le monde, le travail et le capitalisme avec. Si vous vous intéressez à la technologie de la blockchain et guettez ses premières applications grand public. Et si enfin vous êtes attentifs aux projets de grande envergure, développant des schémas originaux, Colony est faite pour vous. En fait, Colony concerne tout le monde estiment ses créateurs, qui ont choisi pour slogan : Whatever you do, join Colony !

Blockchain. Révolution ou évolution naturelle du monde de la finance et au-delà?

Dans le monde entier près de 400 milliards de transactions financières sont effectuées chaque année. La plupart d’entre elles passent par des intermédiaires comme les banques au sens large, qui gèrent, vérifient, valident et finalement exécutent ces transactions. Les intermédiaires enregistrent les transactions dans leurs livres comptables, bien sûr fermés au public. Et voilà la grande différence révolutionnaire : de grands livres partagés, basés sur un principe technologique d’algorithmes et d’une distribution ouverte, communément appelé la « Blockchain ».

L’utopie de la blockchain est-elle morte le 20 juillet?

Connaissez-vous Slock.it ? Il parait difficile aujourd’hui de trouver une startup plus ambitieuse. Alors que l’immense majorité des jeunes pousses développent en effet un produit ou un processus innovant, susceptibles de provoquer l’apparition de nouveaux comportements, Slock.it invente tout un monde nouveau, entièrement régi par des blockchains. Mais, au bout de cette logique, Slock.it a rencontré des difficultés qui pourraient bien marquer la fin de l’utopie de la blockchain. Explications.

Que cache la ruée des banques sur les blockchains?

Il ne s’agit pas d’une problématique technique mais d’une issue stratégique majeure et même essentielle puisqu’elle met en question le rôle même des banques demain. La question est en effet la suivante : pourquoi les banques investissent-elles de plus en plus dans une innovation, particulièrement intéressante en ceci qu’elle permet d’envisager, pour la première fois opérationnellement et techniquement, de se passer des banques ?

Circle, naissance d’un géant?

Quand une startup ayant un peu plus de deux ans d’existence lève 50 millions $ – c’est arrivé il y a quelques jours – avec pour investisseurs de tête des signatures comme Goldman Sachs, Accel Partners ou le fonds chinois IDG Capital Partners, cela mérite un coup d’œil. Surtout quand cette startup annonce une révolution de l’économie mondiale et semble bien avoir les moyens de la réaliser !

Les blockchains annoncent la vraie fin des banques

IBM propose aux banques centrales un système de gestion des monnaies existantes sur un blockchain centralisé, qu’il se propose de gérer. Sur le site C’est pas mon idée !, cette annonce a suscité un sarcastique billet au titre explicite : Quelqu’un peut expliquer le « P2P » à IBM ? Beaucoup de lecteurs sont-ils cependant à même de saisir combien la proposition d’IBM est absurde ? Combien réalisent aujourd’hui que les blockchains annoncent la vraie fin des banques, c’est-à-dire de l’idée même que nous nous faisons d’elles depuis le Quattrocento. Rien de moins !

Pourquoi Microsoft accepte-t-il désormais d’être payé en bitcoins?

Quoi que l’on puisse penser de cette crypto-monnaie très volatile, il faut reconnaître que le bitcoin s’impose de plus en plus comme une vraie monnaie – aujourd’hui, près de 3 500 commerces dans le monde l’accepteraient. Or cette tendance pourrait bien s’accélérer, surtout dès lors qu’après Dell, un acteur de la taille de Microsoft accepte à son tour d’être payé en bitcoin. Il y a une raison très simple à cela : les coûts de transactions supportés par les commerçants. Car cela n’est finalement pas assez souligné : les crypto-monnaies, dont le bitcoin représente 75% des transactions, marquent la fin des moyens de paiement. Explications.

Un cran plus loin que Bitcoin, SolarCoin.

Il y a un an, nous faisions part de notre circonspection face au bitcoin. Notre avis n’a pas changé depuis : nous pensons toujours que, si l’on veut bien lui ôter ses atours passablement mystificateurs (fondateurs mystérieux, algorithmes, rêves libertariens, odeur de souffre liée à ce que des organisations criminelles seraient assez imprudentes pour utiliser une monnaie aussi volatile, …), le bitcoin suit un schéma très classique de chaîne.

Un tel jugement va sans doute nous valoir un chapelet de commentaires injurieux car les adorateurs du nouveau veau d’or numérique affichent pour leurs contradicteurs un mépris qui n’a en général d’égal que leur mécompréhension des réalités monétaires – rien de nouveau à cet égard depuis les tulipes hollandaises du 17° siècle : aller donc convaincre celui qui veut croire ou qui mise sur sa fortune prochaine ! Aussi bien, ce que l’on peut saluer dans le bitcoin est sa dimension planétaire et son marketing, incroyablement efficace dans sa capacité à fédérer nombre des mythes et fantasmes de notre époque. Par ailleurs, le bitcoin peut également susciter des initiatives inattendues, comme c’est le cas avec une nouvelle arrivée parmi les crypto-monnaies virtuelles : SolarCoin, lancée en ce début 2014. En effet, alors que la spéculation demeure le plus souvent vue comme un phénomène irrationnel, comme un dérèglement de marché – en quoi d’ailleurs beaucoup de débats actuels sur le bitcoin reviennent à savoir s’il est ou non purement un instrument spéculatif – SolarCoin intègre ouvertement une dimension spéculative dans son fonctionnement et l’organise… pour servir le développement durable ! Cela mérite un détour.

Les monnaies locales virent au gadget. Dommage !

La presse a annoncé hier que, dès novembre prochain, la ville de Montreuil (Seine-Saint Denis) mettrait en circulation une monnaie locale et qu’il deviendra possible de payer en « pêches » plutôt qu’en € chez une trentaine de commerçants volontaires, ainsi que dans les centres municipaux de quartier, ce qui serait une grande première en France. Il faut sans doute s’attendre à voir se multiplier ce genre d’annonces et de « premières » car les monnaies municipales fleurissent actuellement : « monnaie de Rouen », « Stück » de Strasbourg, « Eco » d’Annemasse, « Touselle » à Comminges, etc. Mais quel intérêt ?

Bitcoin ? Et puis quoi encore ?

Lu récemment sur un blog : « Comment se protéger ? Investir dans des actifs réels comme l’immobilier, et l’or (physique uniquement) bien sûr. Et concernant la gestion de ses comptes proprement dit ? J’ai parlé de la solution Paypal. Il y a aussi le Bitcoin, et cela je vous en reparlerai d’ici quelques semaines… ». Bigre ! Notre impatience est trop forte et, constatant une fois de plus que la crédulité est décidément l’une des dimensions les plus fascinantes de la finance, voilà nos conseils pour faire, assez facilement, pas mal d’argent.

Quelles opportunités les monnaies parallèles peuvent-elles représenter pour les banques ?

Les banques auraient tort de dédaigner les monnaies parallèles, qui représentent un phénomène dont elles ne sont pas exclues comme, des tookets aux Sols, les exemples de différents établissements bancaires en France en témoignent.

On trouvera ces exemples dans notre Petit guide des monnaies parallèles, tandis que nous voudrions présenter particulièrement ici le cas d’une banque née à l’issue d’une expérience de monnaie parallèle inter-entreprises lancée à Bâle en 1934 et qui réunit aujourd’hui une PME suisse sur cinq. Connaissez-vous WIR ?