RockHealth, un fonds d’amorçage spécialisé dans les solutions de e-santé, mène depuis 2015 une enquête annuelle concernant l’adoption par les Américains des dispositifs digitaux dans le domaine du suivi médical.

L’enquête est particulièrement intéressante concernant les wearables ou objets connectés que l’on porte sur soi et qui, en permanence, peuvent permettre de suivre ses pulsations cardiaques, sa consommation calorifique, ses efforts, etc.

En 2018, leur utilisation a significativement augmenté :

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Surtout, elle s’accompagne d’un changement d’utilisation : les wearables sont relativement moins utilisés pour surveiller sa forme et ses efforts sportifs et davantage pour accompagner des diagnostics, suivre ou préparer des interventions ou encore gérer plus activement son sommeil.

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Néanmoins, le nombre de personnes ayant cessé de les utiliser a été nettement plus élevé en 2018 (39%) qu’en 2017 (27%).

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Or Rock Health ne s’en inquiète pas. Pour beaucoup d’utilisateurs, les objets connectés demeurent surtout des gadgets. Par ailleurs, comme l’indiquent les motifs de renoncement à leur utilisation et comme on peut facilement le concevoir pour des objets de santé, ils n’ont pas vocation à être utilisés en permanence mais plutôt pour faciliter une perte de poids ponctuelle, par exemple.

Toutefois, le fait qu’ils puissent être de plus en plus utilisés comme outils de soins, de diagnostic, favorisera certainement leur large adoption à terme. Car d’autres services utiles ne vont cesser d’être également proposés ainsi.

Ce point de vue parait tout à fait intéressant si on l’applique aux outils de Personal Finance Management que les banques et de nombreuses fintech proposent depuis plusieurs années. Leur taux d’adoption moyen est nettement moins élevé mais celui de leur abandon par les utilisateurs est comparable et même un peu plus fort. C’est que, même multicomptes, ces outils qui permettent de suivre ses dépenses et son budget de manière dynamique et détaillée restent essentiellement des outils de consultation, éventuellement accompagnés de conseils et de recommandations.

Ils ne créent pas vraiment d’interactions. A la différence des wearables de santé, en train de passer du suivi de ses efforts sportifs à de quasi interventions médicales. On peut donc penser que les outils de PFM seront eux-mêmes davantage adoptés, voire même couramment adoptés, dès lors que de véritables services y seront greffés – qu’ils seront ainsi non plus seulement consultés mais utilisés. Devenant même l’interface privilégiée à partir de laquelle gérer ses affaires bancaires.

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