Quand les agences deviennent des vitrines

Ces dernières années, de nombreux établissements ont été tentés de faire de leurs agences des halls d’exposition. Pour y proposer des offres tout à fait nouvelles ou pour en faire profiter leurs clients producteurs. La plupart du temps lancées de manière ponctuelle et expérimentale, certaines de ces initiatives perdurent. Faut-il y voir un nouveau type de services bancaires appelés à se développer ?

Quelles agences bancaires dans les villes connectées de demain?

Installée à Milan, Rome et Londres, l’agence de design Il prisma est devenue une référence importante dans le monde de l’architecture bancaire. Cultivant particulièrement les sensations de bien-être et de mise en confiance, ll prisma les développe désormais dans le cadre d’une réflexion sur la place et le rôle des agences bancaires dans des villes connectées.

Quels impacts ont l’âge et le niveau de revenu sur la fréquentation des agences?

Une réalité affecte désormais tous les réseaux d’agences bancaires : 24% des clients (21% en 2015) se rendent désormais moins d’une fois par an dans l’agence qui détient leur compte principal. On peut donc estimer que pour l’essentiel de la clientèle, la fréquentation de l’agence devrait se stabiliser autour de 2 à 3 visites au maximum par an. A l’occasion d’un point avec son conseiller, ainsi que d’une ou deux demandes liées à un projet ou un problème particulier. A partir de là, quels poids ont sur la fréquentation d’autres déterminants tels que l’âge, le niveau de revenu ou tout simplement l’implantation des agences ?

Oserait-on interdire le cash !?

En application de la Directive européenne sur les services de paiement (DSP2), les commerces vont désormais pouvoir proposer à leurs clients de leur délivrer de l’argent liquide lors d’achats par cartes bancaires (et uniquement elles, les chèques ne sont pas concernés). Cette mesure, dite de cashback, est présentée comme un moyen de lutter contre la « désertification » (tout à fait relative à ce stade – voir cet article) de certaines zones rurales en matière d’agences et d’automates bancaires. Or on ne peut manquer de s’étonner d’une telle mesure à l’heure où certains estiment que nous devrions nous diriger vers une société sans cash. Mais en fait cette mesure n’est pas forcément contradictoire avec un tel objectif.