Apple lance sa carte… et les médias français ont du mal à renouveler leurs analyses…

On ne va pas forcément se faire des amis mais, franchement, on aimerait bien inviter les médias français à renouveler un peu les grilles de lecture qu’ils appliquent à l’actualité bancaire et financière. Parce qu’on ne peut tout simplement plus voir aujourd’hui les choses comme il y a cinq ou dix ans !

Surprise ! Quelle confiance les jeunes Américains accordent-ils aux marques bancaires?

Le spécialiste des stratégies de marque BrandCap a créé un intéressant « index de proximité aux marques » (nous traduisons ainsi librement son « Relatability Index ») et l’a soumis à des représentants des Millenials et de la Génération Z (soit les 18-34 ans), les invitant ainsi à désigner les marques bancaires dont ils se sentent les plus proches. Avec pour résultats, une surprise de taille !

Les tendances en architecture ouverte

Banque plateforme, places de marché, banque as a service, banque invisible : l’heure est aujourd’hui non plus tant à la diversification des offres bancaires qu’à l’extension du parcours client. L’enjeu est en effet d’enrichir et d’étendre ce dernier et de le rendre le plus satisfaisant possible en termes de choix, de sécurité et de commodité.

Orange Bank : un succès serait vraiment étonnant!

Orange Bank fête son premier anniversaire. Depuis un an, son lancement n’a pas créé le bouleversement du marché bancaire qui était annoncé. Orange Bank n’est pas devenue cet « aiguillon » poussant les banques classiques dans leurs retranchements qu’elle ambitionnait d’être. Néanmoins, peut-être faut-il dire qu’elle ne l’est pas encore devenue. Pour le présent, les pertes d’exploitation sont importantes et le resteront sans doute. Mais Orange parle plutôt d’investissements et, à l’échelle d’un groupe de sa taille, le discours est crédible. Pour autant, dans les conditions actuelles, un fort succès serait étonnant.

Que faire de Fidor?

Acquise par BPCE en juillet 2016, la néobanque allemande Fidor n’a été lancée en France qu’en juin dernier sous une version qui ne propose même pas de services financiers et avec une discrétion qui n’a pas manqué d’attirer l’attention. Selon Le Monde, de mauvaises surprises (des placements risqués et des pertes devant être compensées en conséquence) chez sa filiale auraient beaucoup refroidi l’enthousiasme de BPCE. Mais cette dernière semble surtout hésiter quant au modèle de développement que Fidor doit adopter. Ce qui recouvre une question intéressante : que peut être une « nouvelle banque » aujourd’hui ?

Les banques vont devoir adopter un autre ton et un autre langage pour parler à leurs clients.

Sur le site de la néobanque anglaise Monzo, il y a une page très originale : Our tone of voice. L’établissement y explique comment il entend parler à ses clients, sur quel ton et quel langage il veut adopter vis-à-vis d’eux, tout en les invitant à faire de même. C’est assez étonnant mais, si l’on regarde de plus près, la surprise est surtout que seule Monzo y ait pensé.