Banque plateforme, places de marché, banque as a service, banque invisible : l’heure est aujourd’hui non plus tant à la diversification des offres bancaires qu’à l’extension du parcours client. L’enjeu est en effet d’enrichir et d’étendre ce dernier et de le rendre le plus satisfaisant possible en termes de choix, de sécurité et de commodité.

Le fait que les banques aient recours à des offres extérieures en complément des leurs n’a rien de nouveau. Il s’agit notamment ainsi pour elles de viser une clientèle particulière.

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Actuellement, des partenariats avec des tiers sont particulièrement développés sur les moments clés. Et sous une optique de diversification, les offres partenaires peuvent être labellisées. La tendance actuelle est néanmoins pratiquement opposée : mettre en avant ses partenaires, pour proposer notamment une expérience de paiement la plus intégrée possible aux utilisateurs des applis bancaires. Qui doivent pouvoir s’en servir pour accéder directement et facilement à tout un ensemble de services. On peut alors parler proprement de « banque plateforme ».

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Mais une banque peut même composer largement son propre catalogue à partir de produits et services financiers tiers. Un certain nombre de néobanques se présentent ainsi comme des « Hub financiers ». Cela marque que la relation client prime sur les produits. Elle est construite sur un outil de Personal Finance Management agrégateur de comptes et dispensant des conseils personnalisés.

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Au bout de cette logique de plateforme, le bouleversement est considérable. Une banque peut choisir d’elle-même de supporter la comparaison directe et permanente avec ses concurrents ! Il ne s’agit plus du tout alors de compléter l’offre mais de dynamiser et de renouveler radicalement la relation client. Santander, par exemple, a convenu de faciliter l’accès de ses clients à Raisin, véritable supermarché de dépôts bancaires, qui relaie les offres de 60 établissements en Europe.

Le pari est d’apprendre à travailler dans un contexte concurrentiel immédiat et permanent, que les outils digitaux ne peuvent que tendre à développer et qui sera donc imposé aux banques à terme, si elles ne le développent pas elles-mêmes. Les questions de compléments d’offre et de diversification cèdent ainsi la place à une tout autre stratégie consistant à demeurer le premier interlocuteur financier direct de ses clients.

En ceci, la stratégie de bank as a platform rejoint celle de bank as a service : il s’agit d’intégrer (essentiellement sous forme d’API) ses services directement dans l’offre de partenaires pour étendre au maximum le parcours client. Sur le site de recherches immobilières australien Realestate.com, par exemple, les clients de la banque NAB bénéficient de recherches contextualisées, c’est-à-dire qui tiennent compte de leurs capacités d’emprunt, permettant une simulation en fonction, ainsi qu’une première demande d’accord de principe de leur banque.

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On parle alors de « banque invisible ». Pour autant, il s’agit bien, pour la banque, non pas de s’effacer mais de prolonger le parcours de ses clients chez des tiers. Chez lesquels le fait d’être client de la banque doit donner accès à des avantages et à des commodités particulières.

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Pour en savoir plus, consulter notre Lettre de Veille/Tendances n°2 : les banques qui innovent en architecture ouverte.

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