Si l’on vous dit que Smartkey ambitionne de devenir la norme de communication des IoT, comme la technologie bluetooth est la norme pour la connectivité sans fil et qu’à cet effet, Smartkey définit des Smart NFT comme clés numériques, en utilisant des oracles de 2° génération, cela vous parle ou est-ce comme du javanais pour vous ? Il va pourtant falloir vous y faire. Car ce que Smartkey annonce, ce sont les systèmes de paiement de demain. Des systèmes de paiement sans banques.

En évitant au maximum le jargon technique, disons qu’avec la 5G nous allons entrer dans un monde d’interactions digitales constantes qu’une expression résume très bien : la smart city. On présente le plus souvent celle-ci comme une nouvelle organisation urbaine fondée sur la régulation de flux d’informations et donc, à travers eux, des flux réels qu’ils dénotent (consommations, déplacements, échanges, …). Ceci, à travers une multitude de capteurs. Les appareils digitaux ayant la double fonction de permettre les communications et de créer des informations. De sorte que la smart city se résume finalement aux interactions d’une multitude d’objets connectés mais utilisant des applis différentes.

Dès lors, comment faire pour que tous ces objets se parlent ? Est-il possible de définir un seul protocole qui convienne pratiquement à toutes leurs interactions possibles ? Le projet Smartkey consiste précisément à répondre par l’affirmative. En parvenant à connecter tous les objets à une unique blockchain Ethereum. Et, sur la base de ce réseau, en organisant les échanges. Ce qui se rapporte en premier lieu à des questions d’autorisations et de paiements. Lesquels, à travers la blockchain, pourront utiliser des cryptos.

A tout ceci, il ne manque, pour connecter les mobiles à la blockchain, qu’à adapter les cartes SIM. Orange a justement noué un partenariat avec Smartkey.

Voilà, difficile d’en dire plus sans entrer dans la technique. Mais c’est assez sans doute pour mettre en perspective, au croisement de nombreuses spéculations (comme celle d’Akon City) et de tentatives éveillées par la technologie des smart contracts,  l’envergure d’un projet comme celui de Smartkey.

Il se fonde sur deux principes : dès lors qu’il est totalement dématérialisé, l’argent n’est plus distinct de son réseau d’échange (dans le cas du bitcoin, l’argent est même le réseau d’échange lui-même) et, sur ce réseau, il circule à l’instar de toute autre information, avec laquelle il peut être directement associé. De sorte qu’il n’y a plus un système de paiement isolé. Les paiements s’intègrent à des systèmes d’échanges beaucoup plus larges.

Que deviennent les banques dès lors ? Bonne question ! Nous qui travaillons depuis plusieurs années sur l’évolution des services financiers dans les villes connectées de demain, combien de fois avons-nous entendu de la part de banques que nous tentions d’intéresser à notre démarche – et chez les plus grands établissements – que, oui, le sujet était intéressant sans doute mais qu’elles ne voyaient pas en quoi il les concernait… Effectivement, il pourrait bien, à terme, ne plus les concerner du tout !

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