Sauvons les agences !

Il est actuellement intéressant de suivre les commentaires qui accompagnent la publication du Baromètre Ifop/Windor Nixdorf sur les Français et la banque. Beaucoup retiennent de ce sondage que 68% des personnes interrogées estiment que le système sur lequel les agences bancaires fonctionnent aujourd’hui ne pourra pas perdurer  (seulement 26% prédisent néanmoins que le nombre d’agences va diminuer de manière importante). On en tire que, décidément, les agences ne répondent plus aux besoins des clients et la conclusion s’impose alors : il devient urgent de passer à des réseaux d’agences beaucoup plus automatisées, de ménager l’accès aux conseillers à travers des dispositifs vidéo et de fermer un certain nombre de sites. Désormais, beaucoup d’établissements en sont convaincus – aux USA, certaines grandes banques ont commencé à facturer à titre dissuasif le recours à un employé de guichet.

Certes, on note bien que les Français sont attachés à leur agence : depuis 2011, le nombre d’entre eux ayant une bonne image de leur agence est passé de 84% à 88% ! Mais, pense-t-on, c’est là surtout un paradoxe car, en même temps, les Français sont de moins en moins nombreux à se rendre régulièrement dans les agences. Le paradoxe de l’agence bancaire est d’avoir des clients fidèles mais déserteurs, souligne le Baromètre Ifop/Nixdorf.

A notre avis, il n’y a là aucun paradoxe et les résultats de l’enquête nous semblent devoir être interprétés de manière sensiblement différente.

 

Votre banquier à domicile

L’idée est très simple : et si vous pouviez rencontrer votre banquier hors de ses murs, dans un café ou chez vous, là où cela vous est le plus commode, tandis que les horaires de votre agence ne vous conviennent pas forcément ? Sauf si vous êtes client d’une banque de gestion de fortune, il est très peu probable que vous ayez cette possibilité.

Les agences bancaires en 2013.

Nous publions une version actualisée 2013 de notre Baromètre des réseaux d’agences bancaires. Fondé sur le suivi de nombreux établissements français et étrangers, ce Baromètre fait le point sur la manière dont beaucoup de banques envisagent aujourd’hui l’avenir et l’évolution de leurs réseaux d’agences.

CheBanca ! Milan.

Des agences bancaires toujours plus originales.

Au Japon, l’architecte française (expatriée) Emmanuelle Moureaux développe un design original pour les agences de la Sugamo Shinkin Bank (les Shinkin Banks sont des banques mutualistes).

L’agence de Tokiwadai :

L’agence d’Ekoda :

Et surtout l’agence de Shimura, dans le quartier d’Itabashi, à Tokyo, juste en sortant de la station de métro Shimura-sakaue :

Un point sur l’évolution des réseaux d’agences bancaires à ce stade

En France, les transactions en agence baissent en moyenne de 9% par an. Aux USA, elles ont baissé de 25% en 5 ans, passant de 10 200 transactions en moyenne par agence à 7 600 par mois. Dans un contexte multicanal, la question du rôle et même de l’avenir des agences bancaires est posée.

C’est un sujet difficile : les transactions baissent certes mais 95% des ouvertures de compte ont toujours lieu en agence ; lesquelles ne sont pas désertées mais voient plutôt une part croissante de leur clientèle perdre l’habitude de s’y rendre fréquemment. On peut comprendre dès lors qu’à ce stade peu d’établissements aient encore vraiment pris le problème à bras-le-corps.

Bradesco présente la banque de demain… et s’égare dans le futur

La banque brésilienne Bradesco vient d’ouvrir à São Paulo l’agence de demain – une Next Branch, conçue par l’agence de design Y Dreams.

A l’intérieur, un aménagement futuriste, des murs-écrans tactiles à profusion, des interfaces biométriques – Bradesco a été dès 2006 l’un des grands pionniers en ce domaine, comptant aujourd’hui 10 millions d’utilisateurs – des automates sans carte et, à l’accueil, un gentil petit robot.

Les agences bancaires à la croisée des chemins

Article publié dans Le Cercle les Echos, le 12 juin 2012.

La baisse de fréquentation des agences est avérée. Pour les banques, c’est évidemment un élément déterminant. Mais peu d’indicateurs sont disponibles et les explications les plus fréquemment proposées – tenant notamment compte de l’essor de la banque en ligne – ne sont pas forcément les plus pertinentes.