Faut-il facturer l’utilisation du guichet des agences ?

Certaines grandes banques américaines ont commencé à le faire. Bank of America avait ainsi proposé un compte courant sans frais mensuels, à condition de ne pas utiliser les guichets du tout – les clients s’en sont plaint néanmoins et la formule a été suspendue en août dernier.

On a tendance à considérer que ces mesures entérinent la fin des agences et veulent pousser les clients à accélérer leur passage sur les autres canaux avant fermeture. Mais sans doute est-ce un peu plus subtil.

Frais, tarifs : ce que les banques françaises ne disent pas (et ce qui n’est pas non plus ce que vous vous attendez sans doute à lire)

On décrie actuellement beaucoup les tarifs des banques et on accuse particulièrement celles-ci d’abuser de « frais cachés ». On regarde avec suspicion même le fait que les chargés de clientèle soient commissionnés sur la réalisation d’objectifs commerciaux. Mais on souligne rarement, voire jamais, que la banque est sans doute le commerce de masse où l’on peut le plus négocier les tarifs des services et produits et que c’est là un rôle déterminant que remplissent les chargés de clientèle en agence. Cela n’est guère étonnant car si ce rôle est effectivement déterminant, très peu d’éléments permettent de l’évaluer et beaucoup d’établissements d’ailleurs ne le cernent que très approximativement.

Pourquoi les banques paraissent-elles prisonnières d’un système de tarification assez problématique ? Le cas des banques en ligne.

Normalement, le bon sens voudrait que l’on paye ce qu’on consomme de manière courante à prix réel, c’est-à-dire à son coût de revient plus une marge, et ce qu’on consomme de manière accessoire à son coût marginal. Dit plus simplement, je connais et paie le prix réel de ce que j’achète, tandis que les petites dépenses accessoires, comme récupérer un duplicata, souvent dues à un oubli ou à une erreur de ma part, sont très peu chères ou gratuites.