Ce que sera l’expérience de paiement demain

En mars 2016, nous vous parlions des banques superstores. Des banques qui, désormais, vendent de tout, particulièrement au titre des services liés aux cartes bancaires. Nous soulignions que le phénomène, particulièrement vivace dans le monde émergent et spécialement en Asie, allait probablement assez vite toucher les pays occidentaux. De fait, Citi, aux Etats-Unis, a désormais pris une longueur d’avance à cet égard et réinvente par là-même l’expérience de paiement.

Les banques se laisseront-elles doubler sur le nouveau marché des wearables?

Bien que quelques banques (Barclays, la Caixa, en France le Crédit Mutuel Arkéa, par exemple) proposent à leurs clients des objets – montres, bagues, bracelets mais généralement sous une forme unique – connectés et équipés pour réaliser des paiements, ce sont surtout des acteurs non bancaires qui développent les wearables. D’Apple à Samsung, en passant par plusieurs startups (FitPay, Purewrist, en France Yuflow ou PayinTech). Ces objets n’offrent-ils pas pourtant aux banques l’opportunité de déployer une stratégie de marque forte et nouvelle ? C’est la question qu’amène à poser la récente initiative de Westpac en Australie.

Pourquoi les paiements par mobile baissent-ils aux Etats-Unis?

Selon une étude de Forrester Research, les achats en ligne effectués sur mobile aux Etats-Unis sont passés de 43% des ventes en 2016 à 36% en 2017. Dans les magasins, les achats par mobiles ont eux baissé de 21% à 16% sur la même période. Simple passage à vide ou retournement plus durable, que pourraient connaître également d’autres pays ?

Quand les grandes banques françaises parlent de leurs évolutions

La nouvelle Étude sur la révolution numérique dans le secteur bancaire français (n° 88 – Mars 2018) que vient de publier l’ACPR livre une synthèse des réponses de six banques (BNP Paribas, BPCE, Groupe Crédit Agricole, Groupe Crédit Mutuel, La Banque Postale et Société Générale) et onze entreprises d’assurance (AG2R La Mondiale, Allianz, Aviva, AXA, CNP, Covéa, Crédit Agricole Assurance, Generali, Groupama, MACIF et MAIF) à un questionnaire portant sur l’évolution de leurs métiers de détail. Cette étude fournit un excellent état des lieux des interrogations et hésitations actuelles de la profession, ainsi que des premières orientations stratégiques prises. Elle suscite également quelques étonnements.

Arrivée d’Amazon dans les activités bancaires : trois points de vue intéressants

Comme nous l’avons annoncé, Amazon pourrait prochainement proposer un compte courant, en collaboration avec une ou des banques américaines et en ciblant les plus jeunes, ainsi que des populations mal bancarisées. Bien entendu, cette annonce a suscité un grand nombre de commentaires, parmi lesquels les trois suivants paraissent particulièrement intéressants.

DSP2 : le sondage qui change tout !?

Adoptée le 8 octobre 2015, la seconde Directive européenne sur les services de paiement entrera en vigueur en janvier 2018. Dès sa publication, les commentaires ont été unanimes : cette Directive devrait susciter une mutation majeure, encourageant la concurrence et l’innovation et permettant notamment aux fintech et à d’autres acteurs de développer de nouveaux services susceptibles de faire largement ombrage aux banques. Cependant, est-ce vraiment ce à quoi nous allons assister dans quelques mois ? Les résultats d’un sondage mené par Accenture Consulting et l’University College Dublin au premier semestre 2016 en Irlande et en Angleterre, récemment remis en lumière, invitent à considérer que les choses pourraient se passer de manière sensiblement différente.

Un cas d’innovation ratée : les titres restaurant numériques

Lancés en avril 2014, les titres restaurants numériques faisaient partie des mesures phares du « choc de simplification » présenté par le gouvernement. Cela parait assez invraisemblable car leur flop, qu’on constate aujourd’hui (moins de 5% des titres en circulation 2 ans après ; moins de 20% des plus de 210 000 commerçants affiliés équipés pour les accepter), était largement annoncé. Retour sur une innovation dont le propre est de n’avantager véritablement aucun des acteurs qu’elle concerne. Une innovation ratée et même suicidaire peut-être qui, si elle était imposée, pourrait bien tuer l’usage qu’elle entend servir !

Jusqu’où iront les banques en matière d’aide aux décisions d’achat?

Vous êtes en train d’essayer un vêtement dans une boutique et vous vous demandez s’il vous va vraiment. L’appli AskAnna vous propose immédiatement une réponse, en faisant appel à toute une communauté de passionnés de la mode et d’experts (stylistes, bloggeurs, …). L’appli joue en somme le rôle de la « bonne copine ». Cela peut paraitre une curiosité. A moins que ne s’annonce là un bouleversement majeur du marketing, auquel les banques n’échapperont pas non plus.

L’avenir des paiements

Depuis quelques années, les innovations et les bouleversements en matière de paiement sont si nombreux, ils recouvrent des enjeux stratégiques si déterminants qu’il est impossible de ne pas se demander quel horizon ils dessinent finalement. Quel est, en d’autres termes, l’avenir des paiements ? Cette question, étrangement, est cependant rarement posée.