Et si le Crédit Coopératif avait cinq ans d’avance?

Il ne s’agit pas de faire ici de la publicité pour le Crédit Coopératif. Nous ne les connaissons pas du tout. Car, s’il y a longtemps que nous nous intéressons à cette institution singulière dans le paysage bancaire français, nos tentatives pour entrer en contact avec elle et en savoir un peu plus ont toutes été ignorées. Une fois, alors que nous insistions pour comprendre les raisons d’un tel mépris, il nous fut répondu qu’il n’était pas question de nous parler car nous sommes… un site commercial. En effet, nous vendons (quelle horreur !) des études. Autant dire que voilà des gens de convictions. Qui sont parvenus à développer une approche tout à fait suggestive.

La banque de demain : comment faire évoluer les relations que les banques entretiennent avec leurs clients? Dix articles à relire ou à découvrir.

En France, à la différence d’autres pays, la question intéresse relativement peu. Nous le constatons très directement à travers ce site et nos contacts avec les établissements. Ou bien, si la question est posée,  on y répond le plus souvent de manière technologique. On parle d’aller vers plus de personnalisation à travers des outils comme le PFM ou des offres ciblées issues de traitements massifs de données. Pourtant, les retours en ces deux domaines sont assez décevants. Et il y a sans doute beaucoup plus et mieux à faire.

Un intéressant sondage sur les négociations des Français avec leur banque.

La banque est l’un des derniers commerces où l’on négocie les prix. Un certain nombre de gens le savent pour le pratiquer. Pourtant, il n’en est quasiment jamais tenu compte lorsqu’on traite des réalités et des évolutions bancaires. C’est assez étrange car le récent sondage Fortuneo/Opinion Way dévoile un phénomène un peu plus qu’intéressant.

Vers un renouvellement complet de la relation clients.

Personnalisation des relations, centricité client, focalisation sur les moments de vie clés sont autant d’orientations que beaucoup de banques s’efforcent de suivre depuis plusieurs années. Pourtant, les bouleversements restent timides, peu mis en avant et n’inspirent que très rarement une démarche d’ensemble. De sorte qu’ils sont peu remarqués par le public. Cependant, quelques établissements n’hésitent plus à passer à la vitesse supérieure et l’un des exemples les plus frappants est celui de la SunTrust Bank d’Atlanta.

Oubliez les fantasmes ! Voici la Génération Z.

Et si la disparition des agences, le tout digital, le remplacement des banques par GAFA et startups avaient été, dans le domaine financier, les ultimes fantasmes… des baby-boomers ? En somme, on nous aura peut-être annoncé la fin des banques un peu comme, dans les années 60, on expliquait qu’on ne se nourrirait plus que de pilules en l’an 2000 ! Toutefois, si l’attente du Grand Soir est le propre de la Génération 68, cela ne préjuge pas du comportement réel des générations suivantes. On le constate aujourd’hui : les Millennials n’ont pas massivement adoptés ces comportements que l’on annonçait (que certains annoncent encore) tellement différents de ceux de leurs aînés. Quant à la Génération Z, s’il faut parler de révolution, ce pourrait bien être au sens astronomique de retour au point de départ, sommant les banques de retrouver – comme on dit dans le foot – leurs fondamentaux.

Une banque « data-driven ». BBVA innove pour mesurer la satisfaction client.

Un court article sur le blog BBVA Data & Analytics signale que l’établissement espagnol teste actuellement une toute nouvelle approche pour mesurer la satisfaction de ses clients. Une approche directement inspirée par… les défibrillateurs cardiaques. Une approche qui fournit une bonne illustration de ce que peut développer une banque résolument engagée dans l’économie de la connaissance.

Les Millennials, du mythe à la réalité

Quand le Gorafi se moque des études sur les Millennials (« Selon une nouvelle étude, les Millennials pourraient respirer sous l’eau et voir la nuit »), c’est le signe que l’attention que l’on porte à scruter ce qui différencie les jeunes de leurs aînés commence, pour le moins, à tourner à vide. Tout de même qu’à l’appui de ces études, les recommandations marketing faites aux entreprises pour qu’elles ajustent leurs produits et services à cette génération censée être tellement différente. De fait, les remises en cause des spécificités supposées des Millennials commencent à se multiplier. Le département Tendances & Prospective d’Ipsos propose ainsi de « démystifier ces Y dont la représentation est devenu floue et contradictoire, alors que tout le monde en parle ».

Creditlikeme ou les bienfaits de la ludification

Plateforme mexicaine de crédit visant les Millenials (22-35 ans), Creditlikeme, créée en 2012 à Sinaloa, se heurtait à des taux de défaillance énormes et compromettant tout développement possible : jusqu’à 64% des crédits (de 150 à 1 000 $ à six mois maximum) qu’elle accordait n’étaient pas remboursés aux échéances prévues ou pas remboursés du tout ! Comment faire ? Pour y avoir joué toute leur jeunesse, les fondateurs connaissaient bien la puissance d’engagement des jeux en ligne et ils ont choisi de développer quelque chose d’équivalent.

Quand une banque se met à parler d’amour!

Pour le Redwood Credit Union, basé à Santa Rosa et onzième Credit Union californien, tout va bien. Ses résultats sont solides et il fait vaillamment face à la concurrence des grandes banques sur son territoire, au nord de San Francisco. L’établissement voulait néanmoins renouveler son image de marque, avec le désir de mettre davantage en avant ce qui fait sa spécificité. Ses clients et collaborateurs ont ainsi été interrogés et, de manière surprenante, le mot « love » a été l’un de ceux les plus employés pour décrire leur expérience avec et au sein de l’établissement…

2017, l’épreuve de réalité? L’épargne des Français

Prenez un pays, la France, où le patrimoine net moyen des ménages, à 243,1 k€, est l’un des plus élevés d’Europe (226,4 k€ en Italie, 214,3 k€ en Allemagne), selon la Banque de France et vous lirez encore une fois – cela revient chaque année dans la presse – que les Français sont les champions de l’épargne. De gros épargnants frileux, qui soignent leur bas de laine et privilégient les placements liquides et les moins risqués. A nos gouvernants, cela donnera l’idée de définir quelques nouveaux supports pour orienter en partie cette épargne vers des investissements plus productifs, notamment vers les entreprises innovantes. Et les banques pourront être tentées de relever leurs tarifs comme plusieurs viennent de le faire. C’est que tout semble aller plutôt bien finalement.

Que veulent les clients des banques? Quand Facebook écoute les Millennials

Nous sommes fin 2016 et, selon les très nombreuses prévisions émises depuis plus de cinq ans, la banque devrait être aujourd’hui massivement digitale et les banques en ligne devraient tenir au moins la moitié du marché, faisant difficilement face à la concurrence conquérante et irrésistible de nombreuses startups innovantes. Nous en sommes loin. Que se passe-t-il ? Que veulent finalement les clients des banques ? se demande Chris Skinner, qui renvoie à l’étude que Facebook a publiée sur le rapport à l’argent des Millennials, qui permet effectivement de lever une partie du voile.

Et si les banques se souciaient davantage des efforts qu’elles demandent à leurs clients?

Et s’il était plus rentable de minimiser les efforts des clients dans leurs interactions avec leur banque que de se fixer pour objectif prioritaire de répondre à leurs attentes ? Par rapport aux approches en vogue – centricité clients, profilage individuel des attentes et besoins à travers l’analyse des données – la question peut paraître assez paradoxale. A partir d’elle, des systèmes d’évaluation ont cependant été bâtis qui permettent d’évaluer les efforts des clients et au vu desquels les banques semblent avoir encore beaucoup à faire !

Les mirages des nouveaux business models de la banque de demain

Il y a 3 ans, lorsque nous soulignions que de plus en plus de banques étaient tentées de monter des places de marché, nous rencontrions pour l’essentiel une curiosité amusée. Sans plus. Et quand, un peu plus tard, nous avons présenté les premiers supermarchés bancaires, cela n’a pas été beaucoup mieux. Mais les choses se sont beaucoup accélérées, comme en témoigne un récent et percutant article de Philippe Gelis, le CEO de la fintech Kantox (1). L’idée que les banques, demain, agrégeront des offres diverses plutôt que de proposer uniquement les leurs semble désormais assez largement partagée. C’est nous qui, pour le coup, avons du mal à suivre !

Et si les banques s’inspiraient de ce qu’il se passe sur le marché de la musique?

Bien sûr, tenter des rapprochements entre le marché de la musique et celui des services financiers peut paraître hasardeux, pour ne pas dire un peu tiré par les cheveux. Pourtant, les deux marchés ont plus d’un point commun et ils partagent particulièrement celui d’avoir été et d’être complètement redéfinis par la digitalisation de leurs supports. La musique a subi cette transformation bien avant les services financiers. C’est pourquoi ses évolutions récentes sont particulièrement intéressantes pour ces derniers.

Psychanalyse des clients des banques

Dans le domaine bancaire, beaucoup des grands rapports qui sont inlassablement publiés sont décevants. Ils n’apportent pas grand-chose et, à cet égard, il sera difficile cette année de battre celui publié par Bacs en mars 2016 (Why people don’t switch current account). A contrario, en octobre dernier, Wincor Nixdorf et Opinion Way livraient une surprenante étude sur la fréquentation des agences bancaires qui, interrogeant les clients des banques françaises, faisait apparaître un véritable « retour du refoulé », comme disent les psychanalystes. Des éléments qui permettent de répondre à la question que pose justement le premier rapport : pourquoi, alors qu’on a tout fait pour le faciliter, si peu de clients changent de banque ?

Les surprises de la conquête clients des banques françaises

Selon McKinsey, le développement de nouveaux acteurs fintech et l’entrée des géants de l’internet dans les activités financières pourraient provoquer, d’ici 2025, une chute de 10% à 40% des revenus dans les secteurs les plus menacés des activités bancaires, particulièrement la banque de détail pour les particuliers, soit de 20% à 60% des profits générés par ces métiers.

Bien sûr, de telles perspectives sont trop vagues pour être vraiment discutées mais il est intéressant de souligner que l’acquisition de nouveaux clients est particulièrement retenue en l’occurrence parmi les atouts des acteurs fintech – car souscrire à leur service est très simple. Pas plus qu’avec les banques en ligne cependant qui, depuis dix ans, n’ont pourtant pas conquis plus de 7% des comptes bancaires. Peut-être faut-il dès lors regarder les choses d’un peu plus près.

Pourquoi est-il si difficile de tenir compte de la multibancarisation des clients?

Selon la dernière enquête annuelle Deloitte, menée en mai 2015 auprès de 3 292 clients particuliers des banques françaises, 32 % parmi ces derniers sont prêts à ouvrir un compte auprès d’acteurs non bancaires, comme les opérateurs téléphoniques. Ils n’étaient que 29 % en 2014. De tels chiffres paraissent particulièrement menaçants pour les banques et c’est ainsi qu’ils sont interprétés. Cependant, la menace n’est pas si forte si l’on prend en compte une réalité évidente : la multibancarisation des Français. Or c’est ce qu’on a beaucoup de mal à faire !

Centricité clients : ce qu’on peut retenir de la Casden

Au sein des Banques populaires, vous connaissez sans doute la Casden, la Caisse d’Aide Sociale de l’Education Nationale ; une banque coopérative pour les profs (et les personnels de la Recherche), qu’on dirait faite par des profs (mais c’est pratiquement le cas). Bref, un objet financier hybride difficilement comparable aux autres établissements. A moins que…

Vous avez dit Uberisation?

C’est le dernier terme à la mode, pour dire « innovation de rupture » et, plus particulièrement dans le domaine financier, pour souligner que les banques pourraient prochainement se retrouver complètement dépassées par l’arrivée de nouveaux acteurs – on pense alors notamment aux grands de l’internet – s’emparant de leurs activités traditionnelles à coups d’innovations radicales. Ce sont là des idées que l’on répète volontiers désormais ; au point d’assurer que les banques seront la sidérurgie de demain, ce que l’on disait il y a plus de vingt ans déjà.

Cependant, si l’on veut bien dépasser un instant les idées à la mode, cette menace que l’on agite d’une Uberisation des activités bancaires permet également de dessiner comment, dans un contexte où, cela ne fait désormais plus de doute, elles seront de plus en plus challengées par des acteurs innovants, les banques pourraient trouver le moyen de rebondir.

Renouveler l’expérience client avec les contextual data?

On réalise encore assez mal à quel point notre compte bancaire a changé. Longtemps matérialisé par de simples relevés papier, accompagné éventuellement d’un coffre, il représente désormais un espace digital en ligne et sur mobile. Cela concerne toutes les banques. Pourtant, peu parmi elles, vont plus loin et saisissent là l’opportunité de renouveler l’expérience client.

Fidélisation des clients : ce que les banques peuvent retenir des compagnies aériennes

Jusqu’à très récemment, les banques ont suivi un objectif prioritaire d’ouvertures de comptes. Il n’est désormais plus exclusif. Une prise de conscience – également récente, aussi surprenant que cela puisse paraître – quant à la multi-bancarisation majoritaire de leurs clients et quant à la faible rentabilité unitaire de beaucoup d’entre eux, pousse désormais les banques à développer leurs formules de fidélisation. Et, à cet égard, si les banques ont longtemps suivi les grands détaillants, c’est avec les compagnies aériennes que les comparaisons sont désormais pour elles les plus intéressantes.

Comment faire pour que ses clients se sentent gagnants ? La généralisation des points de fidélité

Les programmes de points de fidélité n’ont rien de nouveau dans la banque. Leur généralisation est plus récente cependant, ainsi que le fait qu’ils puissent gagner l’ensemble des offres de produits et services. Demain, nos achats pourraient bien faire de nous comme des boules de flipper accumulant des points de bumper en bumper. Les banques doivent-elles suivre cette tendance ?

Relation clients : ce que les banques pourraient retenir de McDonald’s

Lancé depuis plusieurs années, le service à table se généralise dans les McDo : une fois la commande passée à une borne, on ne la retire pas au guichet. Le plateau est apporté à table, en salle. Dans certains endroits, de vraies assiettes sont utilisées. Comme au restaurant. Cette nouvelle formule accompagne par ailleurs le lancement de menus gourmands, faisant plus de place aux innovations et spécialités locales, de burgers « do it yourself », etc. A priori, rien qui se rapproche des activités bancaires. Sauf à y regarder d’un peu plus près…

« Un autre regard », le blog du Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne qui change tout!

Blogs, boites de dialogue, boites à idées new look, tchats et autres : depuis quelques années, les banques multiplient les canaux de contacts permanents avec leurs clients. Mais ceci, avec un succès souvent mitigé. Dans ce contexte, le blog du Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne Un autre regard présente une particularité certaine : il a l’air de bien marcher ! Il mérite en tous cas certainement un détour.

La Caisse d’épargne Loire Centre bouscule la communication bancaire

Nous le répétons souvent : en France, la banque de détail s’invente aujourd’hui surtout en Province. C’est parmi les banques mutualistes régionales, en effet, que l’on trouve souvent les innovations les plus intéressantes. La Caisse d’épargne Loire Centre en fournit un bon exemple, en adoptant sur son site une présentation tout à fait nouvelle pour une banque.

Les principales banques françaises commencent à perdre des clients.

La tendance était déjà nette fin 2013 et les premières estimations 2014 la confirment : toutes ensemble, les principales banques de détail françaises perdent des clients, tandis qu’entre elles des divergences fortes commencent à apparaître quant aux gains et pertes de clientèle, ce qui n’était guère le cas jusqu’ici. Petit tour d’horizon.