Towards Crowdbanking. Why banks should appropriate crowdfunding?

Many think that lending and equity-based crowdfunding are disruptive technologies for the banking industry with the potential to displace banks as the primary source of funding for personal and small business loans.

Like banks, lending and equity-based crowdfunding provide financial intermediation services to business and individuals; however, they do it in a different way. Crowdfunding relies on the internet to connect potentially large pools of business and individuals with capital/investment needs. Thus, lending and equity-based crowdfunding platforms have become attractive alternatives for small businesses who would find very difficult to get a bank loan.

Et si faire un dépôt, en plus d’être facile et pas cher, pouvait rapporter gros ?

Actuellement, dans le domaine bancaire, la gamification est tendance et il faut sans doute s’attendre à ce que les banques dégagent prochainement des budgets assez conséquents pour développer, un peu toutes ensemble, les mêmes petits jeux en ligne. Cela avec le risque de découvrir finalement qu’il s’agit là de gadgets onéreux, pertinents tant que peu d’établissements les proposent mais dont l’intérêt commercial est limité.

En revanche, l’idée d’introduire une notion de jeu, de chance dans les produits bancaires classiques est sans doute beaucoup plus porteuse. Epargner correspond à un effort, un renoncement, voire à un sacrifice. Ne peut-on en faire également quelque chose d’un peu excitant ?

Votre banquier à domicile

L’idée est très simple : et si vous pouviez rencontrer votre banquier hors de ses murs, dans un café ou chez vous, là où cela vous est le plus commode, tandis que les horaires de votre agence ne vous conviennent pas forcément ? Sauf si vous êtes client d’une banque de gestion de fortune, il est très peu probable que vous ayez cette possibilité.

Demain, quand on s’endettera pour se soigner.

Plus de 140 personnalités ont récemment signé une pétition pour réclamer un débat public sur la santé, s’inquiétant de la montée en charge des complémentaires santé dans le remboursement des soins.

S’ils savaient ! Demain, très probablement, le marché de la santé fera une large part non seulement à ceux qu’ils appellent, non sans un certain effroi et assez limitativement les « assureurs privés » (leur assimilent-ils les institutions de prévoyance ?) mais encore aux banques…

Faire du crédit à la consommation un crédit acheteur ouvre d’intéressantes perspectives

Aux USA, depuis le milieu des années 2000, des formules de crédit santé à 0% se sont particulièrement développées, mises en place par les banques, des entités spécialisées comme Care Credit (une filiale de GE) et les assureurs santé. Ces formules sont vite devenues l’un des secteurs les plus dynamiques des crédits à la consommation.

Parrainage : pourquoi donc les banques cherchent-elles à ouvrir toujours plus de comptes ?

Connaissez-vous lesparrains.fr ? C’est un site pour les chasseurs de primes de parrainage. Il permet de trouver en ligne un « parrain » ou des « filleuls » pour profiter des offres dans différents secteurs, dont les banques.

Pour attirer de nouveaux clients, en effet, les banques – notamment les banques en ligne mais pas seulement elles – offrent des primes de parrainage pouvant aller jusqu’à 200 €, à se partager entre parrains et filleuls. Certains ont bien compris qu’il y avait là une manne intéressante à exploiter – ouvrir des comptes bancaires peut fournir un complément de revenu !

Chronique de la réglementation bancaire (VIII) : quelle valeur ont au juste les fonds propres ?

Au cours des années 90, avec le passage aux normes comptables IFRS, la notion de « juste valeur » (fair value) s’est généralisée. Les actifs sont désormais valorisés à leur prix de marché à la date de clôture du bilan, en remplacement de l’ancienne méthode du coût historique, qui faussait l’appréciation de la valeur réelle des sociétés. Quelle valeur de ces dernières se dégage toutefois à présent ?

Chronique de la réglementation bancaire (VII) : le Shadow Banking, trop de réglementation tue la réglementation ?

On a beaucoup dénoncé la « finance de l’ombre », accusée d’un peu tous les maux et surtout d’avoir précipité la crise de 2008. Plus récemment, certains ont voulu cependant dédiaboliser le Shadow banking, expliquant qu’il remplit un rôle économique et représente la contrepartie d’activités bancaires trop contraintes et réglementées ; tout en soulignant qu’aucune réglementation n’est d’impact neutre, notamment quant aux innovations qu’elle suscite pour la contourner.

Chronique de la réglementation bancaire (VI) : EMIR, de la réglementation à la régulation.

Dans la littérature spécialisée sur la réglementation bancaire, il devient de plus en plus fréquent que l’anglais « regulation » (réglementation) soit traduit en français par « régulation », alors que les deux termes ne sont pas du tout synonymes. Selon le Robert, la réglementation désigne un ensemble de règles, de règlements, de prescriptions qui concernent un domaine particulier, tandis que la régulation correspond au fait de maintenir en équilibre, d’assurer le fonctionnement correct d’un dispositif. En l’occurrence, cependant, la traduction est fautive mais le rapprochement est suggestif car, sur différents points, la réglementation bancaire tend effectivement à évoluer pour devenir un instrument de régulation. C’est particulièrement le cas avec l’EMIR.

Chronique de la réglementation bancaire (V) : les régulateurs peuvent-ils vraiment imposer des mesures contracycliques ?

Bâle III définit, à l’horizon 2019, trois volants complémentaires de fonds propres :

  • Le premier, intégré au Tier 1, est un volant de conservation (2,5% des actifs pondérés des risques) visant à préserver la continuité d’exploitation des banques et, plus précisément, à limiter la distribution de dividendes lorsque le ratio de fonds propres se détériore (<7%), notamment du fait de la baisse des bénéfices. En 2008, en effet, il fut constaté, alors que leurs bénéfices fondaient, que les banques prenaient sur leurs fonds propres pour maintenir inchangé le niveau de dividendes versés (5% des fonds propres comptables, selon la BRI). Au total, ce volant de sécurité n’a rien de contracyclique.
  • Le second volant (pouvant aller jusqu’à 2,5%) est constitué en période favorable, en prévision des temps difficiles. Malgré cette définition très floue, c’est un volant contracyclique.
  • Le troisième volant (de 1% à 2,5%) s’applique aux seuls établissements financiers d’importance systémique. Laissé à la main des régulateurs nationaux, il est susceptible de jouer un rôle contracyclique.

Chronique de la réglementation bancaire (IV) : les normes de Bâle permettent-elles de prévenir les crises financières ?

Bâle II a généralisé à l’ensemble des engagements bancaires, dont les crédits, la notion de value at risk (VAR). Les principes de cette approche sont les suivants :

  • Les différents risques se réalisent selon une certaine distribution de probabilité (on peut prévoir le cours des choses).
  • Cette distribution peut être déduite de l’observation de séries historiques (le présent reproduit en gros le passé).
  • Les fonds propres des banques doivent correspondre à la probabilité de réalisation des différents risques, à leur value at risk.

Chronique de la réglementation bancaire (III) : faut-il vraiment couper les banques en deux ?

Les autorités politiques se heurtent à un dilemme. Vis-à-vis de leurs opinions publiques, force leur est d’assurer aux contribuables qu’ils ne payeront pas pour les déboires enregistrés par des banques sur des activités spéculatives. En même temps, il est difficile d’imaginer que l’Etat puisse se désintéresser de la faillite d’un établissement, compte tenu de l’impact possible sur les autres banques et les investisseurs institutionnels (risque systémique), ainsi qu’au final, sur l’ensemble de l’économie.

Une idée est ainsi apparue qui a le mérite de rallier la plupart des suffrages : couper les banques en deux, séparer leurs activités de marché de leurs activités de collecte de dépôts et de crédit. La référence est bien entendu le Glass Stealman Act de 1933 (abrogé en 1999), qui interdit notamment aux banques commerciales américaines de s’occuper de l’émission, du placement et du négoce des titres d’entreprises.

Chronique de la réglementation bancaire (II) : comment renflouer les banques en défaut ?

En 2010, le G 20 s’est accordé sur la mise en place de mécanismes de liquidation ou de sauvetage des banques qui ne fassent pas appel à l’argent public. Dis plus clairement : les contribuables ne doivent pas payer pour les risques inconsidérés pris par des banques. Depuis, cependant, les choses n’ont pas beaucoup avancé. Au sein de l’UE, notamment, la Directive « bail-in » proposée par la Commission européenne est toujours en discussion, les différents pays ne s’accordant pas sur la latitude qui doit être laissée aux Etats pour sauver leurs banques. Le projet de confier à une autorité européenne le soin de s’occuper des banques en défaut et de créer un fonds unique de résolution, dans le cadre de l’Union bancaire, a été rejeté le 10 juillet dernier.

Chronique de la réglementation bancaire (I) : la liquidité avant tout !

Le levier mesure la part d’endettement dans le financement d’une activité, par opposition aux fonds propres. Les marchés surveillent traditionnellement le ratio de levier des banques, le voulant le plus élevé possible. Il en va de même des banques centrales dans un certain nombre de pays. Cependant, ce ratio n’apparaissait pas dans la réglementation bancaire internationale. Il aura fallu pour cela l’assèchement du marché interbancaire entre fin 2008 et fin 2011.

Livret A : les banques ont-elles trouvé la parade ?

Plus que jamais, le livret A reste le support d’épargne préféré des Français et la baisse de son taux de rémunération ne changera sans doute que peu cette situation. Le livret A pose cependant un vrai problème aux banques françaises : l’essentiel de sa collecte n’est pas dans leur bilan mais est centralisée à la Caisse des Dépôts. Les banques françaises recueillent ainsi moins de dépôts propres que leurs homologues étrangères, c’est un point de fragilité que soulignent régulièrement les agences de notation.

On parle actuellement de diminuer le transfert de la collecte à la CDC mais la question est plutôt finalement de savoir pourquoi les banques françaises n’ont pas davantage développé des solutions propres d’épargne susceptibles de remplir le même emploi que le livret A auprès de leurs clients ?

Colbert 2. 0. : la relocalisation pour les ploucs !

Quiconque connait un peu les problématiques de l’outsourcing sait bien que cela fait quelques années déjà qu’on ne croit plus aux vertus miracles des délocalisations. L’attrait des bas salaires, en effet, s’est révélé n’être souvent qu’un leurre. En 2011, une enquête menée auprès de 70 sociétés américaines ayant recours à l’infogérance montrait que, si un objectif d’économie de 30% des dépenses informatiques avait souvent été fixé au départ, on constatait plutôt dans les faits une économie moyenne de 15% au cours des 18 premiers mois et, à échéance du contrat, un surcoût de 30% par rapport à un service comparable et bien géré en interne.

Pour réussir, l’outsourcing doit viser un gain de productivité, c’est-à-dire un mix où le coût du travail est mis en correspondance avec les compétences et l’efficacité réelles, ainsi qu’avec les investissements nécessaires. Réussir un tel mix n’est rien de simple. C’est d’abord une affaire de maturité.

Sur ces bases, le Président Obama a lancé un programme de « reshoring », fondé par ailleurs sur des éléments nouveaux et déterminants : la baisse du coût du travail, ainsi que des prix de l’énergie et de l’immobilier aux USA ; dans un contexte où les coûts logistiques internationaux se tendent, tandis que ceux de production augmentent dans les pays émergents.

En France, Arnaud Montebourg a voulu lancer un programme similaire. De quels avantages compétitifs nouveaux dispose-t-il pour le faire ? La question est évidemment assez cruciale. Elle semble cependant avoir peu préoccupé la Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services qui, avec l’aide d’excellents experts, vient de mettre sur pied le logiciel Colbert 2. 0. Lancé lundi dernier, il s’agit d’un programme qui doit permettre aux PME d’évaluer l’opportunité d’une relocalisation de leurs activités en France.

Et si Zesto et Distingo marquaient un tournant dans les activités bancaires ?

La presse a souligné le succès des livrets d’épargne Zesto et Distingo lancés respectivement en 2012 et en 2013 par les filiales bancaires de Renault (RCI Banque) et de Peugeot (PSA Banque). Or, au-delà de leur succès, ces deux offres présentent des caractéristiques dont on peut se demander si elles ne vont pas tendre à se généraliser au sein des banques et si elles n’annoncent pas une véritable refondation des pratiques bancaires – rien de moins !

Soon, une innovation bancaire de grand intérêt

Le mois dernier, Axa Banque a lancé Soon, une application sur mobile que l’on peut définir comme un ensemble de services liés à une carte et un compte courant. Pour le moment, Axa Banque n’a parlé ni de produits associés, ni de tarifs, ce qui est singulier dans la banque en ligne. Soon innove du point de vue des usages et, de ce point de vue, représente une vraie surprise – en France mais pas seulement.

Pourquoi les étudiants représentent-ils (malgré tout) un marché clé pour les banques ?

On sait qu’aux USA, le marché des crédits aux étudiants est très développé : 60% des étudiants américains ont contracté un emprunt bancaire. Aujourd’hui, cependant, les défaillances se multiplient : 14% des emprunteurs avaient au moins une échéance de retard en 2012. Or l’encours global de crédits aux étudiants, selon la Fed, atteint entre 900 et 1 100 milliards $… En France, la situation est bien différente et même opposée : 7% seulement des 2,3 millions d’étudiants portent actuellement un emprunt bancaire. Ils étaient 11% il y a 10 ans. Et les prêts aidés, bénéficiant de la garantie de l’Etat, ont été loin de rencontrer le succès attendu.

L’avenir des banques françaises : retour vers le futur ?

Ces lignes sont extraites d’un bulletin de la Commission bancaire. Elles ont été écrites il y a 23 ans, en avril 1990.

Relire ce genre d’analyse aujourd’hui est frappant. A l’époque, sous l’impulsion du marché unique européen, les banques françaises paraissaient devoir être soumises, pensait-on, à une concurrence les forçant à améliorer leur productivité. Pour la Commission bancaire, c’était là le facteur clé. Or il était très prometteur : « les potentialités du secteur bancaire français sont à coup sûr très grandes », lit-on. Pour les banques françaises, ainsi, un avenir se dessinait clairement. Mais aujourd’hui ?

Les banques doivent-elles faire appel à des ethnologues pour mieux cerner les attentes de leurs clients ?

Cela peut paraître assez surprenant mais ce n’est que depuis très récemment que les banques tentent de sonder précisément les attentes de leurs clients et leurs rapports différenciés aux produits et services financiers. Certes, un tel jugement ne vaut sans doute pas pour tous les établissements mais, de manière générale et à la différence de bien d’autres secteurs, le métier de banquier conduit davantage à évaluer le risque de crédit que représente chaque client et les segmentations commerciales s’en ressentent. Tandis que l’accès à certains « secrets » (le détail des revenus et des dépenses) fournit une connaissance de la clientèle qui peut paraître suffisante. Aussi les segmentations commerciales des banques distinguent-elles peu, le plus souvent, des profils distincts en fonction des rapports, complexes, que les clients entretiennent avec la gestion de leurs besoins financiers.

5 idées sur l’évolution des paiements qui ne sont qu’à moitié vraies (et qui sont donc aussi à moitié fausses !)

Le mieux est l’ennemi du bien, dit-on. Et à force de simplifier pour être compris, entendu, on en vient souvent à masquer les vrais problèmes et enjeux. L’évolution des nouveaux moyens de paiement l’illustre bien. Voici notamment quelques exemples d’idées courantes mais trop facilement admises.

Quand les banques distribuent gratuitement de l’argent

En 2009, Jean-Baptiste Descroix-Vernier, fondateur de Rentabiliweb, voulut distribuer des billets de banque dans la rue à Paris pour le lancement d’un nouveau site. Annoncée à grand bruit à l’avance – ce qui était évidemment la faute à ne pas commettre – l’opération dégénéra rapidement et fut suspendue par les forces de l’ordre. Il ne s’agissait pourtant que d’importer en France un concept de « guerilla marketing » assez fréquent dans les pays anglo-saxons et qui consiste le plus souvent à mener dans l’espace urbain des actes aléatoires de générosité, pour changer ou renforcer l’image d’une marque. Depuis quelques années, un certain nombre de banques y recourent. En Australie, par exemple, RaboDirect installa un jour par surprise un arbre plein de billets de 5$ dans le Fleet Park de Sydney.

Appréhender la « maturité clients »

Depuis 3/5 ans, voire beaucoup plus longtemps dans certains cas, les banques de détail ont largement refondu leurs segmentations commerciales. Ce phénomène général se rencontre dans de nombreux pays. Plusieurs éléments l’ont précipité, notamment : le développement du multicanal : comment orienter les clients sur les canaux qui leur conviennent le mieux ? La généralisation des outils de…