Pourquoi le développement par les banques d’applications de recherche immobilière sur mobile pourrait bien être décisif ?

C’est encore très nouveau et limité mais l’on voit quelques banques développer des applications pour mobile qui sont autant d’outils à travers lesquels leurs clients peuvent acheter des biens tout à fait non bancaires ou se renseigner quant à leur acquisition. La pratique est toute nouvelle mais elle a déjà reçu un nom : activity-based marketing. Derrière elle, une mutation considérable pourrait bien être en train de se dessiner.

 

L’avenir des automates bancaires, la crise et le travail au noir

Les presque 59 000 automates (Guichets et Distributeurs automatiques de billets) que les banques ont installés en France représentent l’un des éléments les plus importants du mobilier urbain – on en compte moins que de feux-rouges mais plus que d’abribus ! Ils sont devenus à ce point omniprésents dans nos villes qu’on ne les remarque presque plus. Les banques même tiennent-elles pleinement compte qu’ils représentent leurs premières vitrines, les points de contact avec leurs clients les plus utilisés ? Et que, justement, nos contact les plus fréquents et répétés avec notre banque passent souvent par l’automate d’une autre ? Comment s’étonner ensuite que les offres des banques tendent à toutes se confondre aux yeux du public !

Tenir compte de la multibancarisation.

Dans notre avant-dernier billet, nous avons souligné que les données disponibles invitent à considérer que la multibancarisation (être client de deux banques ou plus) concerne au moins une majorité de Français et qu’en même temps, le churn ou taux de perte de clients reste faible (de 3% à 3,5% par an en moyenne). Les Français, en d’autres termes, s’ils quittent peu leur banque, n’en ouvrent pas moins d’autres comptes ailleurs, avec une tendance à spécialiser les établissements en fonction de leurs différentes offres. Un couple, ainsi, aura son compte principal dans une banque et les comptes d’épargne de ses enfants dans une autre, tandis qu’il ouvrira encore un compte dans une troisième pour profiter d’une offre spéciale : un livret d’épargne attractif, un abonnement de télésurveillance, … Au simple vu du nombre de clients qu’enregistrent les banques, il faut croire qu’une telle situation est commune. Pourtant, on n’en tient pas assez compte.

La banque sera la sidérurgie de demain, disait-on. Elle devrait, plus probablement, ressembler à la librairie aujourd’hui.

Il est acquis qu’avec la banque en ligne, le mobile banking et les nouveaux modèles d’agences, la banque de détail vit aujourd’hui un tournant. Dans ce contexte, il est intéressant de regarder d’autres secteurs connaissant des évolutions comparables et il est frappant, en particulier, de considérer la librairie.

Pourquoi le Crédit Agricole Brie Picardie est-il la banque la plus performante de France ?

Malgré une mauvaise année 2012 pour beaucoup d’établissements et une année 2013 qui ne sera pas non plus très réjouissante, la banque de détail en France se porte bien et affiche une solide rentabilité. Il n’est pas inutile de le souligner, alors qu’on la répute volontiers aujourd’hui en perte de vitesse, lestée par ses agences désertées et alors qu’on la somme d’accélérer son passage à la banque à distance et sur mobile.

Il n’y a pas de marché des seniors !

Ce que l’on nomme la «Silver Economy» correspond à la rencontre de deux phénomènes :

  • Un vieillissement global de la population.
  • Qui va particulièrement peser sur la consommation, car les séniors sont en moyenne plus aisés que les autres classes d’âge

En France, dès aujourd’hui, les plus de 50 ans ont des revenus supérieurs de 30% à la moyenne. Or le nombre des séniors augmente. Dès demain, ils représenteront donc  le segment de marché le plus intéressant. Ils deviendront le cœur de cible de nombreux secteurs – notamment la banque.

When payments disappear, so does the Value.

Sorry, this title doesn’t really mean anything. It’s just that we felt a bit irritated reading a recent Brett King post on his blog (When Payments Disappear, and Value Emerges, October 11, 2013). So we tried to make up a catchy yet empty title, like his. Maybe you’ll think this is too harsh a judgment. Well, take it as pure jealousy. Brett King is far more famous and influential than we are. Nevertheless, Brett, being famous and influential doesn’t give you the right to write things that are obviously too simple to be true. Bankers are reading and they could believe you!

Faut-il facturer l’utilisation du guichet des agences ?

Certaines grandes banques américaines ont commencé à le faire. Bank of America avait ainsi proposé un compte courant sans frais mensuels, à condition de ne pas utiliser les guichets du tout – les clients s’en sont plaint néanmoins et la formule a été suspendue en août dernier.

On a tendance à considérer que ces mesures entérinent la fin des agences et veulent pousser les clients à accélérer leur passage sur les autres canaux avant fermeture. Mais sans doute est-ce un peu plus subtil.

Les vraies innovations bancaires procurent du plaisir !

Il est peu probable que le public français connaisse et, le cas échéant, s’intéresse beaucoup à Huntington Bank, une banque régionale américaine de taille moyenne (56 milliards $ de total bilan), basée à Columbus dans l’Ohio. Ses 690 points de vente (certains sont installés dans des épiceries) n’ont en effet rien de frappant :

Quant à son site internet, il est si rudimentaire qu’on croirait qu’il n’a pas évolué depuis le début des années 2000 :

Pourtant, Huntington Bank est très innovante et il serait dommage de l’ignorer.