La banque en ligne est-elle déjà dépassée?

Il y a quelques mois, Capital One a lancé un nouveau service permettant à ses clients de se connecter vocalement à leur compte à travers l’enceinte intelligente Echo d’Amazon. On peut ainsi connaître l’état de ses comptes, savoir quelles opérations les ont impactés et même régler des factures. Il n’est donc plus besoin de se connecter à sa banque à travers son site web ou une appli mobile. Le online banking est dépassé.

Ce que les agrégateurs et les API peuvent vraiment changer

Cela commence à devenir lassant ! Pas un mois désormais sans que ne sorte un gros rapport sur les disruptions dans la banque, qui annonce en général la même chose que tous ceux qui l’ont précédé. Depuis plus de cinq ans, de même, un flot inlassable d’articles nous assurent que les banques sont gravement menacées et pratiquement fichues, cela ne saurait tarder. Le genre de la banque-catastrophe fait toujours recette ainsi. Mais il peine à se renouveler. De sorte que l’emploi à tort et à travers de mots-valises, comme Ubérisation, finit par agacer ; comme la grande menace des GAFA, invoquée à tout bout de champ. Depuis quelques temps, ce sont les API et les agrégateurs, à partir desquels on nous promet, encore une fois, le grand soir des banques.

Quel(s) crédit(s) pour l’économie du partage?

L’économie du partage va-t-elle faire apparaître de nouvelles formes de financement ? Des crédits partagés, par exemple ? Nous n’avons pas la réponse ! Mais la question mérite certainement d’être posée. Notamment à propos du lancement de Ford Credit Link, une solution de crédit partagé qui a été largement saluée et quasi unanimement présentée comme une solution tout à fait innovante – ce qui n’est pourtant pas si sûr. Ouvrons le débat.

Jusqu’où iront les banques en matière d’aide aux décisions d’achat?

Vous êtes en train d’essayer un vêtement dans une boutique et vous vous demandez s’il vous va vraiment. L’appli AskAnna vous propose immédiatement une réponse, en faisant appel à toute une communauté de passionnés de la mode et d’experts (stylistes, bloggeurs, …). L’appli joue en somme le rôle de la « bonne copine ». Cela peut paraitre une curiosité. A moins que ne s’annonce là un bouleversement majeur du marketing, auquel les banques n’échapperont pas non plus.

BBVA développe ses ventes sur les canaux digitaux et ses résultats plongent!

Banco Bilbao Vizcaya Argentaria est une des banques les plus engagées dans une dynamique d’innovation et de transformation ; laquelle s’accompagne en plus d’une croissance externe dirigée tant vers des fintech particulièrement intéressantes (Simple, Holvi, Atom Bank, …) que vers les pays émergents (la banque turque Garanti). Bref, BBVA est une banque à suivre et, à cet égard, il est intéressant de constater que sa transformation digitale s’accompagne de forts mauvais résultats. Autant le souligner d’emblée, il n’y a pas là un rapport de cause à effet. La transformation digitale ne fait pas baisser les résultats du Groupe. Mais elle ne les accroît pas non plus et c’est une situation que beaucoup de banques vont inévitablement traverser. Explications.

Taux négatifs : quels impacts pour les banques et leurs clients?

En septembre 2014, le taux de rémunération des dépôts au jour le jour des banques auprès de la BCE est passé à -0,20 %. Les banques doivent donc payer pour placer leurs liquidités auprès de la BCE. L’Euribor et l’Eonia sont devenus négatifs. D’après Bloomberg, plus du quart des emprunts d’Etat dans le monde (dont la France pour une fraction de sa dette) affichent désormais un rendement négatif. Pour les banques, tout cela pourrait avoir des conséquences considérables.