Centricité clients : ce qu’on peut retenir de la Casden

Au sein des Banques populaires, vous connaissez sans doute la Casden, la Caisse d’Aide Sociale de l’Education Nationale ; une banque coopérative pour les profs (et les personnels de la Recherche), qu’on dirait faite par des profs (mais c’est pratiquement le cas). Bref, un objet financier hybride difficilement comparable aux autres établissements. A moins que…

L’agence pour les riches ne marche pas!

Début 2014, nous posions la question : la banque de demain sera-t-elle surtout pour les riches ? Soulignant qu’il s’agit là d’une orientation assez nette chez plusieurs établissements anglo-saxons, nous doutions qu’elle représente une orientation très pertinente. De fait, HSBC vient d’annoncer la fermeture prochaine de son agence Premier à Poole (Dorset). Une agence créée en 2007 qui, unique en son genre, était réservée aux gens aisés.

Et si les banques s’engageaient davantage sur la protection de la vie privée?

En 2011, le député vert allemand Malte Spitz a longuement bataillé avec son opérateur téléphonique pour récupérer l’ensemble des données le concernant. L’ensemble a été publié par Die Zeit. On y trouvait le moindre détail de ses déplacements et appels. Et alors ?, demanderont sans doute beaucoup de gens, qui estiment n’avoir après tout rien à cacher et qui se préoccupent peu que leur vie privée soit étalée sur les réseaux sociaux ou puisse être suivie par leur opérateur téléphonique, leur banque, voire même par quelque officine gouvernementale ! Le problème, cependant, n’est pas là et c’est une question dont les banques, à l’instar d’autres acteurs, comme Orange avec son projet de recherche Data for Development, devraient particulièrement se soucier. Douglas Flint, le Chairman d’HSBC, a récemment appelé à un débat public sur la propriété et l’usage des données personnelles. Dans l’attente, d’autres pistes apparaissent.

Réussir la transformation digitale : les banques vont-elles devenir (au moins en partie) des software companies?

Francisco Gonzalez, Chairman de BBVA, n’a pas hésité à l’annoncer récemment : à l’avenir, BBVA deviendra une software company. Selon lui, en effet, la transformation digitale qui frappe l’essentiel des activités bancaires ne laisse pas de choix : les expertises en matière de design et de développement applicatif vont devenir des compétences clés pour les banques. De fait, bien que cela apparaisse encore très peu en France, on voit d’ores et déjà de plus en plus d’établissements internaliser de telles compétences par acquisitions.

Réussir la transformation digitale en toute Agilité

La transformation digitale ne se résume pas seulement à l’ajout d’une nouvelle technologie aux modes et modèles de fonctionnement existants. Elle va bien au-delà, avec des implications sur tous les aspects dont nous organisons la chaîne de valeur, y compris la structure interne de l’entreprise elle-même. La façon de gérer et de mesurer la transformation digitale est encore en discussion dans de nombreuses entreprises, à la recherche de la méthode qui permet d’établir un programme de transformation digitale. En ce sens, les méthodes « agiles » peuvent servir d’inspiration. Il s’agit de groupes de pratiques de projets de développement susceptibles de s’appliquer à divers types de projets. Ayant pour dénominateur commun l’Agile Manifesto (2001), ces pratiques se veulent plus pragmatiques que les méthodes traditionnelles. Elles impliquent au maximum le demandeur (client) et permettent une grande réactivité à ses demandes. Elles visent la satisfaction réelle du client en priorité.

Des solutions originales en finance participative (VI) : Metro Bank et Zopa, l’avenir du prêt P2P en question

Dans un précédent billet, nous avons souligné quelle menace une plateforme de crowdlending de la taille du LendingClub est à même de représenter pour les banques. Nous avons également signalé que la plupart des banques n’ont sans doute pas encore exactement pris conscience de cette menace. Celle-ci trouve cependant une première réponse avec l’accord que Metro Bank et Zopa ont conclu il y a quelques mois.

Que connaissez-vous à l’innovation financière et aux startups fintech? Faites le test

Dans le cadre de sa première publication Bye Bye Banks, consacrée aux évolutions qui affectent le monde bancaire, l’Adaptive Lab a interrogé 110 cadres dirigeants de banques anglaises pour sonder leur connaissances concernant les startups fintech les plus connues et disruptives. Le résultat est consternant ! Même les Square, LendingClub ou Venmo sont le plus souvent ignorés ou bien, si ces noms sont vaguement connus, ce que proposent ces nouveaux acteurs reste très mal cerné. Et vous-mêmes ? Comment vous situez-vous ? Le test ci-dessous peut vous permettre d’évaluer vos connaissances.

Des solutions originales en finance participative (V) : LendingClub, un modèle qui sape celui de la banque universelle

Introduit en bourse à la fin de l’année dernière et ayant largement devancé ses concurrents directs, comme Prosper, LendingClub est devenu le n°1 mondial du crowdlending, du prêt direct P2P. Or, LendingClub est également l’un des acteurs les plus originaux dans le domaine de la finance participative et, alors qu’il étoffe ses offres, commence à apparaître la menace considérable qu’il représente pour les banques. Étrangement, ce point n’est pourtant guère souligné, tandis que, comme challengers des banques, on continue plutôt d’attendre les grands de l’internet ou les opérateurs téléphoniques. D’ailleurs, les banques elles-mêmes ont-elles bien saisi la menace ?

Des solutions originales en finance participative (IV) : Tilt, l’innovation parfois doit attendre

Vous qui êtes sur ce site, vous savez certainement ce qu’est le crowdfunding et, au moins en gros, comment il fonctionne. Pour vous, c’est probablement un nouveau mode de financement innovant, séduisant, qui a réussi sa percée et dont on attend maintenant de voir quelle ampleur il va prendre. Et si l’on vous disait que cette image que vous avez du crowdfunding correspond déjà à un modèle dépassé et insuffisamment abouti, quelle serait votre réaction ?

Un Tsunami réglementaire ?

Très récemment, un certain nombre de responsables directement concernés ont déclaré que les réformes réglementaires ont nui à la liquidité du marché. Ils constatent une déconnexion entre les perceptions des régulateurs et des acteurs des marchés de gré à gré, concernant l’impact des réformes réglementaires en cours et à venir pour éviter de futures crises financières.