Le boom des apps est déjà fini

Un intéressant article du site Redcode le signale : le boom des applis mobile, lancé en 2008 avec l’App Store, est retombé aux USA. Alors qu’une avalanche d’apps continuent à paraître chaque semaine, ils trouvent de moins en moins d’utilisateurs. Le nombre moyen de téléchargements d’applis des Américains est désormais de 0 par mois. Pour l’innovation financière qui, ces dernières années, s’est largement concentrée sur le mobile banking, une telle nouvelle n’est certainement pas neutre.

Les nouvelles agences de la banque digitale

La State Bank of India a ouvert six agences pour sa banque digitale SBI InTouch dans les principales villes indiennes. Pour cela, Allen International, le designer spécialisé dans les agences bancaires le plus connu au plan international, a été retenu. D’une certaine façon, ces nouvelles agences digitales représentent comme l’aboutissement de ses précédents travaux. C’est qu’ici, il n’est pas seulement question de design. La notion même d’agence bancaire est profondément transformée.

Un cas d’innovation ratée : les titres restaurant numériques

Lancés en avril 2014, les titres restaurants numériques faisaient partie des mesures phares du « choc de simplification » présenté par le gouvernement. Cela parait assez invraisemblable car leur flop, qu’on constate aujourd’hui (moins de 5% des titres en circulation 2 ans après ; moins de 20% des plus de 210 000 commerçants affiliés équipés pour les accepter), était largement annoncé. Retour sur une innovation dont le propre est de n’avantager véritablement aucun des acteurs qu’elle concerne. Une innovation ratée et même suicidaire peut-être qui, si elle était imposée, pourrait bien tuer l’usage qu’elle entend servir !

La banque en ligne est-elle déjà dépassée?

Il y a quelques mois, Capital One a lancé un nouveau service permettant à ses clients de se connecter vocalement à leur compte à travers l’enceinte intelligente Echo d’Amazon. On peut ainsi connaître l’état de ses comptes, savoir quelles opérations les ont impactés et même régler des factures. Il n’est donc plus besoin de se connecter à sa banque à travers son site web ou une appli mobile. Le online banking est dépassé.

Ce que les agrégateurs et les API peuvent vraiment changer

Cela commence à devenir lassant ! Pas un mois désormais sans que ne sorte un gros rapport sur les disruptions dans la banque, qui annonce en général la même chose que tous ceux qui l’ont précédé. Depuis plus de cinq ans, de même, un flot inlassable d’articles nous assurent que les banques sont gravement menacées et pratiquement fichues, cela ne saurait tarder. Le genre de la banque-catastrophe fait toujours recette ainsi. Mais il peine à se renouveler. De sorte que l’emploi à tort et à travers de mots-valises, comme Ubérisation, finit par agacer ; comme la grande menace des GAFA, invoquée à tout bout de champ. Depuis quelques temps, ce sont les API et les agrégateurs, à partir desquels on nous promet, encore une fois, le grand soir des banques.

Quel(s) crédit(s) pour l’économie du partage?

L’économie du partage va-t-elle faire apparaître de nouvelles formes de financement ? Des crédits partagés, par exemple ? Nous n’avons pas la réponse ! Mais la question mérite certainement d’être posée. Notamment à propos du lancement de Ford Credit Link, une solution de crédit partagé qui a été largement saluée et quasi unanimement présentée comme une solution tout à fait innovante – ce qui n’est pourtant pas si sûr. Ouvrons le débat.

Jusqu’où iront les banques en matière d’aide aux décisions d’achat?

Vous êtes en train d’essayer un vêtement dans une boutique et vous vous demandez s’il vous va vraiment. L’appli AskAnna vous propose immédiatement une réponse, en faisant appel à toute une communauté de passionnés de la mode et d’experts (stylistes, bloggeurs, …). L’appli joue en somme le rôle de la « bonne copine ». Cela peut paraitre une curiosité. A moins que ne s’annonce là un bouleversement majeur du marketing, auquel les banques n’échapperont pas non plus.