Narrative Science. Pour que les banques aient quelque chose à dire

Créée en 2010, à Chicago, Narrative Science n’est pas une fintech. Elle s’adresse à toutes les entreprises, auxquelles elle fournit news, dépêches, rapports et reportings divers, en exploitant leurs bases de données. La rédaction est entièrement automatisée. Ce sont des robots qui écrivent. Même si la plupart préfèrent demeurer anonymes, Narrative Science compte déjà un certain nombre de gros clients, parmi lesquels banques et établissements financiers – on cite MasterCard – semblent les plus nombreux. Narrative Science entend changer la manière dont ils travaillent. En remplaçant les hommes par des machines ? Pas du tout. Au contraire.

La banque de demain? Le niveau de service sera décisif (Suite)

Face aux menaces que la robotisation des tâches fait peser sur l’emploi dans les banques, on a entendu récemment les syndicats en appeler au développement de la fonction de conseil que remplissent les chargés de clientèle. Et face à leurs nouveaux concurrents, généralement digitaux, ainsi que pour justifier le maintien de leurs réseaux d’agences, les banques invoquent également le conseil direct et personnalisé fourni à leurs clients. Certaines ont d’ailleurs engagé de vastes programmes de formation à cet effet. L’assistance qualifiée semble ainsi concentrer l’essentiel de la valeur ajoutée des services bancaires désormais. Seulement, si c’est le cas, la partie n’est pas forcément gagnée pour les banques quand, en France, un bon tiers des clients estiment en savoir plus que leur chargé de clientèle ! Par ailleurs, apparaissent aujourd’hui de nouveaux concurrents qui ne challengent plus les banques sur le tout digital mais qui se servent de l’automatisation pour rehausser niveaux de service et de conseil. De nouveaux acteurs qui vont changer attentes et usages et qui risquent de déclasser les offres des banques vers le bas de gamme. Après l’exemple d’Opes Advisors, dans notre précédent billet, celui d’une fintech prometteuse.

La banque de demain? C’est le niveau de service qui sera décisif

Et si la banque américaine Opes Advisor, spécialisée dans l’immobilier et la gestion de patrimoine, était assez représentative de ce que sera la banque de demain ? Certes, à force d’être employée dans tous les sens, l’expression « banque de demain » peut paraître désormais assez galvaudée. Elle s’impose pourtant à travers la simple comparaison du site d’Opes Advisors avec ceux des banques traditionnelles. Suivez le guide !

La stratégie de Volkswagen peut-elle inspirer les banques?

Volkswagen Financial Services, filiale financière du Groupe Volkswagen, vient d’acquérir PayByPhone, une startup de Vancouver qui, à travers une appli mobile, gère notamment le paiement de 200 000 places de stationnement en Ile-de-France pour Indigo (ex Vinci Park). Volkswagen avait déjà mis la main sur Sunhill Tech., leader en Allemagne pour la fourniture du même service et ces deux acquisitions sont évidemment stratégiques alors que de nombreuses grandes villes, comme Paris, s’orientent vers une privatisation du stationnement de surface – d’autant que ce genre de solutions facilite et renforce largement les contrôles. Mais, au-delà, se dessine pour le constructeur un tournant stratégique qui ne peut manquer d’évoquer celui que traversent désormais les banques.

2017, l’épreuve de réalité? L’épargne des Français

Prenez un pays, la France, où le patrimoine net moyen des ménages, à 243,1 k€, est l’un des plus élevés d’Europe (226,4 k€ en Italie, 214,3 k€ en Allemagne), selon la Banque de France et vous lirez encore une fois – cela revient chaque année dans la presse – que les Français sont les champions de l’épargne. De gros épargnants frileux, qui soignent leur bas de laine et privilégient les placements liquides et les moins risqués. A nos gouvernants, cela donnera l’idée de définir quelques nouveaux supports pour orienter en partie cette épargne vers des investissements plus productifs, notamment vers les entreprises innovantes. Et les banques pourront être tentées de relever leurs tarifs comme plusieurs viennent de le faire. C’est que tout semble aller plutôt bien finalement.

Parlera-t-on encore du crowdlending en 2017?

Rien ne va plus !  Depuis qu’Arnaud Laplanche, le créateur de la première plateforme mondiale, Lending Club, a été contraint de démissionner, les plus grands sites de P2P lending font l’objet de vives critiques aux USA. C’est en Asie que les financements sont les plus importants (l’équivalent de 94,6 milliards € en 2015) mais le scandale d’Ezubao, l’une des principales plateformes chinoises, a semé le trouble. En Europe, les 5,4 milliards € de financements réalisés en 2015 l’ont été à 82,6% au Royaume-Uni ! Partout ailleurs, le crowdlending végète.  En France, il y aurait 27 plateformes différentes qui toutes ensemble ont réalisé des financements à hauteur de 122 ou de 196,3 millions € en 2015 ; cela dépend des sources mais, quoi qu’il en soit, de tels montants ne représentent pas ce que financent trois agences bancaires ! La presse, cependant, continue encore souvent à présenter le crowdlending comme « un moyen efficace et rapide d’obtenir un financement » pour les entreprises. Celles-ci se ruent sur les plateformes, nous explique-t-on. Il faut croire qu’elles se précipitent contre un mur ! Car ces plateformes sont bien plus sélectives que les banques. Avec cela, pourtant, aucune d’entre elles ne serait encore rentable. Bref, le crowdlending ne prend pas en France. Que se passe-t-il ?

Edebex, startup belge atypique

Entrepreneur bruxellois, Xavier Corman connaissait bien les problèmes de trésorerie qu’affrontent les petites entreprises. Cela lui a donné l’idée de cofonder, avec trois partenaires, Edebex, une plateforme en ligne sur laquelle les entreprises peuvent céder leurs factures à des investisseurs, de manière particulièrement intéressante et commode. Ces dernières années, de nombreuses solutions de financement alternatives sont apparues pour les entreprises. Mais la plupart sont très chères ou très sélectives. Edebex évite d’être l’un et l’autre et rappelle que, quand elle est la plus utile, l’innovation apporte une vraie simplification.

Que veulent les clients des banques? Quand Facebook écoute les Millennials

Nous sommes fin 2016 et, selon les très nombreuses prévisions émises depuis plus de cinq ans, la banque devrait être aujourd’hui massivement digitale et les banques en ligne devraient tenir au moins la moitié du marché, faisant difficilement face à la concurrence conquérante et irrésistible de nombreuses startups innovantes. Nous en sommes loin. Que se passe-t-il ? Que veulent finalement les clients des banques ? se demande Chris Skinner, qui renvoie à l’étude que Facebook a publiée sur le rapport à l’argent des Millennials, qui permet effectivement de lever une partie du voile.

Quand le gouvernement anglais oblige les banques à référer leurs clients à des plateformes de financement alternatif

Le 1er novembre 2016, le gouvernement britannique a lancé un Bank Referral Scheme ou Programme de référencement bancaire obligeant désormais les banques qui refusent un crédit à des PME à référer celles-ci à des plateformes susceptibles de les aider à trouver des financements alternatifs. Cette orientation que d’autres pays adopteront sans doute – les instances réglementaires européennes s’étant notamment jusqu’ici montrées très réceptives aux initiatives bancaires développées outre-Manche – pourrait marquer à terme un vrai bouleversement du paysage bancaire.

Protection des données personnelles : les banques vont devoir mieux faire

Le Crédit Agricole a récemment publié une Charte sur la protection des données personnelles de ses clients. Bien que cela ait été peu commenté, c’est un événement. Les banques s’étant engagées aussi clairement sur ce thème demeurent en effet, en France et ailleurs, très peu nombreuses. Il convient d’ailleurs de souligner que le Crédit Mutuel a été à cet égard un véritable précurseur, à travers une Charte comparable qui explique notamment avec transparence l’utilisation des cookies et comment il est possible de les refuser. Pourtant, même si de tels engagements demeurent assez exemplaires, ils paraissent déjà insuffisants.