Nouveaux modèles de distribution : une stratégie d’ubiquité

Après JP Morgan Chase, qui va ouvrir 400 nouvelles agences aux Etats-Unis dans les cinq ans, Bank of America a récemment annoncé l’ouverture de 500 agences ces quatre prochaines années. Comment comprendre ces démarches, que beaucoup sans doute interpréteront comme autant de combats d’arrière-garde ? Les spécificités de l’histoire de la réglementation bancaire américaine expliquent que des établissements aussi importants que Chase ou Bank of America puissent encore n’être pratiquement pas représentés dans de larges portions de leur territoire national – ce qui n’a guère d’équivalent dans un pays comme la France. Malgré ses 4 470 agences, ainsi, Bank of America n’est pas présente à Pittsburgh ! Mais si cette ville peut ainsi représenter pour elle un nouveau marché, pourquoi, à l’heure de la digitalisation, la banque choisit-elle d’y ouvrir un nombre conséquent d’agences ? Enfermement dans un modèle de distribution irrémédiablement dépassé ou stratégie nouvelle ?

Arrivée d’Amazon dans les activités bancaires : trois points de vue intéressants

Comme nous l’avons annoncé, Amazon pourrait prochainement proposer un compte courant, en collaboration avec une ou des banques américaines et en ciblant les plus jeunes, ainsi que des populations mal bancarisées. Bien entendu, cette annonce a suscité un grand nombre de commentaires, parmi lesquels les trois suivants paraissent particulièrement intéressants.

Comment accompagner les tendances? Le cas de la gestion des finances dans le couple

En France, un gros tiers des couples font comptes à part. Ce n’est donc pas une généralité mais il semble bien, à suivre les analyses de l’INSEE, que ce soit une tendance assez forte et donc un mode de vie qui va prendre de plus en plus d’importance. La France est d’ailleurs l’un des pays les plus avancés à cet égard en Europe. Pourtant, alors que le sujet les concerne très directement, pourquoi les banques françaises n’en tiennent-elles pas davantage compte ?

Oubliez les fantasmes ! Voici la Génération Z.

Et si la disparition des agences, le tout digital, le remplacement des banques par GAFA et startups avaient été, dans le domaine financier, les ultimes fantasmes… des baby-boomers ? En somme, on nous aura peut-être annoncé la fin des banques un peu comme, dans les années 60, on expliquait qu’on ne se nourrirait plus que de pilules en l’an 2000 ! Toutefois, si l’attente du Grand Soir est le propre de la Génération 68, cela ne préjuge pas du comportement réel des générations suivantes. On le constate aujourd’hui : les Millennials n’ont pas massivement adoptés ces comportements que l’on annonçait (que certains annoncent encore) tellement différents de ceux de leurs aînés. Quant à la Génération Z, s’il faut parler de révolution, ce pourrait bien être au sens astronomique de retour au point de départ, sommant les banques de retrouver – comme on dit dans le foot – leurs fondamentaux.

Les banquiers peuvent certainement avoir de l’humour mais… à ce point !?

Depuis quelques années – depuis la crise et la mauvaise image qu’elle a donnée aux banques – un certain nombre d’établissements ont été tentés d’avoir recours à l’humour, pour prendre à rebrousse-poil les stéréotypes et développer une communication, parfois, audacieuse. Cependant, comme le montre la vidéo ci-dessous, la démarche n’est pas sans risques. Ou alors, il faut… beaucoup d’humour !

Quel avenir pour les automates bancaires?

Certains établissements, comme la Sberbank russe, testent aujourd’hui la livraison d’argent par drones. Au Kenya, Equity Bank, bien que possédant plus d’un cinquième du parc national d’automates, soit 520 unités, a décider de tourner le dos à ces derniers, les jugeant trop onéreux dès lors qu’ils n’évitent pas les files d’attentes et que les clients leur préfèrent à la fois les agences à guichets et la banque sur mobile.

atm

Ce sont là des exemples de banques qui anticipent un monde où le cash est moins utilisé et où les GAB ont disparu. Un tel scénario est-il envisageable en France ?

Agences bancaires : des chiffres à n’y plus rien comprendre!

Aujourd’hui, la baisse de fréquentation des agences ne fait pas débat. La plupart des études s’entendent pour constater qu’en France, quels que soient les réseaux d’agences, 23% des clients en moyenne (21% en 2015) se rendent désormais moins d’une fois par an dans l’agence qui détient leur compte principal – contre 3% des clients seulement pour lesquels l’agence est l’unique point de contact avec leur banque. Personne ne conteste ces chiffres et tout le monde s’accorde à reconnaître qu’ils marquent une tendance actuelle et irréversible. Il n’y a qu’un seul problème : ces chiffres étaient exactement les mêmes il y a… vingt ans !