Pourquoi est-il si difficile de tenir compte de la multibancarisation des clients?

Selon la dernière enquête annuelle Deloitte, menée en mai 2015 auprès de 3 292 clients particuliers des banques françaises, 32 % parmi ces derniers sont prêts à ouvrir un compte auprès d’acteurs non bancaires, comme les opérateurs téléphoniques. Ils n’étaient que 29 % en 2014. De tels chiffres paraissent particulièrement menaçants pour les banques et c’est ainsi qu’ils sont interprétés. Cependant, la menace n’est pas si forte si l’on prend en compte une réalité évidente : la multibancarisation des Français. Or c’est ce qu’on a beaucoup de mal à faire !

Vers une restructuration prochaine de la banque de détail en France?

Cette question va sans doute faire hausser bien des épaules ! Une telle restructuration a été si souvent déjà annoncée… que le paysage de la banque de détail en France a fini par paraître immuable. Pourtant, il y a du nouveau. Car si beaucoup se sont livrés à toutes sortes de pronostics, il faut reconnaitre que les chiffres manquaient assez largement pour les étayer. Ce n’est plus le cas.

Ces innovations qui vont changer la grande distribution et dont les banques pourraient s’inspirer (mais tout reste à faire !)

Le Journal du Net a récemment présenté quinze innovations qui vont changer la grande distribution et qui, pour la plupart d’entre elles, sont autant de réponses à la concurrence du e-commerce. La plupart de ces innovations portent en effet sur la gestion et le sens même des magasins physiques dans un contexte multicanal. Elles ouvrent ainsi des pistes qui, de manière surprenante, demeurent encore largement inexplorées par les banques.

Dans les résultats des banques françaises, la part des commissions devient inquiétante. Et si c’était une bonne nouvelle?

A présent que leurs résultats 2014 sont pratiquement stabilisés, il ressort particulièrement que de nombreuses banques françaises ont vu leurs commissions fondre l’année dernière. Or, à première vue, 2015 ne devrait pas permettre de corriger le tir. La faible part relative des commissions dans leur PNB est une singularité française par rapport à beaucoup d’exemples étrangers et une évidente fragilité, surtout dans le contexte actuel des taux. Cette singularité s’accroît. Et, apparemment, la mauvaise conjoncture n’explique pas tout.

Centricité clients : ce qu’on peut retenir de la Casden

Au sein des Banques populaires, vous connaissez sans doute la Casden, la Caisse d’Aide Sociale de l’Education Nationale ; une banque coopérative pour les profs (et les personnels de la Recherche), qu’on dirait faite par des profs (mais c’est pratiquement le cas). Bref, un objet financier hybride difficilement comparable aux autres établissements. A moins que…

L’agence pour les riches ne marche pas!

Début 2014, nous posions la question : la banque de demain sera-t-elle surtout pour les riches ? Soulignant qu’il s’agit là d’une orientation assez nette chez plusieurs établissements anglo-saxons, nous doutions qu’elle représente une orientation très pertinente. De fait, HSBC vient d’annoncer la fermeture prochaine de son agence Premier à Poole (Dorset). Une agence créée en 2007 qui, unique en son genre, était réservée aux gens aisés.

Et si les banques s’engageaient davantage sur la protection de la vie privée?

En 2011, le député vert allemand Malte Spitz a longuement bataillé avec son opérateur téléphonique pour récupérer l’ensemble des données le concernant. L’ensemble a été publié par Die Zeit. On y trouvait le moindre détail de ses déplacements et appels. Et alors ?, demanderont sans doute beaucoup de gens, qui estiment n’avoir après tout rien à cacher et qui se préoccupent peu que leur vie privée soit étalée sur les réseaux sociaux ou puisse être suivie par leur opérateur téléphonique, leur banque, voire même par quelque officine gouvernementale ! Le problème, cependant, n’est pas là et c’est une question dont les banques, à l’instar d’autres acteurs, comme Orange avec son projet de recherche Data for Development, devraient particulièrement se soucier. Douglas Flint, le Chairman d’HSBC, a récemment appelé à un débat public sur la propriété et l’usage des données personnelles. Dans l’attente, d’autres pistes apparaissent.

Réussir la transformation digitale : les banques vont-elles devenir (au moins en partie) des software companies?

Francisco Gonzalez, Chairman de BBVA, n’a pas hésité à l’annoncer récemment : à l’avenir, BBVA deviendra une software company. Selon lui, en effet, la transformation digitale qui frappe l’essentiel des activités bancaires ne laisse pas de choix : les expertises en matière de design et de développement applicatif vont devenir des compétences clés pour les banques. De fait, bien que cela apparaisse encore très peu en France, on voit d’ores et déjà de plus en plus d’établissements internaliser de telles compétences par acquisitions.

Réussir la transformation digitale en toute Agilité

La transformation digitale ne se résume pas seulement à l’ajout d’une nouvelle technologie aux modes et modèles de fonctionnement existants. Elle va bien au-delà, avec des implications sur tous les aspects dont nous organisons la chaîne de valeur, y compris la structure interne de l’entreprise elle-même. La façon de gérer et de mesurer la transformation digitale est encore en discussion dans de nombreuses entreprises, à la recherche de la méthode qui permet d’établir un programme de transformation digitale. En ce sens, les méthodes « agiles » peuvent servir d’inspiration. Il s’agit de groupes de pratiques de projets de développement susceptibles de s’appliquer à divers types de projets. Ayant pour dénominateur commun l’Agile Manifesto (2001), ces pratiques se veulent plus pragmatiques que les méthodes traditionnelles. Elles impliquent au maximum le demandeur (client) et permettent une grande réactivité à ses demandes. Elles visent la satisfaction réelle du client en priorité.

Des solutions originales en finance participative (VI) : Metro Bank et Zopa, l’avenir du prêt P2P en question

Dans un précédent billet, nous avons souligné quelle menace une plateforme de crowdlending de la taille du LendingClub est à même de représenter pour les banques. Nous avons également signalé que la plupart des banques n’ont sans doute pas encore exactement pris conscience de cette menace. Celle-ci trouve cependant une première réponse avec l’accord que Metro Bank et Zopa ont conclu il y a quelques mois.