Quand les banques françaises font le pari de la solidarité.

Cela peut paraître anecdotique mais, sur le site du Crédit Agricole Brie Picardie, on trouve une page « J’ai un coup dur ». Il n’y a rien là de très bouleversant : la page indique simplement la marche à suivre pour que la banque se porte caution locative, pour puiser dans son épargne de précaution ou pour faire jouer ses assurances. Cependant, le regroupement de telles démarches, vis-à-vis desquelles on attend effectivement une assistance rapide et sans faille de sa banque, est assez intéressant. Avec son titre un peu dramatique (« j’ai un coup dur »), la page souligne la proximité et la réactivité vis-à-vis des clients et cela marque une tendance assez forte aujourd’hui au sein des banques françaises. Une tendance qui recouvre elle-même un choix stratégique décisif.

Mobile banking : l’exemple des banques asiatiques

En Europe, comme aux USA, les banques voient essentiellement le mobile comme un nouveau canal. Leur approche est ainsi avant tout technique : donner accès, à travers lui, aux services et produits bancaires classiques. On conçoit donc des banques 100% mobile. Cela impose de réaliser des applis adaptées à l’ergonomie propre aux mobiles et cela conduit aussi bien à remodeler les sites dans la même optique, pour plus de commodité et une accessibilité plus immédiate, dans la mesure où une large partie des clients qui se connectent à partir de leur mobile n’utilisent pas les applis mais accèdent directement au site. Mais, au total, on trouve assez peu d’innovations en termes d’offres ou même de parcours client, malgré quelques initiatives notables, comme Soon d’Axa Banque.

En Asie du Sud-Est, l’approche de plusieurs établissements est sensiblement différente. C’est particulièrement le cas avec les Clicks de la banque malaisienne CIMB et surtout avec Frank, la banque pour jeunes d’OCBC (Singapour).

De l’évolution des agences en général et de l’Espace W31 du Crédit Agricole Toulouse en particulier

Nous publions ces jours-ci notre Baromètre des réseaux d’agences bancaire actualisé (chiffres au premier semestre 2014). Depuis la première version de cette étude en 2012, le paysage a sensiblement évolué. Premiers constats : la baisse de fréquentation, d’environ 9% par an depuis 2007, semble s’être stabilisée. Les agences reçoivent désormais en moyenne 15% de leur clientèle…

Et si les banques en ligne décollaient vraiment?

A l’occasion de la fin d’année, les pronostics 2015 qui ont été formulés pour les banques françaises avaient un air certain de déjà vu. En gros, face à l’invasion numérique et face à la menace que les grands de l’internet et les fintech ne viennent chasser sur leurs terres, les banques doivent contre-attaquer. 2015 devrait être ainsi l’année des banques pure players en ligne et sur mobile. On disait pratiquement la même chose il y a cinq ans !

Certes, plusieurs banques en ligne pure players étaient en pertes fin 2013 et le resteront visiblement fin 2014. Certes, les banques en ligne ne concentrent que 7% des comptes courants et à peine plus de 2% des Français ont leur compte principal chez l’une d’elles. Toutes ensembles, les banques en ligne françaises ne séduisent que 2 millions de clients, contre 2,8 millions en Italie et 12 millions en Allemagne et Autriche réunies. Mais un compte courant sur trois s’ouvre désormais chez une banque en ligne et l’année 2015, sûrement, sera la bonne, nous assure-t-on. Et si l’on regardait les choses d’un peu plus près ?

En 2015, les banques françaises découvriront-elles les Peer Reviews?

Lorsqu’on a un peu trop souvent du mal à équilibrer son budget. Lorsqu’on a l’impression de dépenser trop dans un domaine. Lorsqu’on voudrait économiser un peu plus sans y arriver, on se pose inévitablement la question : comment font les autres ? Les Peer Reviews ont justement pour objet d’y répondre, en indiquant comment en moyenne gèrent leur budget ceux qui nous ressemblent en termes de revenus, de situation géographique ou familiale, etc. Dans les pays anglo-saxons, notamment, les banques les développent volontiers et le public les demande. Pourquoi, dès lors, les banques françaises les ignorent-elles à peu près totalement ?

Les principales banques françaises commencent à perdre des clients.

La tendance était déjà nette fin 2013 et les premières estimations 2014 la confirment : toutes ensemble, les principales banques de détail françaises perdent des clients, tandis qu’entre elles des divergences fortes commencent à apparaître quant aux gains et pertes de clientèle, ce qui n’était guère le cas jusqu’ici. Petit tour d’horizon.

Pourquoi Microsoft accepte-t-il désormais d’être payé en bitcoins?

Quoi que l’on puisse penser de cette crypto-monnaie très volatile, il faut reconnaître que le bitcoin s’impose de plus en plus comme une vraie monnaie – aujourd’hui, près de 3 500 commerces dans le monde l’accepteraient. Or cette tendance pourrait bien s’accélérer, surtout dès lors qu’après Dell, un acteur de la taille de Microsoft accepte à son tour d’être payé en bitcoin. Il y a une raison très simple à cela : les coûts de transactions supportés par les commerçants. Car cela n’est finalement pas assez souligné : les crypto-monnaies, dont le bitcoin représente 75% des transactions, marquent la fin des moyens de paiement. Explications.

Hello Bank et les Médians.

Ce ne sera donc pas une révolution ! En plus d’un an, Hello Bank a séduit 101 000 clients en France et 42 000 en Italie. Des chiffres de recrutement brut comparables à ceux des banques en ligne, avec un investissement publicitaire élevé de même niveau. Les clients sont plus nombreux en Belgique (365 000) mais Hello Bank y a bénéficié de l’offre jeune de BNP Paribas Fortis, ainsi qu’en Allemagne (283 000), où Hello Bank s’est appuyée sur Cortal Consors, avec qui elle va d’ailleurs fusionner. A ce stade, il n’y a donc pas eu de ruée et, bien qu’il soit déjà prêt d’être atteint (791 000 clients sur les quatre pays à ce stade), Hello Bank ne relève pas son objectif d’1,4 million de clients en 2017 (dont 65% n’étant pas déjà clients de BNP Paribas ; ils sont environ 50% aujourd’hui).

D’emblée, nous l’avions souligné, le choix de lancer une banque unicanale, à part de BNP Paribas et sous une marque propre pouvait paraître assez étrange. Mais, depuis, Hello Bank a clairement été inscrite dans le périmètre de BNP Paribas, notamment en termes d’offres. Ensuite, lors d’une conférence de presse donnée mercredi dernier, les responsables d’Hello Bank ont parfaitement justifié leur choix de laisser vivre d’une vie propre, pour mieux observer son développement et en tirer tous les enseignements, une nouvelle banque porteuse de challenges importants : un lancement simultané sur quatre pays, une première, des offres conçues directement sur mobile, une banque unicanale positionnée comme banque principale pour des clients eux-mêmes actifs et en mouvement. Un positionnement attentif que l’on peut se permettre quand on est BNP Paribas et qui, de fait, aura ménagé une vraie surprise.

Le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne favorise l’interaction clients.

Depuis quelques jours, notre billet Pourquoi la plupart des sites bancaires français ont 5 ans de retard ? nous vaut de nombreuses visites et pas mal de questions, dont celle-ci qui revient particulièrement : quels sont alors les sites français les plus avancés ? Eh bien, parmi eux, il y a incontestablement celui du Crédit Agricole Pyrénées Gascogne.

Umpqua, la banque d’aujourd’hui.

Si vous suivez l’actualité bancaire, vous avez sans doute déjà entendu parler d’Umpqua Bank pour ses agences – les premières où ont été introduits la presse, les machines à café, les espaces cosy et toutes sortes d’événements. Il y a cinq ans, c’était assez singulier pour qu’Umpqua soit régulièrement citée. Aujourd’hui, on rencontre ces éléments…