Services financiers innovants : les investisseurs d’aujourd’hui sont-ils les visionnaires de demain? (II) Index Ventures

Fondé en 1996 et opérant à partir de San Francisco, Londres et Genève, le fonds d’investissement Index Ventures est présent, avec un certain nombre d’autres, dans des sociétés comme Dropbox ou Blablacar et, dans le domaine financier, dans des startups au capital desquelles les investisseurs se bousculent, comme iZettle ou Clinkle. Mais Index Ventures finance également des solutions plus atypiques, comme Secret, The Climate Corp, Path, Fobo ou Trustpilot.

Largement investi dans les services financiers, le fonds parait y suivre une ligne de conduite assez claire : les banques n’existent plus ou presque ! En tous cas, il est possible de les concurrencer directement en ligne et en low cost. Et à cette ligne de conduite s’ajoute un véritable flair pour découvrir et soutenir des solutions originales et vraiment innovantes, ce qui rend Index Ventures particulièrement intéressant à suivre.

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La BCE vise-t-elle la liquidité et la solvabilité des banques ou celles des Etats?

On le souligne finalement assez peu mais les actions récentes de la BCE ont de quoi surprendre. D’un côté, elle inonde les banques de liquidités et annonce des mesures (taux de facilité de dépôt négatif, rachats d’actifs titrisés ou ABS) pour les pousser à tout prix à prêter aux entreprises. D’un autre côté, avant de devenir leur superviseur direct en novembre prochain, elle renforce la surveillance de la solvabilité des établissements à travers revues de portefeuilles (AQR) et tests de défaillance (actuellement pilotés par l’EBA), qui se traduiront sans doute par des exigences de fonds propres supplémentaires pour un certain nombre d’entre eux. Comme si la BCE voulait une chose et son contraire ! Mais peut-être y a-t-il une autre explication à cette apparente contradiction.

Services financiers innovants : les investisseurs d’aujourd’hui sont-ils les visionnaires de demain? (I) Accel Partners

Créé en 1983, opérant depuis les USA, le Royaume-Uni et l’Inde, le fonds d’investissement Accel Partners et certains de ses managers, comme Jim Breyer, sont devenus célèbres pour avoir compté parmi les principaux investisseurs de Facebook. Mais bien d’autres perles apparaissent dans le portefeuille du fonds : DropBox, Spotify, Groupon, Blablacar, … Présentant ses investissements, Accel Partners ne distingue pas particulièrement les services financiers, bien qu’il soit investi dans nombre de startups dans ce domaine, nous allons le voir ci-après, et bien qu’il semble, surtout, suivre une vision qui, pour n’être pas explicitement dite, se dégage assez clairement. Une vision selon laquelle les activités financières et bancaires obéiront demain à des problématiques générales qui les débordent largement.

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Qu’attend le gouvernement français pour soutenir TPE et PME à travers Unilend?

Unilend est une plateforme en ligne qui permet à des entreprises d’emprunter directement à des particuliers. Avec l’anglaise FundingCircle (qui est très proche) ou l’américaine The Receivables Exchange (dont le modèle est différent), la française Unilend va au bout de la désintermédiation bancaire : les entreprises expriment directement leurs besoins de financement auprès d’une foule de prêteurs qui pourront y trouver des rendements intéressants en période de taux bas mais qui supporteront également seuls les risques de défaillance des emprunteurs. Les entreprises, toutefois, sont sélectionnées et les prêteurs peuvent répartir leurs mises sur de multiples emprunteurs, tandis que ces derniers sont protégés des taux usuraires que pourraient exiger les prêteurs par un système de quasi enchères : une fois la somme demandée réunie, les prêteurs les mieux-disants en termes de taux sont seuls retenus. Le schéma est fort intéressant ainsi en termes de financement et de placement. Il pourrait l’être également pour ce qui concerne l’aide publique (Etat et collectivités territoriales) aux entreprises.

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Kiosk to invest, le crowdfunding rencontre la bourse

Ce qui est bien avec le crowdfunding actuellement, c’est que ça bouge. Vite. Et ça cogite ! Il y a peu, nous présentions Spear, dont le modèle original et très intéressant se fonde sur une mise en perspective réfléchie des enjeux du crowdlending. Voici, sous un autre registre, celui de la finance participative au capital de startups et de PME de croissance, Kiosk to invest, dont vous n’avez probablement jamais entendu parler, ce qui est normal : la solution est encore en phase de lancement, la plupart des pages du site demeurant en chantier.

La jeune pousse PayTop invente… euh… rien!

En France, on aime bien les startups en général et les jeunes pousses financières en particulier. Récemment, la presse présentait ainsi très favorablement Paytop, un établissement de paiement spécialisé dans les transferts internationaux d’argent, lancé par le fond Truffle Capital et l’ancien ministre de l’Economie numérique Eric Besson, avec le soutien de la BPI/Oséo.

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L’avenir est-il aux supermarchés bancaires?

Comme la nature a horreur du vide, leur apparition était inévitable. Les banques vendent les produits de partenaires mais pas de concurrents. Les grandes surfaces ont introduit des offres de crédit sous blister dans leurs rayons mais c’est pour proposer leurs propres offres ou celles, encore une fois, de partenaires exclusifs. En matière de produits et de services bancaires, on ne trouvait nulle part d’endroit où un large choix d’offres de marques différentes soit proposé. Depuis quelques années, cette lacune a été comblée et l’on trouve aujourd’hui, en ligne, plusieurs formules de supermarchés bancaires.

Banques et market places BtoB et BtoC : demain, être seulement une banque ne suffira plus!

Il y a un peu plus de deux mois, nous sommes intervenus lors de la conférence CCM Benchmark « Banque et digital 2014 » sur le thème des banques et des places de marché BtoB et BtoC. Nous avons été surpris par les demandes que cette intervention nous a suscité et nous suscite encore. La question, visiblement, est d’actualité. Nous publions ainsi aujourd’hui, pour nos abonnés, une présentation sur le sujet. Il le mérite bien. Pour les banques, développer en ligne pour leurs clients des solutions de commerce BtoB ou BtoC est une tendance constante depuis plus de dix ans, bien que ces solutions, en général, ne marchent pas ! Mais les choses bougent.

Avec SPEAR, trois banques françaises entretiennent la flamme de l’innovation géniale mais inconnue.

Il n’y a pas d’innovation inconnue ! C’est toute la différence entre innovation et invention. Il y a des inventeurs dont on découvre, des années après, qu’ils avaient eu une idée géniale. Mais quand on parle innovation, on parle business. Une innovation, c’est une invention ou une nouvelle façon de faire qui bouscule ou qui crée un marché. Sinon ce n’est rien qu’un échec. Prenons SPEAR par exemple. Voilà quelque chose de nouveau (créé en 2011) et d’assez génial, qui mérite un détour : www.spear.fr. Cependant, à part sur notre site, en avez-vous déjà entendu parler ?

Les centres d’appels sont de plus en plus indispensables. C’est bien le problème!

On en parle peu mais, au fait, que deviennent les centres appels parmi tous les canaux désormais disponibles pour la relation bancaire (agences, mobile, ordinateurs, tablettes, plateformes téléphoniques, réseaux sociaux) ? Quel rôle remplissent-ils au sein de ce qu’on peut nommer, au choix, le multicanal (les différents canaux se superposent), le cross-canal (ils se renforcent) ou l’omni-canal (ils convergent) ? Les centres d’appels se portent plutôt bien. En France, ils emploient plus de 10 000 personnes pour traiter plus de 150 millions d’appels par an. Mais si l’activité des centres d’appels est toujours forte, ainsi, à quoi servent exactement les nouveaux canaux ?