Les blockchains annoncent la vraie fin des banques

IBM propose aux banques centrales un système de gestion des monnaies existantes sur un blockchain centralisé, qu’il se propose de gérer. Sur le site C’est pas mon idée !, cette annonce a suscité un sarcastique billet au titre explicite : Quelqu’un peut expliquer le « P2P » à IBM ? Beaucoup de lecteurs sont-ils cependant à même de saisir combien la proposition d’IBM est absurde ? Combien réalisent aujourd’hui que les blockchains annoncent la vraie fin des banques, c’est-à-dire de l’idée même que nous nous faisons d’elles depuis le Quattrocento. Rien de moins !

Les banques et le défi des retraites

C’est un des éléments les plus déterminants pour l’économie bancaire aujourd’hui et sans doute pour quelques années : depuis 2010, la France subit un phénomène de désépargne massif. On le souligne pourtant assez peu. Pire : on peine à en reconnaître la réalité. Il y a un peu plus d’un an, nous soulignions l’inquiétant manque d’épargne des Français. On nous répète pourtant le contraire ! Le taux d’épargne des Français ne cesse de croitre. Il est un des plus élevés d’Europe. Les Français sont des fourmis. Vraiment ?

Comment BNP Paribas tente, de manière originale, de jouer un rôle leader dans l’innovation

En quelques années, BNP Paribas a mis sur pieds un dispositif assez complet d’accompagnement et de soutien aux startups et à leurs créateurs. Il vaut la peine de le décrire en détail car, à travers ce dispositif, la banque développe un positionnement aussi original (nous ne lui connaissons pas d’équivalent international) que finalement peu remarqué.

Fidélisation des clients : ce que les banques peuvent retenir des compagnies aériennes

Jusqu’à très récemment, les banques ont suivi un objectif prioritaire d’ouvertures de comptes. Il n’est désormais plus exclusif. Une prise de conscience – également récente, aussi surprenant que cela puisse paraître – quant à la multi-bancarisation majoritaire de leurs clients et quant à la faible rentabilité unitaire de beaucoup d’entre eux, pousse désormais les banques à développer leurs formules de fidélisation. Et, à cet égard, si les banques ont longtemps suivi les grands détaillants, c’est avec les compagnies aériennes que les comparaisons sont désormais pour elles les plus intéressantes.

Big data. Et si on se souciait de l’avis des clients?

Une étude récemment publiée dans Science montre que les dates et lieux de seulement quatre de nos achats par carte bancaire suffisent à nous distinguer parmi plus d’un million d’autres porteurs de cartes. Nous avons tous ainsi comme une « signature » à travers nos achats et cela signifie qu’il est devenu aisé de nous cibler individuellement, même noyés dans une masse considérable de données. Cela explique que l’engouement pour le Big Data soit fort dans le domaine bancaire. Cependant, dans tout ce qu’on peut lire sur ce thème, une question est rarement posée : qu’en pensent les clients ?

CrowdEquity : L’ascenseur social des PME… Rencontre avec Wiseed

Nous rencontrons Stéphanie Savel, Présidente de Wiseed, plateforme pionnière du crowdequity (1) en France (et même dans le monde !). Créée en 2008, Wiseed affiche aujourd’hui à son compteur plus de 17 millions d’euros de financement en capital auprès de 54 start-ups (avec des investissements de 100€ minimum et en moyenne de 3000€) et 42 000 internautes inscrits sur son site.  De quoi approfondir le sujet du financement de l’amorçage des start-up (cf. interview précédente avec Xavier Milin de Basics Finance).

Comment faire pour que ses clients se sentent gagnants ? La généralisation des points de fidélité

Les programmes de points de fidélité n’ont rien de nouveau dans la banque. Leur généralisation est plus récente cependant, ainsi que le fait qu’ils puissent gagner l’ensemble des offres de produits et services. Demain, nos achats pourraient bien faire de nous comme des boules de flipper accumulant des points de bumper en bumper. Les banques doivent-elles suivre cette tendance ?

Quel avenir pour Le Village by CA, l’incubateur du Crédit Agricole? (MAJ : la réaction du Crédit Agricole)

La question peut paraître saugrenue alors que Le Village n’a pas encore fêté sa première année. Elle ne doit en tous cas nullement laisser entendre qu’il s’agit d’un échec car c’est vraiment tout le contraire ! Une pépinière en plein cœur de Paris, capable d’accueillir jusqu’à 100 startups (plus d’une cinquantaine aujourd’hui) ayant moins de 36 mois d’existence et qui devrait prochainement trouver plusieurs prolongements en Province avec les Caisses régionales du Crédit Agricole. D’emblée, Le Village a été conçu avec ce qu’il faut appeler un grand respect de l’esprit d’innovation, privilégiant l’envie des créateurs plus que leurs business plans et se voulant laboratoire et non pas label ; se définissant comme une « zone de frottements constructifs », entre jeunes pousses, monde de la banque et des partenaires aussi variés que Bearing Point, Microsoft ou Sanofi. Pourquoi, cependant, le prix « Innovation et mutualisme », créé par la Caisse locale Paris Concorde du Crédit Agricole d’Ile-de-France pour récompenser les locataires du Village, ayant récemment été décerné à la startup Mille Pépites, donne-t-il fortement l’impression que quelque chose manque ?

Relation clients : ce que les banques pourraient retenir de McDonald’s

Lancé depuis plusieurs années, le service à table se généralise dans les McDo : une fois la commande passée à une borne, on ne la retire pas au guichet. Le plateau est apporté à table, en salle. Dans certains endroits, de vraies assiettes sont utilisées. Comme au restaurant. Cette nouvelle formule accompagne par ailleurs le lancement de menus gourmands, faisant plus de place aux innovations et spécialités locales, de burgers « do it yourself », etc. A priori, rien qui se rapproche des activités bancaires. Sauf à y regarder d’un peu plus près…

E-immo, un premier modèle crosscanal pour les banques françaises

Dans un récent billet, nous avons souligné qu’à la différence des banques, prises dans une logique multicanale dont elles peinent à sortir, où les canaux se font concurrence et où les accès digitaux vident les agences, la grande distribution a davantage opté pour une approche crosscanale, où les différents canaux se complètent et se renforcent, les magasins physiques demeurant leur point de convergence. La question qui nous a été plusieurs fois posée est ainsi de savoir si des solutions comparables n’émergent pas également dans le monde bancaire. De fait, quoique peu nombreuses encore, de telles approches sont effectivement apparues. La plateforme E-immo du Crédit Agricole, lancée en juin 2013, en fournit à ce stade sans doute le meilleur exemple.