De l’outsourcing au partenariat industriel. Deux exemples.

Poursuivant son plan d’efficacité opérationnelle lancé en 2008 et industrialisant ses activités de gestion des crédits, Société Générale a confié à Sopra Banking Software la construction d’une plate-forme internationale, multi-entités et multi-marchés, de gestion industrielle des crédits pour servir les banques de détail et les sociétés financières du Groupe.

Comment gérer sa présence sur les réseaux sociaux ? Une question dépassée.

Il y a un peu moins d’un an, nous publiions une étude sur Dix stratégies percutantes de banques sur les réseaux sociaux. La question était alors de savoir comment les banques pouvaient gérer au mieux leur insertion dans ce nouvel univers et comment elles pouvaient y rentabiliser leur présence.

Depuis, les choses ont beaucoup évolué, ce qui nous a conduits à remanier complètement et à étoffer largement notre étude. Car, aujourd’hui, la question n’est plus de savoir ce que les banques doivent faire avec les réseaux sociaux mais en quoi les réseaux sociaux changent profondément les banques.

Les agences bancaires en 2013.

Nous publions une version actualisée 2013 de notre Baromètre des réseaux d’agences bancaires. Fondé sur le suivi de nombreux établissements français et étrangers, ce Baromètre fait le point sur la manière dont beaucoup de banques envisagent aujourd’hui l’avenir et l’évolution de leurs réseaux d’agences.

CheBanca ! Milan.

Des agences bancaires toujours plus originales.

Au Japon, l’architecte française (expatriée) Emmanuelle Moureaux développe un design original pour les agences de la Sugamo Shinkin Bank (les Shinkin Banks sont des banques mutualistes).

L’agence de Tokiwadai :

L’agence d’Ekoda :

Et surtout l’agence de Shimura, dans le quartier d’Itabashi, à Tokyo, juste en sortant de la station de métro Shimura-sakaue :

Qu’attendent vraiment les clients des banques ?

Fin février, BT a fait paraitre une intéressante étude, conduite dans six différents pays, dont la France, où nous attendions que l’on en fasse état. En vain. L’étude souligne pourtant de manière originale ce qu’attendent les clients des banques et quels éléments peuvent être à même de les pousser à changer d’établissement. Or ces attentes ne portent vraiment pas prioritairement sur la possibilité de se connecter avec sa banque via les réseaux sociaux ou sur le mobile banking – deux sujets qui occupent pourtant beaucoup les banques. En revanche, parmi les services dont les sondés souhaitent disposer en ligne, le plus demandé (32%) concerne les « peer review sections ». Il n’est pas certain que beaucoup, en France, sachent vraiment de quoi il s’agit. Explications.

Frais, tarifs : ce que les banques françaises ne disent pas (et ce qui n’est pas non plus ce que vous vous attendez sans doute à lire)

On décrie actuellement beaucoup les tarifs des banques et on accuse particulièrement celles-ci d’abuser de « frais cachés ». On regarde avec suspicion même le fait que les chargés de clientèle soient commissionnés sur la réalisation d’objectifs commerciaux. Mais on souligne rarement, voire jamais, que la banque est sans doute le commerce de masse où l’on peut le plus négocier les tarifs des services et produits et que c’est là un rôle déterminant que remplissent les chargés de clientèle en agence. Cela n’est guère étonnant car si ce rôle est effectivement déterminant, très peu d’éléments permettent de l’évaluer et beaucoup d’établissements d’ailleurs ne le cernent que très approximativement.

HSBC, la première banque globale ?

On parle de « connectivité » pour désigner la capacité d’une banque à communiquer de la manière la plus efficiente, en termes de coûts, de sécurité et de commodité, avec ses clients et leur proposer ainsi des services à valeur ajoutée. Cela désigne particulièrement la capacité pour une banque à interagir le plus directement possible avec ses entreprises clientes dans la gestion de leur trésorerie, pour leur proposer des services de cash management, de paiements, d’encaissement et de gestion des flux. La plupart des grandes banques se développent aujourd’hui sur ce créneau, pour accompagner les entreprises dans leur développement international. Mais aucune banque n’en a, comme HSBC, fait le socle même de sa stratégie, retenant à cet effet des options tout à fait innovantes et se positionnant ainsi ouvertement comme la première banque « globale ».

Un fichier positif et ensuite ?

La France s’achemine vers la constitution d’un fichier positif, d’un « Registre national des crédits aux particuliers », lequel pourrait voir le jour fin 2014. L’absence d’un tel fichier était devenue une singularité française par rapport à nos voisins. Pour autant, il ne semble pas que l’on tienne vraiment compte des expériences étrangères ; lesquelles nous inspirent ci-après quelques réflexions d’ordre quasi philosophique (signalons-le d’emblée pour tous ceux qui y sont allergiques !).

Visa, un puzzle stratégique ?

A ce stade, il n’y a que des éléments épars. On reparle du rachat de Visa Europe par Visa Inc. Mais cela fait l’objet de rumeurs depuis assez longtemps déjà. Visa lance son portefeuille électronique V.me qui, d’emblée, déçoit beaucoup d’observateurs. Quant aux solutions de paiement par mobile, Visa ne fait pas beaucoup l’actualité. On peut tirer de tout cela que la firme peine à avancer dans un domaine des moyens de paiement en ébullition. Mais on peut également faire de ces différents éléments les pièces d’un puzzle qui révélera progressivement l’image d’une stratégie ambitieuse.

Zopa, Prêt d’Union, … Le crowdlending en question.

Ils ont trouvé des noms excellents : Zopa (« Zone of possible agreement »), « Prêt d’union » – il y en a d’autres. Ils ont séduit les investisseurs (Prêt d’union aurait réalisé la plus grosse levée de fonds pour une startup internet en 2011 en France) et leur décollage se confirme aujourd’hui : les sites de crowdlending (le crédit direct prêteur/emprunteur qui ne passe pas par les banques) ont le vent en poupe.

La presse s’intéresse à eux et même les politiques – mais, dans ce dernier cas, est-ce vraiment bon signe ? Derrière la faveur médiatique pointe l’attente du « grand soir » qui verra disparaitre les banquiers. Un ressentiment devenu assez commun qui profite aujourd’hui à tout ce qui est financier, en ligne et hors banque, même si c’est assez souvent au prix d’une ignorance crasse de ce à quoi servent les banques et comment elles fonctionnent.

Quoi qu’il en soit, Zopa et Prêt d’Union (deux initiatives très proches) méritent bien un détour…

Comment séduire les seniors ?

Vaste question ! Les seniors représentent une population aussi intéressante pour les banques qu’hétérogène et donc difficile à cibler en tant que telle. Surtout, beaucoup de seniors et notamment les classes d’âge du Baby boom ne se perçoivent pas du tout « vieux ». Les erreurs de communication sont fréquentes ainsi et, en termes d’approche, il convient particulièrement de signaler à cet égard celle de Vantage Credit Union aux USA.

Bitcoin ? Et puis quoi encore ?

Lu récemment sur un blog : « Comment se protéger ? Investir dans des actifs réels comme l’immobilier, et l’or (physique uniquement) bien sûr. Et concernant la gestion de ses comptes proprement dit ? J’ai parlé de la solution Paypal. Il y a aussi le Bitcoin, et cela je vous en reparlerai d’ici quelques semaines… ». Bigre ! Notre impatience est trop forte et, constatant une fois de plus que la crédulité est décidément l’une des dimensions les plus fascinantes de la finance, voilà nos conseils pour faire, assez facilement, pas mal d’argent.

La stratégie du Crédit Mutuel Arkéa

Récemment, un lecteur étranger nous a posé la question suivante : « d’après l’un de vos derniers billets, beaucoup d’établissements bancaires français vous paraissent en panne stratégique et vous semblez douter que les grands Plans, dont les banques sont coutumières, puissent vraiment y remédier. Malgré tout, quel est selon vous l’établissement français dont la stratégie se distingue actuellement le plus de celle des autres ? ». Nous lui avons répondu que pour nous, sans hésitations, le Crédit Mutuel Arkéa poursuit la stratégie la plus innovante, non seulement en France mais par rapport à la plupart des exemples étrangers que nous pouvons connaître.

 

Les banques françaises, en panne stratégique ?

Pour les plus grandes banques françaises, 2012 a été un mauvais cru. Nous ne reviendrons pas sur les dépréciations d’actifs et de survaleurs qui ont fait plonger les résultats de plusieurs établissements et dont la presse a largement parlé. Plus inquiétant est de constater que le PNB de tous les établissements subit une baisse marquée, sauf le Crédit Mutuel11-CIC, dont le PNB de la banque de détail est cependant en retrait de -6,3%. Dans ce contexte, la Banque postale réalise les meilleures performances, avec un PNB en hausse de 2,5% et un résultat net de +39,3% ; sans vraie surprise pour nous, qui avons déjà souligné les atouts de cet établissement.

Banques et réseaux sociaux : déjà la déception ?

Dans la presse américaine, un certain nombre d’articles ont récemment posé la question, particulièrement à l’occasion de la publication d’une étude de Vanson Bourne, financée par Pitney Bowes Software, dans le cadre de laquelle, 3 000 internautes et surtout 300 responsables marketing de 7 secteurs (dont la banque) dans 5 pays (dont la France) ont été interrogés (voir par exemple : The Financial Brand).

Un point sur l’évolution des réseaux d’agences bancaires à ce stade

En France, les transactions en agence baissent en moyenne de 9% par an. Aux USA, elles ont baissé de 25% en 5 ans, passant de 10 200 transactions en moyenne par agence à 7 600 par mois. Dans un contexte multicanal, la question du rôle et même de l’avenir des agences bancaires est posée.

C’est un sujet difficile : les transactions baissent certes mais 95% des ouvertures de compte ont toujours lieu en agence ; lesquelles ne sont pas désertées mais voient plutôt une part croissante de leur clientèle perdre l’habitude de s’y rendre fréquemment. On peut comprendre dès lors qu’à ce stade peu d’établissements aient encore vraiment pris le problème à bras-le-corps.

Quelles opportunités les monnaies parallèles peuvent-elles représenter pour les banques ?

Les banques auraient tort de dédaigner les monnaies parallèles, qui représentent un phénomène dont elles ne sont pas exclues comme, des tookets aux Sols, les exemples de différents établissements bancaires en France en témoignent.

On trouvera ces exemples dans notre Petit guide des monnaies parallèles, tandis que nous voudrions présenter particulièrement ici le cas d’une banque née à l’issue d’une expérience de monnaie parallèle inter-entreprises lancée à Bâle en 1934 et qui réunit aujourd’hui une PME suisse sur cinq. Connaissez-vous WIR ?

Réalités de l’outsourcing/insourcing aux USA

C’est une attitude bien française ! Dès lors qu’un sujet économique est encore mal défriché, dès lors qu’il gêne ou dérange, on n’hésite pas à invoquer – pour le recommander ou le décrier  –  ce qu’il se passe aux USA. En France, quel que soit le domaine, les USA sont d’emblée réputés avoir plusieurs années d’avance, ainsi qu’une approche beaucoup plus directe et franche des réalités. Tel est notamment le cas aujourd’hui pour l’externalisation, que les entreprises américaines, croit-on, pratiqueraient largement et sans complexes. Un récent rapport produit pour le Congrès invite néanmoins fortement à en douter (James K. Jackson Outsourcing and Insourcing jobs in the US Economy: evidence based on foreign investment data, Congressional Research Service, May 10, 2012).

Quand BNP Paribas crée l’exploit…

… cela est davantage remarqué par les observateurs anglo-saxons que par la presse française. L’International Financing Review (IFR) vient ainsi de désigner BNP Paribas banque de l’année 2012, en soulignant sa clairvoyance et son courage – des termes qu’on emploie rarement à propos des banques par les temps qui courent. Pourquoi des tels éloges ? Pour la réorganisation par l’établissement français de son activité de Corporate and Investment Banking (CIB) et le dégonflement (deleveraging) de ses besoins de financement en dollars. Bref retour sur des mesures dont on n’a peut-être pas souligné assez l’envergure en effet.

La profitabilité des banques françaises en question. Une intéressante comparaison internationale.

Dans le classement établi par Fortune au premier semestre 2012 des 20 banques ayant la plus importante capitalisation boursière mondiale, on ne trouvait que deux européennes, dont une seule appartenant à la zone € (Santander). On ne trouvait aucune banque française :

On comptait en revanche trois banques australiennes, ce qui est assez remarquable pour un pays de 22 millions d’habitants.

Qu’est-ce qui explique l’excellence de ces trois établissements australiens, si on les compare aux trois premières banques françaises cotées ?

L’accord des banques anglaises sur le mobile, Sépamail en France : deux initiatives stratégiques majeures passées pratiquement inaperçues

Quel est l’enjeu stratégique le plus important pour les banques de détail ces cinq prochaines années ? A suivre la presse spécialisée, sans doute le mobile banking ou le big data. Pourtant ceux-ci semblent d’une certaine façon conditionnés par une question plus déterminante, dont on parle étrangement peu : les banques vont-elles parvenir à donner une nouvelle dimension aux systèmes interbancaires de paiement ?

Certes, formulé ainsi, le sujet a l’air particulièrement rébarbatif ! Alors, oublions les flots de littérature actuellement produits sur le big data et le mobile banking et tentons de présenter les choses de la manière la plus claire possible.