Pourquoi les banques paraissent-elles prisonnières d’un système de tarification assez problématique ? Le cas des banques en ligne.

Normalement, le bon sens voudrait que l’on paye ce qu’on consomme de manière courante à prix réel, c’est-à-dire à son coût de revient plus une marge, et ce qu’on consomme de manière accessoire à son coût marginal. Dit plus simplement, je connais et paie le prix réel de ce que j’achète, tandis que les petites dépenses accessoires, comme récupérer un duplicata, souvent dues à un oubli ou à une erreur de ma part, sont très peu chères ou gratuites.

Bradesco présente la banque de demain… et s’égare dans le futur

La banque brésilienne Bradesco vient d’ouvrir à São Paulo l’agence de demain – une Next Branch, conçue par l’agence de design Y Dreams.

A l’intérieur, un aménagement futuriste, des murs-écrans tactiles à profusion, des interfaces biométriques – Bradesco a été dès 2006 l’un des grands pionniers en ce domaine, comptant aujourd’hui 10 millions d’utilisateurs – des automates sans carte et, à l’accueil, un gentil petit robot.

Et si la Banque postale était l’établissement qui, en France, a le plus d’atouts stratégiques ?

Janvier est le mois des distinctions et prix de tous genres concernant l’année écoulée et nous allons, à notre tour, consacrer à la tradition.

Ce sera pour distinguer la Banque postale, qui aura été à nos yeux l’établissement français le plus surprenant en 2012. Nous ne reviendrons même pas sur son implication dans les dossiers Dexia ou CIF. Nous nous en tiendrons seulement à une batterie d’indicateurs, vis-à-vis desquels les plus grandes banques françaises accusent un certain retard, une certaine fragilité, par rapport à leurs homologues étrangers. Des indicateurs pour lesquels LBP présente souvent les meilleurs ratios en France.

Vanitas ! Une curieuse et suggestive initiative de Bank of America.

Bank of America veut pousser les jeunes à davantage épargner pour leur retraite. Aux USA, en effet, la moitié des 18-29 ans ne s’en soucient absolument pas. Sur la base d’une étude menée à Stanford, BOA/Merrill Edge (avec la société spécialisée ModiFace) a lancé en décembre 2012 une application pour mobile Face Retirement qui vieillit nos traits et permet de se voir plus âgé, à l’âge de la retraite. Cela doit nous rendre plus sages…

Pourquoi les banques ne se positionnent-elles pas davantage sur les moments de la vie où l’on a vraiment besoin d’elles ?

Il y a des moments où il faut pouvoir compter sur sa banque. Qu’il s’agisse de modifier des données, d’accomplir des démarches administratives, de solliciter un prêt ou des services financiers, de demander des conseils. Ces moments sont autant d’occasions clées pour les banques face à leurs clients et elles en sont toutes persuadées.  D’ailleurs, la plupart d’entre elles ont su se positionner en cas de transmission, de succession, de financement d’études ou, plus récemment, d’expatriation. Seulement, en France, c’est à peu près tout.

Le scoring comme outil de fidélisation

En France, en moyenne, 35% des nouveaux clients des banques ont moins de 25 ans – on comprend dès lors que ce segment puisse être particulièrement courtisé – mais, à 25 ans, un tiers de ces nouveaux clients sont en moyenne partis.

Les banques s’efforcent de séduire les jeunes mais comment les fidéliser ? On voit depuis quelques années des banques jouer à cet égard sur le credit score – une démarche qu’ignorent à peu près totalement les banques françaises.

Ah tiens, au fait, en France la bulle immobilière vient d’éclater !

Nous nous sentons obligés de le signaler dans la mesure où, très étrangement, personne ne semble l’avoir remarqué.

Les chiffres sont pourtant partout dans la presse : moins 30% de transactions immobilières en 2012 et +0,8% d’augmentation des prix. Or, en toute logique, ces deux données indiquent que l’immobilier en France ne relève plus d’un mécanisme de marché, puisque transactions et prix évoluent en sens contraire. Partant et pour la même raison, on ne peut plus parler de « bulle » spéculative.

Une banque française qui vend des fruits et légumes, ça pose quelques questions essentielles.

Banque Populaire a créé un portail de vente en ligne de produits agricoles et viticoles : Direct & Bon.

Explications : une part croissante d’agriculteurs cherche à développer leurs ventes en circuits courts. Internet leur permet aujourd’hui de recruter de nouveaux clients et de mieux valoriser leurs productions. Mais rares sont ceux qui ont la formation et le temps nécessaires pour créer eux-mêmes un site de vente en ligne. Pour les aider dans cette démarche, la Banque Populaire, 3ème acteur bancaire du monde agricole, a décidé de mettre à leur disposition un outil performant clé en main.

Ce n’est pas la première fois que ce genre de solution apparait. Il faut dire que l’idée est séduisante : les grandes banques disposent d’une très large base de clientèle fidèle, à laquelle elles peuvent sans doute vendre autre chose que des produits financiers. Par ailleurs, le commerce en ligne ne cesse de croitre et il est déterminant pour les banques d’en capter les flux de paiements. L’idée est donc que les banques développent elles-mêmes ce commerce. Seulement, si l’idée s’impose, est-ce que cela marche ?

Demain, les PME passeront-elles par leurs banques pour externaliser leurs activités ?

Depuis plusieurs années, maintenant, les banques sont devenues des prestataires de services externalisés auprès d’une large clientèle d’entreprises, qu’il s’agisse de proposer à ces dernières : – des solutions de paiement intégrées (ex : le chèque outsourcing service d’HSBC). – Le financement, l’assurance et la gestion du poste clients. Ex : Banque Palatine ou Teotys (Crédit…

Un état des lieux de l’externalisation des métiers (BPO) dans les banques françaises.

Faudrait-il arrêter de parler « d’externalisation » pour en considérer pleinement les enjeux déterminants ? C’est la question qu’amènent à poser les pratiques des banques françaises en la matière.

Les banques françaises sont beaucoup plus engagées qu’on ne le croit dans l’externalisation de leurs métiers (ou BPO) ; qu’il s’agisse de leurs opérations de marché ou de la gestion de leurs crédits. Mais les banques françaises, plutôt qu’à des délocalisations, ont bien davantage recours à des regroupements d’activités entre elles (des banques deviennent les prestataires de services d’autres banques), à des partenariats (la Banque postale l’illustre bien) ou même à des solutions de place (le GIE Carte Bleu). A travers de telles solutions, on assiste aujourd’hui à une véritable redistribution industrielle bancaire, particulièrement sensible dans certains domaines (l’Asset management ainsi) mais qui est en fait générale.

Certaines banques commencent à se distinguer sur les réseaux sociaux

On écrit beaucoup sur les réseaux sociaux. Mais bien plus en général sous le registre prospectif ou sociologique que pour préciser ce qu’ils sont et ce qu’ils permettent. De sorte que tout ou presque reste à inventer. Les banques ont compté parmi les premières entreprises à investir les réseaux sociaux. Mais beaucoup ne s’en servent que comme vitrines ou comme SAV, ce pour quoi ils ne sont pas forcément bien adaptés. Quelques stratégies percutantes sont apparues cependant.

Les agences bancaires à la croisée des chemins

Article publié dans Le Cercle les Echos, le 12 juin 2012.

La baisse de fréquentation des agences est avérée. Pour les banques, c’est évidemment un élément déterminant. Mais peu d’indicateurs sont disponibles et les explications les plus fréquemment proposées – tenant notamment compte de l’essor de la banque en ligne – ne sont pas forcément les plus pertinentes.

Les banques et l’externalisation d’activités : un sujet essentiel

Article publié dans Le Cercle Les Echos, le 29 mai 2012.

Les élections législatives passées, les vrais sujets vont ressurgir. Parmi eux, l’un des moins abordés parait particulièrement intéressant et important : l’externalisation ou outsourcing et précisons même l’externalisation des métiers ou BPO (Business Process Outsourcing), que nous envisagerons ici particulièrement dans le cas des banques.

Immédiatement synonyme de délocalisations et de plans sociaux, le sujet est sensible. Toutes les grandes banques cependant sont désormais obligées de le prendre en compte, les Françaises comme les autres, compétitivité et profitabilité obligent. Mais allons plus loin : le sujet s’impose parce qu’il est devenu une variable essentielle du développement d’activités. Il est donc dommage qu’on ne le considère que sous l’angle de la délocalisation d’activités, qui n’en représente qu’un aspect et non le plus essentiel.