Trading social : serons-nous tous trader demain?

On en parle beaucoup moins que du crowdfunding mais le trading social est aussi innovant, suscite la création de presque autant de startups fintech et ne bouleverse pas moins les règles du monde financier. Petit tour d’horizon de pratiques émergentes qui pourraient bientôt changer considérablement la manière dont les particuliers gèrent leurs investissements financiers.

Pourquoi les banques ont raison de continuer à ouvrir des places de marché qui souvent ne marchent pas et pourquoi, avec Fivory, une banque française se retrouve à la pointe de l’innovation.

Récemment encore, Boursorama s’est lancé dans la vente de voitures d’occasion (Boursoshop), le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes a créé Tootici, une plateforme de e-commerce qui privilégie les produits de proximité et le Crédit Agricole Centre Loire a conclu un partenariat avec le Drive Fermier du Berry. Depuis quinze ans, les banques ne cessent d’essayer de vendre, directement ou en tant qu’intermédiaires, autre chose que des produits financiers. Pourtant, à part quelques succès, comme dans la télésurveillance, cela marche en général assez mal. Mais elles insistent. C’est en fait l’une des tendances les plus fortes du secteur bancaire, en France comme à l’étranger, quoique l’une des moins aperçues. Une tendance qui commence néanmoins à produire des solutions très innovantes.

« Un autre regard », le blog du Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne qui change tout!

Blogs, boites de dialogue, boites à idées new look, tchats et autres : depuis quelques années, les banques multiplient les canaux de contacts permanents avec leurs clients. Mais ceci, avec un succès souvent mitigé. Dans ce contexte, le blog du Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne Un autre regard présente une particularité certaine : il a l’air de bien marcher ! Il mérite en tous cas certainement un détour.

Crowdfunding : et si la désintermédiation était une solution pour les TPE/PME mais aussi pour les banques? Entretien avec Nicolas Lesur, Unilend

En France, la désintermédiation bancaire – comprendre le fait pour une entreprise de pouvoir emprunter sans s’adresser à une banque – n’atteint pas les mêmes niveaux qu’aux USA mais, depuis quelques années, elle est incontestablement lancée.

S’il est difficile, à ce stade, d’estimer l’ampleur qu’elle prendra, il est clair en revanche qu’elle va :

  • bousculer les relations des entreprises avec leur banque
  • pousser les banques à se réorganiser davantage
  • favoriser l’émergence d’outsiders sur le marché du financement des entreprises

Nous avons donc décidé d’interroger des acteurs clés de la désintermédiation. Nous commençons avec Nicolas Lesur, fondateur d’Unilend, principale plateforme de prêts participatifs aux entreprises en France et Président de Financement Participatif France.

Quand la puissance publique se substitue aux banques : le cas du financement de la transition énergétique

Comme souvent pour ce genre de sujets, les chiffres peuvent varier ou être approximatifs mais on estime néanmoins que, pour réduire d’au moins 30% la facture énergétique de la France, tout en passant à des modes de consommation moins polluants, il serait nécessaire d’investir de 10 à 20 milliards € pendant – les estimations varient – disons plusieurs années. En période de restriction budgétaire, l’Etat n’a guère les moyens de financer de tels investissements mais la Ministre de l’Ecologie a cependant annoncé en juillet dernier que 10 milliards € seraient engagés sur trois ans à titre incitatif et à titre de levier ; tandis qu’une solution de financement a été trouvée, le tiers financement, qui parait fort intéressante.

Ces banques françaises qui innovent mais ne tiennent pas trop à ce que cela se sache!

C’est un phénomène bien français que l’on rencontre chez un certain nombre de banques : lancer quelque chose de nouveau mais sans que cela se voit trop. Nous l’avions déjà signalé à propos de la plateforme Spear. Parmi bien d’autres exemples, les jeux et surtout le développement de la vidéo sur les sites des établissements, en fournissent une autre illustration patente et assez problématique car si c’est là une tendance nette – beaucoup de banques ont créé leur chaine YouTube désormais – il n’est pas sûr que vous vous en soyez rendu compte ! Petit tour d’horizon.

La Chine, pays des nouvelles banques Big Data

Pour favoriser l’accès au crédit de la majorité des particuliers et des petites entreprises et commerces, très mal servis par les banques, le gouvernement chinois encourage la création de cinq banques privées. Il s’est tourné à cet effet vers les géants locaux de l’internet, Alibaba, Baidu et Tencent ; tous trois déjà bien engagés dans les services financiers et dont il est intéressant de voir comment ils envisagent à présent de s’y déployer.

La Caisse d’épargne Loire Centre bouscule la communication bancaire

Nous le répétons souvent : en France, la banque de détail s’invente aujourd’hui surtout en Province. C’est parmi les banques mutualistes régionales, en effet, que l’on trouve souvent les innovations les plus intéressantes. La Caisse d’épargne Loire Centre en fournit un bon exemple, en adoptant sur son site une présentation tout à fait nouvelle pour une banque.

Quand les banques françaises font le pari de la solidarité.

Cela peut paraître anecdotique mais, sur le site du Crédit Agricole Brie Picardie, on trouve une page « J’ai un coup dur ». Il n’y a rien là de très bouleversant : la page indique simplement la marche à suivre pour que la banque se porte caution locative, pour puiser dans son épargne de précaution ou pour faire jouer ses assurances. Cependant, le regroupement de telles démarches, vis-à-vis desquelles on attend effectivement une assistance rapide et sans faille de sa banque, est assez intéressant. Avec son titre un peu dramatique (« j’ai un coup dur »), la page souligne la proximité et la réactivité vis-à-vis des clients et cela marque une tendance assez forte aujourd’hui au sein des banques françaises. Une tendance qui recouvre elle-même un choix stratégique décisif.

Mobile banking : l’exemple des banques asiatiques

En Europe, comme aux USA, les banques voient essentiellement le mobile comme un nouveau canal. Leur approche est ainsi avant tout technique : donner accès, à travers lui, aux services et produits bancaires classiques. On conçoit donc des banques 100% mobile. Cela impose de réaliser des applis adaptées à l’ergonomie propre aux mobiles et cela conduit aussi bien à remodeler les sites dans la même optique, pour plus de commodité et une accessibilité plus immédiate, dans la mesure où une large partie des clients qui se connectent à partir de leur mobile n’utilisent pas les applis mais accèdent directement au site. Mais, au total, on trouve assez peu d’innovations en termes d’offres ou même de parcours client, malgré quelques initiatives notables, comme Soon d’Axa Banque.

En Asie du Sud-Est, l’approche de plusieurs établissements est sensiblement différente. C’est particulièrement le cas avec les Clicks de la banque malaisienne CIMB et surtout avec Frank, la banque pour jeunes d’OCBC (Singapour).