Paiements et objets connectés. Et si la révolution venait d’Amazon?

Avez-vous lu Ubik de Philip K. Dick ? Dans ce (très) étrange roman de science-fiction (l’un des meilleurs de son auteur), on paie chaque usage de ses objets domestiques. Pour entrer chez soi, pour ouvrir la porte de son frigo ou lancer le climatiseur, il faut introduire des pièces – l’ouvrage a été écrit en 1969, Dick n’imaginait pas d’autres moyens courants de paiement – dans la fente d’un compteur dont chaque objet est doté. Or c’est peut-être exactement ce qu’annonce une récente innovation d’Amazon. Et cette solution pourrait bien être révolutionnaire en matière de paiements.

Les blockchains annoncent la vraie fin des banques

IBM propose aux banques centrales un système de gestion des monnaies existantes sur un blockchain centralisé, qu’il se propose de gérer. Sur le site C’est pas mon idée !, cette annonce a suscité un sarcastique billet au titre explicite : Quelqu’un peut expliquer le « P2P » à IBM ? Beaucoup de lecteurs sont-ils cependant à même de saisir combien la proposition d’IBM est absurde ? Combien réalisent aujourd’hui que les blockchains annoncent la vraie fin des banques, c’est-à-dire de l’idée même que nous nous faisons d’elles depuis le Quattrocento. Rien de moins !

Les banques et le défi des retraites

C’est un des éléments les plus déterminants pour l’économie bancaire aujourd’hui et sans doute pour quelques années : depuis 2010, la France subit un phénomène de désépargne massif. On le souligne pourtant assez peu. Pire : on peine à en reconnaître la réalité. Il y a un peu plus d’un an, nous soulignions l’inquiétant manque d’épargne des Français. On nous répète pourtant le contraire ! Le taux d’épargne des Français ne cesse de croitre. Il est un des plus élevés d’Europe. Les Français sont des fourmis. Vraiment ?

Comment BNP Paribas tente, de manière originale, de jouer un rôle leader dans l’innovation

En quelques années, BNP Paribas a mis sur pieds un dispositif assez complet d’accompagnement et de soutien aux startups et à leurs créateurs. Il vaut la peine de le décrire en détail car, à travers ce dispositif, la banque développe un positionnement aussi original (nous ne lui connaissons pas d’équivalent international) que finalement peu remarqué.

Fidélisation des clients : ce que les banques peuvent retenir des compagnies aériennes

Jusqu’à très récemment, les banques ont suivi un objectif prioritaire d’ouvertures de comptes. Il n’est désormais plus exclusif. Une prise de conscience – également récente, aussi surprenant que cela puisse paraître – quant à la multi-bancarisation majoritaire de leurs clients et quant à la faible rentabilité unitaire de beaucoup d’entre eux, pousse désormais les banques à développer leurs formules de fidélisation. Et, à cet égard, si les banques ont longtemps suivi les grands détaillants, c’est avec les compagnies aériennes que les comparaisons sont désormais pour elles les plus intéressantes.

Big data. Et si on se souciait de l’avis des clients?

Une étude récemment publiée dans Science montre que les dates et lieux de seulement quatre de nos achats par carte bancaire suffisent à nous distinguer parmi plus d’un million d’autres porteurs de cartes. Nous avons tous ainsi comme une « signature » à travers nos achats et cela signifie qu’il est devenu aisé de nous cibler individuellement, même noyés dans une masse considérable de données. Cela explique que l’engouement pour le Big Data soit fort dans le domaine bancaire. Cependant, dans tout ce qu’on peut lire sur ce thème, une question est rarement posée : qu’en pensent les clients ?

CrowdEquity : L’ascenseur social des PME… Rencontre avec Wiseed

Nous rencontrons Stéphanie Savel, Présidente de Wiseed, plateforme pionnière du crowdequity (1) en France (et même dans le monde !). Créée en 2008, Wiseed affiche aujourd’hui à son compteur plus de 17 millions d’euros de financement en capital auprès de 54 start-ups (avec des investissements de 100€ minimum et en moyenne de 3000€) et 42 000 internautes inscrits sur son site.  De quoi approfondir le sujet du financement de l’amorçage des start-up (cf. interview précédente avec Xavier Milin de Basics Finance).

Comment faire pour que ses clients se sentent gagnants ? La généralisation des points de fidélité

Les programmes de points de fidélité n’ont rien de nouveau dans la banque. Leur généralisation est plus récente cependant, ainsi que le fait qu’ils puissent gagner l’ensemble des offres de produits et services. Demain, nos achats pourraient bien faire de nous comme des boules de flipper accumulant des points de bumper en bumper. Les banques doivent-elles suivre cette tendance ?

Quel avenir pour Le Village by CA, l’incubateur du Crédit Agricole? (MAJ : la réaction du Crédit Agricole)

La question peut paraître saugrenue alors que Le Village n’a pas encore fêté sa première année. Elle ne doit en tous cas nullement laisser entendre qu’il s’agit d’un échec car c’est vraiment tout le contraire ! Une pépinière en plein cœur de Paris, capable d’accueillir jusqu’à 100 startups (plus d’une cinquantaine aujourd’hui) ayant moins de 36 mois d’existence et qui devrait prochainement trouver plusieurs prolongements en Province avec les Caisses régionales du Crédit Agricole. D’emblée, Le Village a été conçu avec ce qu’il faut appeler un grand respect de l’esprit d’innovation, privilégiant l’envie des créateurs plus que leurs business plans et se voulant laboratoire et non pas label ; se définissant comme une « zone de frottements constructifs », entre jeunes pousses, monde de la banque et des partenaires aussi variés que Bearing Point, Microsoft ou Sanofi. Pourquoi, cependant, le prix « Innovation et mutualisme », créé par la Caisse locale Paris Concorde du Crédit Agricole d’Ile-de-France pour récompenser les locataires du Village, ayant récemment été décerné à la startup Mille Pépites, donne-t-il fortement l’impression que quelque chose manque ?

Relation clients : ce que les banques pourraient retenir de McDonald’s

Lancé depuis plusieurs années, le service à table se généralise dans les McDo : une fois la commande passée à une borne, on ne la retire pas au guichet. Le plateau est apporté à table, en salle. Dans certains endroits, de vraies assiettes sont utilisées. Comme au restaurant. Cette nouvelle formule accompagne par ailleurs le lancement de menus gourmands, faisant plus de place aux innovations et spécialités locales, de burgers « do it yourself », etc. A priori, rien qui se rapproche des activités bancaires. Sauf à y regarder d’un peu plus près…

E-immo, un premier modèle crosscanal pour les banques françaises

Dans un récent billet, nous avons souligné qu’à la différence des banques, prises dans une logique multicanale dont elles peinent à sortir, où les canaux se font concurrence et où les accès digitaux vident les agences, la grande distribution a davantage opté pour une approche crosscanale, où les différents canaux se complètent et se renforcent, les magasins physiques demeurant leur point de convergence. La question qui nous a été plusieurs fois posée est ainsi de savoir si des solutions comparables n’émergent pas également dans le monde bancaire. De fait, quoique peu nombreuses encore, de telles approches sont effectivement apparues. La plateforme E-immo du Crédit Agricole, lancée en juin 2013, en fournit à ce stade sans doute le meilleur exemple.

Le développement de l’Impact Financing va changer le métier de banquier

L’expression anglaise « Impact Financing » n’a pas encore trouvée une traduction française communément acceptée. Parlons donc de « Finance d’impact » en attendant ; ce qui est flou certes mais pas beaucoup plus qu’en anglais. Quoi qu’il en soit, si le terme est vague, sa réalité se précise de plus en plus. Il s’agit de conjuguer investissements et financements bancaires avec leurs impacts positifs d’un point de vue environnemental, social ou de gouvernance (ESG). Pour les fonds d’investissement et les banques, il s’agit ainsi non seulement de tenir compte de l’impact sociétal de leurs financements mais encore d’en rendre compte aux prêteurs. Avec le soutien des pouvoirs publics, l’approche est en train de se généraliser et le métier de banquier en sera assez profondément transformé.

Les nouvelles facettes de la désintermédiation : l’amorçage des startups, avec et sans les banques. Entretien avec Xavier Milin.

C’est avec Xavier Milin que nous poursuivons notre enquête sur la désintermédiation bancaire, c’est-à-dire le fait, pour des entreprises, d’accéder au crédit ou à des financements directs, sans passer par des banques. On parle également en ce sens de « débancarisation ».

Ancien Directeur Administratif et Financier du groupe SAGE(1), Xavier Milin est  intervenu, à ce titre, dans la reprise de plusieurs dizaines d’entreprises. S’appuyant sur ces expériences, il a créé Basics Finance, société spécialisée en accompagnement dans la gestion financière d’entreprises (DAF à temps partagé…). Il accompagne des startups, notamment FinTech, au travers de plusieurs structures d’incubation, de financement et des business angels dont, entre autres, Dauphine Business Angels, Paris&Co et le Start-up Leardership Program. Ce denier, dont Xavier Milin en est l’un des cofondateurs, apporte son aide à des entrepreneurs au travers de formations et du mentorat.

Cet entretien apporte un double éclairage sur les nouvelles facettes de la désintermédiation. D’une part sur les nouvelles tendances de désintermédiation (nées des startup Fintech), d’autre part sur l’intérêt de la désintermédiation dans le financement de l’amorçage des start-up.

Pourquoi la titrisation des crédits aux PME ressemble-t-elle à un mirage?

Hier, un Livre vert sur l’Union des marchés de capitaux dans l’UE a été publié. Les objectifs de cette Union, qui devrait faire l’objet d’une feuille de route cet été, pour une mise en place en 2019, sont de supprimer les obstacles à l’investissement transnational en Europe et de faire baisser les coûts de financement. Il s’agit également d’augmenter les liquidités disponibles pour le financement diversifié des entreprises ; dans un contexte où les normes prudentielles de Bâle III vont conduire les banques à durcir les conditions de distribution des crédits aux entreprises, freinant ainsi la croissance. A cet effet, la Commission européenne entend développer la titrisation des crédits bancaires aux PME. L’idée est certainement excellente. La logique qui la porte paraît néanmoins assez étrange.

Quelles stratégies pour les objets connectés?

Les objets connectés sont à la mode. Et les prévisions annoncent qu’ils représenteront un marché de 500 millions € en France dès 2016, qu’on en comptera 4,9 milliards dans le monde dès cette année et 30 milliards en 2020. La seule certitude est que les objets connectés vont se répandre. A un horizon sans doute nettement plus long que ce qu’on imagine (c’est une loi du genre), ils deviendront probablement d’un usage courant, quotidien.

Les banques n’ont pas tardé à s’intéresser à ces nouveaux objets et d’abord aux Google Glasses. Néanmoins, Google ayant récemment annoncé le quasi abandon de ces dernières, l’intérêt s’est aujourd’hui reporté sur les montres connectées, les autres objets (les casques de réalité virtuelle par exemple) sollicitant moins l’imagination ; quoiqu’en Australie, Heritage Bank ait annoncé le lancement d’un costume dont l’une des manches sera équipée d’une puce de paiement.

A quoi a-t-on affaire en l’occurrence : à de simples gadgets ou à de vraies stratégies d’innovation ?

Trading social : serons-nous tous trader demain?

On en parle beaucoup moins que du crowdfunding mais le trading social est aussi innovant, suscite la création de presque autant de startups fintech et ne bouleverse pas moins les règles du monde financier. Petit tour d’horizon de pratiques émergentes qui pourraient bientôt changer considérablement la manière dont les particuliers gèrent leurs investissements financiers.

Pourquoi les banques ont raison de continuer à ouvrir des places de marché qui souvent ne marchent pas et pourquoi, avec Fivory, une banque française se retrouve à la pointe de l’innovation.

Récemment encore, Boursorama s’est lancé dans la vente de voitures d’occasion (Boursoshop), le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes a créé Tootici, une plateforme de e-commerce qui privilégie les produits de proximité et le Crédit Agricole Centre Loire a conclu un partenariat avec le Drive Fermier du Berry. Depuis quinze ans, les banques ne cessent d’essayer de vendre, directement ou en tant qu’intermédiaires, autre chose que des produits financiers. Pourtant, à part quelques succès, comme dans la télésurveillance, cela marche en général assez mal. Mais elles insistent. C’est en fait l’une des tendances les plus fortes du secteur bancaire, en France comme à l’étranger, quoique l’une des moins aperçues. Une tendance qui commence néanmoins à produire des solutions très innovantes.

« Un autre regard », le blog du Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne qui change tout!

Blogs, boites de dialogue, boites à idées new look, tchats et autres : depuis quelques années, les banques multiplient les canaux de contacts permanents avec leurs clients. Mais ceci, avec un succès souvent mitigé. Dans ce contexte, le blog du Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne Un autre regard présente une particularité certaine : il a l’air de bien marcher ! Il mérite en tous cas certainement un détour.

Crowdfunding : et si la désintermédiation était une solution pour les TPE/PME mais aussi pour les banques? Entretien avec Nicolas Lesur, Unilend

En France, la désintermédiation bancaire – comprendre le fait pour une entreprise de pouvoir emprunter sans s’adresser à une banque – n’atteint pas les mêmes niveaux qu’aux USA mais, depuis quelques années, elle est incontestablement lancée.

S’il est difficile, à ce stade, d’estimer l’ampleur qu’elle prendra, il est clair en revanche qu’elle va :

  • bousculer les relations des entreprises avec leur banque
  • pousser les banques à se réorganiser davantage
  • favoriser l’émergence d’outsiders sur le marché du financement des entreprises

Nous avons donc décidé d’interroger des acteurs clés de la désintermédiation. Nous commençons avec Nicolas Lesur, fondateur d’Unilend, principale plateforme de prêts participatifs aux entreprises en France et Président de Financement Participatif France.

Quand la puissance publique se substitue aux banques : le cas du financement de la transition énergétique

Comme souvent pour ce genre de sujets, les chiffres peuvent varier ou être approximatifs mais on estime néanmoins que, pour réduire d’au moins 30% la facture énergétique de la France, tout en passant à des modes de consommation moins polluants, il serait nécessaire d’investir de 10 à 20 milliards € pendant – les estimations varient – disons plusieurs années. En période de restriction budgétaire, l’Etat n’a guère les moyens de financer de tels investissements mais la Ministre de l’Ecologie a cependant annoncé en juillet dernier que 10 milliards € seraient engagés sur trois ans à titre incitatif et à titre de levier ; tandis qu’une solution de financement a été trouvée, le tiers financement, qui parait fort intéressante.

Ces banques françaises qui innovent mais ne tiennent pas trop à ce que cela se sache!

C’est un phénomène bien français que l’on rencontre chez un certain nombre de banques : lancer quelque chose de nouveau mais sans que cela se voit trop. Nous l’avions déjà signalé à propos de la plateforme Spear. Parmi bien d’autres exemples, les jeux et surtout le développement de la vidéo sur les sites des établissements, en fournissent une autre illustration patente et assez problématique car si c’est là une tendance nette – beaucoup de banques ont créé leur chaine YouTube désormais – il n’est pas sûr que vous vous en soyez rendu compte ! Petit tour d’horizon.

La Chine, pays des nouvelles banques Big Data

Pour favoriser l’accès au crédit de la majorité des particuliers et des petites entreprises et commerces, très mal servis par les banques, le gouvernement chinois encourage la création de cinq banques privées. Il s’est tourné à cet effet vers les géants locaux de l’internet, Alibaba, Baidu et Tencent ; tous trois déjà bien engagés dans les services financiers et dont il est intéressant de voir comment ils envisagent à présent de s’y déployer.

La Caisse d’épargne Loire Centre bouscule la communication bancaire

Nous le répétons souvent : en France, la banque de détail s’invente aujourd’hui surtout en Province. C’est parmi les banques mutualistes régionales, en effet, que l’on trouve souvent les innovations les plus intéressantes. La Caisse d’épargne Loire Centre en fournit un bon exemple, en adoptant sur son site une présentation tout à fait nouvelle pour une banque.

Quand les banques françaises font le pari de la solidarité.

Cela peut paraître anecdotique mais, sur le site du Crédit Agricole Brie Picardie, on trouve une page « J’ai un coup dur ». Il n’y a rien là de très bouleversant : la page indique simplement la marche à suivre pour que la banque se porte caution locative, pour puiser dans son épargne de précaution ou pour faire jouer ses assurances. Cependant, le regroupement de telles démarches, vis-à-vis desquelles on attend effectivement une assistance rapide et sans faille de sa banque, est assez intéressant. Avec son titre un peu dramatique (« j’ai un coup dur »), la page souligne la proximité et la réactivité vis-à-vis des clients et cela marque une tendance assez forte aujourd’hui au sein des banques françaises. Une tendance qui recouvre elle-même un choix stratégique décisif.

Mobile banking : l’exemple des banques asiatiques

En Europe, comme aux USA, les banques voient essentiellement le mobile comme un nouveau canal. Leur approche est ainsi avant tout technique : donner accès, à travers lui, aux services et produits bancaires classiques. On conçoit donc des banques 100% mobile. Cela impose de réaliser des applis adaptées à l’ergonomie propre aux mobiles et cela conduit aussi bien à remodeler les sites dans la même optique, pour plus de commodité et une accessibilité plus immédiate, dans la mesure où une large partie des clients qui se connectent à partir de leur mobile n’utilisent pas les applis mais accèdent directement au site. Mais, au total, on trouve assez peu d’innovations en termes d’offres ou même de parcours client, malgré quelques initiatives notables, comme Soon d’Axa Banque.

En Asie du Sud-Est, l’approche de plusieurs établissements est sensiblement différente. C’est particulièrement le cas avec les Clicks de la banque malaisienne CIMB et surtout avec Frank, la banque pour jeunes d’OCBC (Singapour).

De l’évolution des agences en général et de l’Espace W31 du Crédit Agricole Toulouse en particulier

Nous publions ces jours-ci notre Baromètre des réseaux d’agences bancaire actualisé (chiffres au premier semestre 2014). Depuis la première version de cette étude en 2012, le paysage a sensiblement évolué. Premiers constats : la baisse de fréquentation, d’environ 9% par an depuis 2007, semble s’être stabilisée. Les agences reçoivent désormais en moyenne 15% de leur clientèle…

Et si les banques en ligne décollaient vraiment?

A l’occasion de la fin d’année, les pronostics 2015 qui ont été formulés pour les banques françaises avaient un air certain de déjà vu. En gros, face à l’invasion numérique et face à la menace que les grands de l’internet et les fintech ne viennent chasser sur leurs terres, les banques doivent contre-attaquer. 2015 devrait être ainsi l’année des banques pure players en ligne et sur mobile. On disait pratiquement la même chose il y a cinq ans !

Certes, plusieurs banques en ligne pure players étaient en pertes fin 2013 et le resteront visiblement fin 2014. Certes, les banques en ligne ne concentrent que 7% des comptes courants et à peine plus de 2% des Français ont leur compte principal chez l’une d’elles. Toutes ensembles, les banques en ligne françaises ne séduisent que 2 millions de clients, contre 2,8 millions en Italie et 12 millions en Allemagne et Autriche réunies. Mais un compte courant sur trois s’ouvre désormais chez une banque en ligne et l’année 2015, sûrement, sera la bonne, nous assure-t-on. Et si l’on regardait les choses d’un peu plus près ?

En 2015, les banques françaises découvriront-elles les Peer Reviews?

Lorsqu’on a un peu trop souvent du mal à équilibrer son budget. Lorsqu’on a l’impression de dépenser trop dans un domaine. Lorsqu’on voudrait économiser un peu plus sans y arriver, on se pose inévitablement la question : comment font les autres ? Les Peer Reviews ont justement pour objet d’y répondre, en indiquant comment en moyenne gèrent leur budget ceux qui nous ressemblent en termes de revenus, de situation géographique ou familiale, etc. Dans les pays anglo-saxons, notamment, les banques les développent volontiers et le public les demande. Pourquoi, dès lors, les banques françaises les ignorent-elles à peu près totalement ?