Les premières utilisations commerciales de la reconnaissance faciale par les banques

La reconnaissance faciale se développe dans les banques : elle remplace les mots de passe pour se connecter en ligne (Lloyds, par exemple, à travers le service Hello de Windows 10 ou Ulster Bank avec l’IPhone X) et elle permet d’ouvrir un compte avec un simple selfie (HSBC, Société Générale). Et, depuis quelques mois, à Singapour,  OCBC va un peu plus loin en utilisant la reconnaissance faciale pour identifier ses clients Premier Banking dès qu’ils approchent des agences (une seule n’est encore concernée à ce stade) qui leur sont dédiées.

Dans la perspective du RGPD, Rabobank désensibilise ses données clients

Dans la perspective de l’entrée en vigueur du Règlement général sur la protection des données (RGPD) dans toute l’Europe le mois prochain, Rabobank a décidé d’utiliser des pseudonymes cryptographiques à la place des éléments d’identification (noms, dates de naissance, n° de compte, …) concernant les données personnelles de ses clients. Pour cela, Rabobank a utilisé les services d’IBM. Dans cette démarche, plusieurs éléments intéressants sont à relever.

Quand les grandes banques françaises parlent de leurs évolutions

La nouvelle Étude sur la révolution numérique dans le secteur bancaire français (n° 88 – Mars 2018) que vient de publier l’ACPR livre une synthèse des réponses de six banques (BNP Paribas, BPCE, Groupe Crédit Agricole, Groupe Crédit Mutuel, La Banque Postale et Société Générale) et onze entreprises d’assurance (AG2R La Mondiale, Allianz, Aviva, AXA, CNP, Covéa, Crédit Agricole Assurance, Generali, Groupama, MACIF et MAIF) à un questionnaire portant sur l’évolution de leurs métiers de détail. Cette étude fournit un excellent état des lieux des interrogations et hésitations actuelles de la profession, ainsi que des premières orientations stratégiques prises. Elle suscite également quelques étonnements.

Les services financiers demain, façon puzzle!

Nous avons sélectionné ci-après trois articles portant sur des sujets totalement différents mais qui ont en commun d’indiquer, chacun à sa façon, trois orientations susceptibles de devenir déterminantes dans le domaine des services financiers. Trois orientations qui paraissent néanmoins échapper à ce stade aux grilles d’analyse les plus courantes. Comme les pièces d’un puzzle dont manquerait l’image d’ensemble.

Nouveaux modèles de distribution : une stratégie d’ubiquité

Après JP Morgan Chase, qui va ouvrir 400 nouvelles agences aux Etats-Unis dans les cinq ans, Bank of America a récemment annoncé l’ouverture de 500 agences ces quatre prochaines années. Comment comprendre ces démarches, que beaucoup sans doute interpréteront comme autant de combats d’arrière-garde ? Les spécificités de l’histoire de la réglementation bancaire américaine expliquent que des établissements aussi importants que Chase ou Bank of America puissent encore n’être pratiquement pas représentés dans de larges portions de leur territoire national – ce qui n’a guère d’équivalent dans un pays comme la France. Malgré ses 4 470 agences, ainsi, Bank of America n’est pas présente à Pittsburgh ! Mais si cette ville peut ainsi représenter pour elle un nouveau marché, pourquoi, à l’heure de la digitalisation, la banque choisit-elle d’y ouvrir un nombre conséquent d’agences ? Enfermement dans un modèle de distribution irrémédiablement dépassé ou stratégie nouvelle ?

Arrivée d’Amazon dans les activités bancaires : trois points de vue intéressants

Comme nous l’avons annoncé, Amazon pourrait prochainement proposer un compte courant, en collaboration avec une ou des banques américaines et en ciblant les plus jeunes, ainsi que des populations mal bancarisées. Bien entendu, cette annonce a suscité un grand nombre de commentaires, parmi lesquels les trois suivants paraissent particulièrement intéressants.

Comment accompagner les tendances? Le cas de la gestion des finances dans le couple

En France, un gros tiers des couples font comptes à part. Ce n’est donc pas une généralité mais il semble bien, à suivre les analyses de l’INSEE, que ce soit une tendance assez forte et donc un mode de vie qui va prendre de plus en plus d’importance. La France est d’ailleurs l’un des pays les plus avancés à cet égard en Europe. Pourtant, alors que le sujet les concerne très directement, pourquoi les banques françaises n’en tiennent-elles pas davantage compte ?

Les banquiers peuvent certainement avoir de l’humour mais… à ce point !?

Depuis quelques années – depuis la crise et la mauvaise image qu’elle a donnée aux banques – un certain nombre d’établissements ont été tentés d’avoir recours à l’humour, pour prendre à rebrousse-poil les stéréotypes et développer une communication, parfois, audacieuse. Cependant, comme le montre la vidéo ci-dessous, la démarche n’est pas sans risques. Ou alors, il faut… beaucoup d’humour !

Quel avenir pour les automates bancaires?

Certains établissements, comme la Sberbank russe, testent aujourd’hui la livraison d’argent par drones. Au Kenya, Equity Bank, bien que possédant plus d’un cinquième du parc national d’automates, soit 520 unités, a décider de tourner le dos à ces derniers, les jugeant trop onéreux dès lors qu’ils n’évitent pas les files d’attentes et que les clients leur…

Agences bancaires : des chiffres à n’y plus rien comprendre!

Aujourd’hui, la baisse de fréquentation des agences ne fait pas débat. La plupart des études s’entendent pour constater qu’en France, quels que soient les réseaux d’agences, 23% des clients en moyenne (21% en 2015) se rendent désormais moins d’une fois par an dans l’agence qui détient leur compte principal – contre 3% des clients seulement pour lesquels l’agence est l’unique point de contact avec leur banque. Personne ne conteste ces chiffres et tout le monde s’accorde à reconnaître qu’ils marquent une tendance actuelle et irréversible. Il n’y a qu’un seul problème : ces chiffres étaient exactement les mêmes il y a… vingt ans !

Une banque « data-driven ». BBVA innove pour mesurer la satisfaction client.

Un court article sur le blog BBVA Data & Analytics signale que l’établissement espagnol teste actuellement une toute nouvelle approche pour mesurer la satisfaction de ses clients. Une approche directement inspirée par… les défibrillateurs cardiaques. Une approche qui fournit une bonne illustration de ce que peut développer une banque résolument engagée dans l’économie de la connaissance.

DSP2 : le sondage qui change tout !?

Adoptée le 8 octobre 2015, la seconde Directive européenne sur les services de paiement entrera en vigueur en janvier 2018. Dès sa publication, les commentaires ont été unanimes : cette Directive devrait susciter une mutation majeure, encourageant la concurrence et l’innovation et permettant notamment aux fintech et à d’autres acteurs de développer de nouveaux services susceptibles de faire largement ombrage aux banques. Cependant, est-ce vraiment ce à quoi nous allons assister dans quelques mois ? Les résultats d’un sondage mené par Accenture Consulting et l’University College Dublin au premier semestre 2016 en Irlande et en Angleterre, récemment remis en lumière, invitent à considérer que les choses pourraient se passer de manière sensiblement différente.

Et si le modèle économique que suivent la plupart des néo-banques était complètement erroné!?

Depuis le début de l’année, des discours de plus en plus sceptiques commencent à se multiplier sur les néo-banques. Alors que l’on compte désormais 57 d’entre elles rien qu’au Royaume-Uni, n’y a-t-il rien là qui cloche ?, demande par exemple Chris Skinner ; tentant de discerner parmi tous ces nouveaux entrants – dont un certain nombre parviennent…

La très étrange répartition géographique des agences bancaires en France

Alors que l’on parle beaucoup des agences bancaires et de leurs nécessaires évolutions, il est frappant de constater que l’on évoque très peu, comme éléments déterminants, l’implantation géographique des agences et les potentiels qui y sont liés. Sans doute considère-t-on que les banques développent à cet égard un géomarketing suffisamment précis et poussé. Pourtant, quelques analyses très simples amènent à sérieusement en douter.

Les surprises de l’épargne bancaire des Français et l’attitude des banques

D’après les données publiées par la Banque de France à partir des centralisations financières territoriales, les encours des dépôts bancaires (hors assurance-vie et OPCVM) réalisés en France métropolitaine par la clientèle non financière des banques ont atteint un total de 1 907 milliards € au 30 juin 2017, en augmentation de 14% par rapport à 2015. Derrière ces chiffres, se cachent quelques surprises…

Les Millennials, du mythe à la réalité

Quand le Gorafi se moque des études sur les Millennials (« Selon une nouvelle étude, les Millennials pourraient respirer sous l’eau et voir la nuit »), c’est le signe que l’attention que l’on porte à scruter ce qui différencie les jeunes de leurs aînés commence, pour le moins, à tourner à vide. Tout de même qu’à l’appui de ces études, les recommandations marketing faites aux entreprises pour qu’elles ajustent leurs produits et services à cette génération censée être tellement différente. De fait, les remises en cause des spécificités supposées des Millennials commencent à se multiplier. Le département Tendances & Prospective d’Ipsos propose ainsi de « démystifier ces Y dont la représentation est devenu floue et contradictoire, alors que tout le monde en parle ».

Amazon vs Alibaba. Les circuits courts existent aussi dans la finance

Quand on évoque la banque de demain, revient inévitablement la menace que les GAFA pourraient représenter pour les établissements classiques. Et si Google ou Facebook décidaient en effet de se lancer sur le marché bancaire ? Pour Amazon, le pas a déjà été franchi : la plateforme de e-commerce propose des crédits aux commerçants. Et beaucoup imaginent qu’à l’instar d’Alibaba, Amazon pourrait bien ne pas s’en tenir là. Toutefois, s’il parait clair qu’Amazon pourrait faire sérieusement ombrage aux banques, sa transformation en banque parait moins évidente à envisager, puisqu’Amazon a justement réussi à bâtir un circuit de financement qui n’a plus besoin de banques !

Che Banca! Une communication qui marque l’épuisement des banques en ligne?

Première banque en ligne italienne, Che Banca! a été créée par Mediobanca, principale banque d’investissement de la Péninsule et premier établissement de ce genre à avoir voulu diversifier ses sources de liquidité en se lançant dans le retail (elle a été notamment suivie par Goldman Sachs avec GS Bank). Dans ce contexte, cependant, la communication que déploie Che Banca! ne peut manquer de paraître assez étrange.

Taqanu, une banque pour les migrants

Beaucoup de migrants qui entrent en Europe sont sans papiers, n’en disposant tout simplement pas ou bien les ayant perdus. En Allemagne, une loi de juin 2016 oblige les banques à offrir un service de banque minimal à tout le monde, y compris aux réfugiés. Mais, compte tenu des réglementations relatives au KYC et à la lutte anti-blanchiment, les banques courent de grands risques à le faire. Sans compte en banque, cependant, les migrants ne sauraient louer un appartement, par exemple. Ils sont condamnés à avoir recours au système informel, surtout pour travailler. Sur cette base, deux startups, BanQu aux USA et Taqanu à Berlin, ont décidé de lever cette difficulté, en élaborant d’ailleurs deux solutions très proches.

Que devient Secco, la plus disruptive des néobanques?

Il y a deux ans était lancée Secco. Non pas seulement une néobanque anglaise de plus mais la plus disruptive des néobanques. Une banque sans agences – ce qui est banal – mais également sans appli mobile ni même un canal de contact ! Une banque qui promet de réinventer la notion même d’argent mais qui en manque visiblement cruellement pour démarrer. Une néobanque trop innovante pour être vraie ? Pour tous ceux qui aiment les idées hardies, Secco mérite en tous cas le détour.