Sesame Credit : Big Brother is fun ! Mais les banques joueront-elles le jeu jusqu’au bout?

Qui s’intéresse aux évolutions qui frappent actuellement le monde bancaire ne peut manquer de se pencher un instant sur le stockage et l’analyse de nos données personnelles qui, dans un but commercial ou plus largement et insidieusement de surveillance des comportements, se mettent en place avec le Big Data. Alors que des dispositifs de ce type commencent à apparaître, il est frappant de constater que tout part des banques mais leur échappe. Comme si, bientôt, notre credit score devenait trop important pour ne regarder que les banques. C’est en tous cas ce qu’amène à considérer le système chinois Sesame Credit, dont il serait hasardeux d’affirmer que, sous une forme ou une autre, il ne pourra trouver des équivalents en Occident.

Eviter le Big Data bourrin!

Ces dernières années ont vu l’émergence du Big Data, pour le moment essentiellement à travers des cookies qui scrutent nos activités en ligne. Vous venez de consulter ou d’acheter un article sur un site ? Sur les autres sites que vous consultez ensuite, vous retrouvez, en bandeau publicitaire, le même article ou d’autres plus ou moins similaires. Sur le Net, nous sommes devenus des produits ! Sous forme de données, tout ce qu’on y fait est recueilli et vendu à des sociétés commerciales. Le but du Big Data est de parvenir à définir des offres personnalisées qui collent aux attentes et aux besoins des clients. Mais on subit plutôt un marketing particulièrement bourrin. Un marketing de masse avec lequel, comme pour les spams, la diffusion de messages est d’autant plus soutenue que les retours sont faibles. Avec, en plus, la sensation d’être espionné en permanence. Comment faire autrement ?

Services partagés en Pologne – Exemple à suivre

Le développement de l’industrie des services aux professionnels en Pologne ne démarre qu’au début du 21e siècle et ce secteur est déjà reconnu par les experts comme un marché mature et destiné aux projets mondiaux, avec d’excellentes perspectives de croissance continue dans les années à venir. Le développement rapide du secteur est une bonne surprise pour la Pologne, il est déjà à parts égales avec l’industrie automobile polonaise en ce qui concerne la création d’emplois et il est en train de devenir l’une des principales branches de l’économie du pays. Description d’un exemple à suivre et à répliquer aussi en France.

Externalisation des métiers bancaires : où en est-on en France aujourd’hui?

En 2015, le nouveau patron de Deutsche Bank, John Cryan, constatait à son arrivée que l’établissement disposait d’une « informatique complètement dépassée » et, pire encore, que la gestion externalisée de 80% des 7 000 applications du Groupe s’était soldée par une perte quasi-totale de compétences internes. Dans ces conditions, John Cryan décidait de réaliser une économie d’1 milliard € en ne reconduisant pas les contrats de 6 000 de ses… 30 000 prestataires externes. Cela sonne-t-il le glas des grands contrats d’externalisation ? En France, il y a cinq ans, beaucoup attendaient une large vague d’externalisation d’activités dans les banques, commandée par la crise mais qui n’est finalement pas venue.

Le Compte Nickel : une vision optimiste

On nous a reproché d’être trop sévères, dans l’un de nos derniers billets, avec le Compte Nickel. Il est vrai que nous sommes assez dubitatifs quant à la possibilité, pour ce genre de solutions, de rencontrer plus qu’un succès d’estime. L’une de nos collègues, cependant, ayant eu à le tester, a tenu ci-dessous à marquer sa satisfaction, tout en se demandant au passage pourquoi les banques ne délivrent pas un service comparable. Pour notre collègue, en tous cas, il y a toutes les raisons d’être optimiste sur le Compte Nickel, qui n’est pas qu’un « compte pour les interdits bancaires et autres populations en situation financière fragile ».

La Caisse d’Epargne innove (vraiment) à Nuits-Saint-Georges

La Caisse d’épargne Bourgogne Franche Comté a récemment lancé un nouveau modèle d’agence, un concept store, à Nuits-Saint-Georges. Plutôt discrète, l’initiative pourrait presque passer inaperçue. Pourtant, alors que la plupart des banques françaises ont aujourd’hui arrêté les premières orientations d’évolution de leurs réseaux d’agences, l’approche de la CEBFC est particulièrement intéressante.

L’étonnante dernière campagne publicitaire d’Hello Bank

Dans sa dernière campagne publicitaire, Hello Bank, banque sur mobile et filiale à 100% de BNP Paribas, annonce que ses clients peuvent déposer leurs remises de chèques dans les agences du réseau BNP Paribas. Cela peut paraître tout à fait anecdotique et vous vous demandez sans doute pourquoi nous le signalons. Parce que c’est toute une évolution possible du paysage bancaire français qui se laisse deviner ainsi.

La robotisation annoncée des métiers bancaires

Il y a quelques mois, Quicken Loans, un acteur important des prêts immobiliers aux USA, a lancé son appli Rocket Mortgage, qui promet une réponse de principe à une demande de prêt en moins de dix minutes. Quicken Loans a appuyé ce lancement par une campagne de publicité assez massive et les critiques n’ont pas tardé : on accuse Quicken Loans de précipiter une nouvelle crise immobilière ! Cependant, si Rocket Mortgage devait déclencher une crise, elle serait plutôt bancaire.

Découverte récente dans l’Oklahoma: les banques peuvent avoir une personnalité!

Depuis quelques années, certaines banques ont choisi de mettre leurs personnels – surtout leurs personnels d’agence – en vitrine. Dans la plupart des cas, notamment en France, c’est encore bien timide : une simple photo de l’équipe sur un coin de mur pas trop en vue. Cela n’en recouvre pas moins un enjeu important, essentiel même : alors que leur fréquentation baisse inexorablement, faut-il équiper les agences d’écrans, d’appendices numériques ou les dédier avant tout au contact humain, ce qui conduit à identifier l’agence à une équipe, à un pool de compétences ? Allons même plus loin : le développement des canaux digitaux ne va-t-il pas totalement banaliser les banques et les obliger, en conséquence, à revendiquer une personnalité propre ? Un minuscule Credit Union de l’Oklahoma, Citizens Bank of Edmond (250 millions $ d’actifs ; 70 employés) montre comment l’on peut faire. Son site mérite à cet égard une visite. Mais, attention, vous allez sans doute y passer plus de temps que vous ne le prévoyez !